à f^ U v SPÉCIES GÉNÉRAL ET ICONOGRAPHIE COQUILLES VIVANTES FAMILLE DES CAN ALI I ERES PREMIÈRE PARTIE LIBRAIRIE J.-B. BAILLIERE ET FILS Le Spécies et Iconographie des Coquilles, de Kiener, continué par M. P. Fischek, continue à paraître par livraisons. 140 livraisons sont en vente. Prix de la livraison grand in-8° raisin, figures coloriées. . G fr. La livraison in-4° vélin, figures coloriées 12 fr. Les livraisons 439 et 140 contiennent le texte complet du genre Turbo, rédigé par M. Fischer, 128 pages et 6 planches nouvelles. Voici la liste des monographies parues, avec le nombre de pages et de planches dont elles se composent, et le prix auquel chaque famille, chaque genre, se vendent séparément format grand in-8° : FAMILLE DES ENROULEES 1 toi. Pijes PI. Prix G. Porcelaine (Cyprxa, Lis.). . 166 57 57 fr — Ovule (Ovula. Bruc). ... 26 6 6 — Tarière (Terebellum, Lam.). .511 — Ancillaire (Ancillaria, Lam.). 29 6 6 — Cône (Conus, Lis.) 379 111 111 > ~m FAMILLE DES COLUMELLAIRES I TOI. G. 120 5i 31 Volute (Voluta, Lam.). . . . 69 52 5-2 Marginelle (tlarginella, Lam.) FAMILLE DES AILEES 1 ni. 44 15 15 ~99 G. Rostellaire (Rostellaria, Lam.) 14 4 4 Ptérocère (Plerocera , Lam.) 15 10 Kl Strombe (Strombus, Lis.). . 68 54 51 48 32 52 27 27 51 31 13 15 13 13 21 21 9 9 47 47 18 18 15 15 2-28 FAMILLE DES PUKPl'RlFÈIiE> î TOI. tlftl PI. G. Cassidaire (Cassidaria, Lam.) 10 2 — Casque (Cassis, Lam.). ... 40 16 — Tonne (Dolium, Lam.). ... 16 5 — Harpe (liarpa, Lam.). ... 12 6 — Pourpre (Purpura. A dans). . 151 46 — Coloml)elle(CoiuwifreZ/a,LAM.) 65 16 — Buccin (Buccinum, Ada.ns). . 108 51 — Eburne (Eburna, Lam.). . . 8 5 Struthiolaire (Struthiolaria) — Vis (lerebra, Lasi.) 42 FAMILLE DES TlT.Iil.NACEES i TOI. G. Turrilelle (Turritella, Lam). 46 — Scalaire (Scalaria, Lam.). . 22 — Cadran (Solarium, Lam.) . . \t — Roulette (Rotella, Lam.) . . 10 — Dauphinule(fle/p/itnu/a, Lam) 12 — Phasianellc (Phasianella) . . 11 — Turbo (Turbo, Mootf.). . 1V-128 — Troque (Trochus, Lin.). (En cours de publication, sera terminé par M. Fischer). . » FAMILLE DBA PLICACEES G. Tornatelle (Tornatella, Lam.). 6 — Pyramidelle (Pyramidella) . 8 Prii 2fr 16 . 5 6 46 16 51 5 2 14 141 14 7 i 3 4 5 45 14 56 famille des ca.nalifèi>!-:s 3-toI. G. Cérite (Cerithium, Bkcg). . 104 — Pleurotome (Pleurotoma) . . 84 — ï'useau ( Fusus, Lam.) .... 62 -■- Pyrule (Pyrula, Lam.). ... 54 — Fasciolaire(FasctoZarta,LAM.) 18 — Turbinelle (Turbinella, Lam.) 50 — Cancellaire (Cancellaria) . . 41 — Rocher (Murex, Lam.). . . . 150 — Triton (Triton, Lam.). ... 48 — Ranelle (Ranella, Lam.). . . 40 2 2 Prii des 140 livraisons parues in-o. tavo, S40 fr. Prix d'une reliure de luxe, dos en maroquin, les planches montées sur ongl-t, tranche supé- rieure dorée, 6 fr. le volume in-octavo. On peut acquérir chaque famille, chaque genre, format in-4° au double du prix indiqué ci-dessus pour l'édition in-8°. FAMILLE DES MYAIRES G. Thracie (Thracia, Leach) . . PARIS — IMP. SIMON RAÇON ET CO.MP., RLE d'ERFURTH, 1. SPÉCIES GENERAL ET ICONOGRAPHIE DES COQUILLES VIVANTES Comprenant la Collection du Muséum d'Histoire naturelle de Pans LA COLLECTION LAMARCK CELLE DU PRINCE MASSÉNA (APPARTENANT MAINTENANT A M. B. DELESSERT) ET LES DÉCOUVERTES RÉCENTES DES VOYAGEURS Par L.-C. KIENER Conservateur des collections du Muséum d'Histoire naturelle, CONTINUÉ Par le docteur P. FISCHER Aide-naturaliste au Muséum d'Histoire naturelle FAMILLE DES CANALIFÈRES PREMIÈRE PARTIE PARIS J.-B. BAILLIÈKE ET FILS 19, RUE HAUTEFEUILLE, PRÈS DU BOULEVARD S AI NT- G E R M A I N 5?¥ v.5- s GENRE CÉRITE. (CERITHIUM, Adanson.) Coquille turriculée. Ouverture oblongue et oblique, ter- minée à sa partie inférieure par un canal court, tronqué ou recourbé ; une gouttière à l'extrémité supérieure du bord droit. Opercule médiocre, corné, ovale ou arrondi . Testa turrita. Apertura oblonga, obliqua, basi canaliculo brevi, truncato vel recnrvo. Labrum supernè in canalem snbdistinctum desinens. Operculum médiocre, orbiculare aut rotundatum, corneum. Animal très-allongé; la tête terminée par un mufle proboscidiforme et déprimé ; tentacules très-distants, an- nelés, renflés vers la moitié inférieure de leur longueur et portant les yeux au sommet de ce renflement ; bouche ter- minée en fente verticale ; langue petite, garnie de quatre rangées de crochets cornés; cavité respiratrice pro- fonde, contenant deux branchies ; pied large, ovale, avec un sillon marginal antérieur ; manteau prolongé en canal vers le côté gauche, sans tube bien distinct au dehors. Le genre Cérite est l'un des plus intéressants et des plus con- sidérables de la famille des Canalifères de Lamarck ; plusieurs des coquilles qui en font partie étaient déjà connues avant qu' Adan- son proposât l'établissement de ce genre dans la publication de son Voyage au Sénégal, page 152. Avant cet auteur, Columna avait déjà employé la dénomination de Cerithium pour une espèce de ce même genre. Linné confondit la plupart des coquilles qui le composent parmi ses Murex, et fit entrer les autres soit dans son genre Strombus, soit dans ses Trochus ; mais c'est surtout d'après les descriptions caractéristiques que Bruguières a don- nées de ces coquilles dans V Encyclopédie méthodique, que le genre 5604-36 # ■ 2 GENRE CEHITE. Cérit'e a élé invariablement adopté par les conchyliologues : de- puis, il a élé fort augmenté. Bruguières plaça ce genre comme in- termédiaire entre les Fuseaux et les Vis. Cuvier, dans son Tableau élémentaire, le considéra comme un démembrement du grand genre Murex de Linné. Lamarck le classa dans le même ordre que Bruguières l'avait fait; et plus tard, en établissant la famille des Canalifères dans sa Philosophie zoologique, il fixa les rapports des Cérites avec les Pleurolomes, les Pyrules, les Fuseaux et les Murex; ce qui fut une grande amélioration aux méthodes précé- dentes. M. Brongniart a cru devoir retirer du genre Cérite quelques coquilles qu'on trouve le plus ordinairement à l'embouchure des rivières et qui ont un canal très-court et comme tronqué ; ce sa- vant professeur a réuni ces dernières espèces en un genre qu'il a appelé Potamide, et qu'il a publié dans sa Description zoologique des environs de Paris. Malgré la difficulté de séparer les Pota- mides des Cérites, quelques auteurs ont conservé ce genre; il pa- raît néanmoins avoir plus d'importance pour la géologie, à cause de la différence du gisement de ces diverses coquilles, que pour la zoologie, et je ne crois pas cette raison assez puissante pour qu'elle puisse donner lieu à l'établissement d'un genre : on doit rejeter des séparations si tranchées lorsqu'elles ne sont pas im- périeusement commandées par la différence bien réelle des es- pèces, et qu'on peut y suppléer par des sections génériques. Déjà MM. Deshayes et de Blainville n'ont fait mention des Potamides qu'à titre de sous-genre ou groupe des Cérites : en effet, les rap- ports de ces espèces enlre elles sont tellement multipliés qu'elles ne peuvent être classées autrement. En 1834, M. Deshayes a aussi proposé de séparer des Cérites, et de réunir sous le nom de Tri- phores, de petites coquilles turriculées, qui ne sont distinctes des premières que par des caractères assez variables, dont le plus important serait sans doute, si on le rencontrait constamment, celui qu'indique le nom qui leur a été donné, c'est-à-dire les trois trous dont se compose l'ouverture; mais nous n'avons pas re- trouvé ce caractère sur les espèces vivantes décrites par M. Des- hayes lui-même. Toutes les coquilles qui forment ce petit groupe sont sénestres. Les Cérites sont des coquilles turriculées T pointues au sommet, le plus souvent étroites à la base, quelquefois renflées dans le mi- lieu de leur longueur. La forme de leur ouverture est leur carac tère le plus distinctif ; cette ouverture est toujours oblique et in- clinée de gauche à droite, par rapport à l'axe perpendiculaire de la coquille. Le bord droit, presque toujours épaissi, est ordinai- GENRE CERITE. 3 rement dilaté et présente à son sommet, dans presque toutes les espèces, un pelit canal décurrent intérieur, vers l'endroit où il se joint à l'avant-dernier tour. La base de l'ouverture est toujours terminée par un canal plus ou moins long, suivant les espèces ; dans les unes, il est droit ; dans les autres, il est fortement re- courbé vers le dos ; dans plusieurs enfin, il reste intermédiaire entre ces deux positions. Les Cérites sont, en général, des coquilles essentiellement ma- rines ; plusieurs d'entre elles remontent assez haut vers l'embou- chure des fleuves et vivent presque toujours dans les endroits va- seux. La distribution des espèces du genre Cérite est fort difficile ; quelques auteurs ont déjà cherché à les diviser en plusieurs grou- pes. Il serait utile, d'abord, de séparer celles qui sont véritable- ment marines et qui ont un opercule ovalaire ou paucispiré , de celles qui ont un opercule arrondi ou multispiré, et qui vivent à l'embouchure des fleuves. Celte disjonction ne peut s'opérer d'une manière sûre que par la connaissance exacte des animaux et de leur opercule, à moins qu'on ne découvrît sur les coquilles des diverses espèces un caractère qui pût faire juger à priori de la différence de leur opercule. Cependant il est possible, dès à présent, d'établir dans les espèces connues du genre Cérite les deux sections principales dont nous venons de parler, classant dans l'une les espèces marines, dans l'autre les subfluviatiles ; et, d'après la forme du canal des coquilles, de diviser ces sections en plusieurs groupes secondaires. GENRE CERITE. PREMIÈRE SECTION ESPECES A OPERCULE OVALE OU PAUCI8PIBÉ. Premier Groupe. Coquilles à canal prolongé et légèrement recourbé. 1. CÉRITE NODUXiEUSE. Cerithium nodulosum y Bbug. ( Collect. Lam. ) Lister, Conch., t. io25, f. 87. PI. II, Gg. *. G. testa turritâ, transversim striatâ, albidâ, lineolis fuscis maculatâ; anfrar tibus medio tuberculatis , tuberculu magnis acuminatis; labro crenulato, intùs substriato. Coquille allongée, régulièrement turriculée, très-poin- tue au sommet ; la spire est composée de quatorze ou quinze tours légèrement convexes, surmontés, vers leur milieu, d'une rangée de gros tubercules au nombre de sept ou huit ; ces tubercules sont convexes à leur partie infé- rieure, obtus au milieu, terminés vers le haut en une petite pointe ; la suture est simple, indiquée seulement par une bande étroite et lisse ; toute la surface de cette coquille est ornée de stries transverses plus ou moins grosses, mais disposées régulièrement et augmentant en nombre vers la partie inférieure des tours ; sur le dernier ces stries deviennent assez fortes pour former de véritable? côtes saillantes, arrondies et noduleuses, dont quelques^ GENRE CERITE. -> unes se subdivisent; la partie supérieure de ce tour est plus aplatie et moins convexe que sa base ; on y voit du côté de la columelle une forte protubérance. L'ouverture est arrondie à l'intérieur ; elle se dilate ensuite et prend la forme d'un demi-cercle placé obliquement par rapport à l'angle de la coquille ; les deux extrémités de cet hémi- cycle sont atténuées ; l'inférieure correspond au canal, la supérieure à un petit sinus; le canal est assez pro- fond, légèrement recourbé et dirigé obliquement vers le dos ; le bord droit est épais , festonné , un peu échancré ou sinueux vers son tiers supérieur; il se réunit au bord gauche par une gouttière assez large, rendue plus profonde par une côte transverse très-prononcée qui est placée vers la partie supérieure du bord gauche et se pro- longe dans l'intérieur de l'ouverture ; une autre côte for- mée par le canal est également très- visible à la base du même bord et resserre les deux extrémités inférieures de l'ouverture ; le bord gauche est assez épais et revêt la co- lumelle. Cette coquille est blanchâtre, tachetée d'un grand nombre de petits points bruns ou roussâlres irrégulière- ment épars sur sa surface ; la partie inférieure de chaque tour est légèrement sillonnée de petites fascies grisâtres. Long. 3 pouces 9 lignes. Habite l'océan des Grandes Indes et des Moluques. Grande et belle espèce commune dans les collections, remar- quable par sa forme conique et élancée, connue vulgairement sous le nom de Grande Chenille. GENRE CERITE. 2. CÉRÏTE ÉRYTHRÉENNE Cerith. erythrceonense, Laih (Collect. Lam.) Sowerby, Gênera, cah. 4^, fig. 6. PI. III, fig. 2. G. testa turritâ , tuberculato-muricatâ, transversim sulcatâ et slriatà, albâ , maculis ferrugineis sparsis nebulosâ; anfractibus medio tuberculatis et infrabisul- catis; canali brevi, subrecto; labro erenulato. Coquille élancée, turriculée, acuminée et très-pointue au sommet ; les tours de spire, au nombre de quatorze, sont légèrement convexes et munis, vers leur milieu, d'une rangée de tubercules saillants, coniques et pointus ; ces tubercules sont traversés par une côte décurrente qui les divise en deux; toute la coquille est ornée de stries transverses plus ou moins fines, la base du dernier tour est garnie de deux ou trois côtes transverses et noduleuses, qui sont elles-mêmes très-finement striées. L'ouverture est demi-ronde, oblique, atténuée à ses extrémités; elle se termine à l'extrémité inférieure en un canal médiocre, dirigé obliquement et recourbé vers le dos ; le bord droit est mince, festonné et sillonné à sa face interne ; il est dilaté à sa partie inférieure qui se projette sur le canal ; à son sommet il forme une gouttière en se réunissant au bord columellaire ; celui-ci est mince, appliqué et muni, à sa partie supérieure, d'une côte transverse qui se continue dans l'intérieur de l'ouverture. Cette coquille, dont le fond est blanchâtre, est irrégulièrement parsemée d'un grand nombre de maculations brunes ou rougeâtres, plus pro- noncées sur les tubercules. GENRE CÉR1TE. n Long. 2 pouces 3 lignes. Habite la mer Rouge et les côtes de Madagascar. Cette espèce a tellement de rapport avec la C. nodulosum de La- marck, comme on le voit par l'exposé de ses caractères, que nous croyons devoir l'y réunir. Elle offre, il est vrai, quelques dif- férences avec celle-ci : elle est généralement plus petite, d'une forme plus élancée; ses tubercules sont plus saillants et plus ob- tus, son canal plus allongé; mais ces différences sont trop légères pour donner lieu à une séparation d'espèces, et, au contraire, l'examen d'une série d'individus amène leur réunion par des pas- sages presque insensibles où se confondent leurs divers carac- tères. M. Sowerby a figuré dans son Gênera, sous le nom de C. mu- tatum, la coquille que nous venons de décrire. 3. CÉRITE HÉRISSÉE. Cerith . echinatum , Lam. ( Collect. Lam. et Mus.) Pi. III, %. M*. G. lesta turritâ , echinatâ, transversim sulcatà, albidâ, spadiceo-punctatâ ; anfractibus medio tuberculiferis ; tuberculis longiusculis, acutis, ascendentibus ; ultimi anfractùs sulcis asperatis ; labro dcnticulato, scaberrimo. Coquille allongée, turriculée, pointue au sommet, un peu renflée vers le milieu ; les tours de spire, au nombre de neuf ou dix, sont légèrement convexes, surmontés d'une rangée de tubercules longitudinaux plus ou moins pointus et joints entre eux par une côte ou carène trans- verse, quelquefois assez saillante ; le bord supérieur de chacun des tours, étant un peu renflé, fait paraître la su- ture profonde et bien marquée ; toute la surface de la co- 8 GENRB C£R1T£. quille est couverte de stries transverses de différentes gros- seurs et disposées assez régulièrement, une ou deux petites stries étant placées entre deux autres plus fortes ; sur le dernier tour elles prennent beaucoup d'accroissement à la base et deviennent presque des côtes noduleuses ; au contraire les tubercules qui ornent les tours diminuent graduellement sur le dernier et tendent même à dispa- raître tout à fait; on remarque aussi sur ce même tour un léger aplatissement et un bourrelet ou protubérance pla- cée au-dessus du bord gauche. L'ouverture est petite, ovale et oblique; elle est blanche à l'intérieur et se termine par un canal assez court ; le bord droit est épais, festonné, légèrement échancré à sa partie supérieure où il forme une gouttière assez profonde en se réunissant aubord gauche ; celui-ci est mince, appliqué, relevé à sa base et muni, vers son sommet, d'une côte transverse qui se prolonge dans l'intérieur de l'ouverture. Cette coquille, d'un blanc sale, est ornée d'un grand nombre de petits points ou de ma- culations de forme carrée et de couleur brune ou rou- geâtre, disposées en séries sur les côtes et les stries trans- verses. Long. 19 lignes. Habite les mers de l'Inde , les côtes de Madagascar et des Séchelles. Cette Cérite a quelques rapports généraux de forme et de colo- ration avec la Cérite érythréenne ; mais elle est plus petite, moins régulièrement acuminée et un peu renflée vers le milieu ; ses stries sont également différentes. Il existe de cette espèce des variétés dont les tours de spire sont plus rétrécis, les tubercules plus co- niques et plus pointus; le bourrelet est alors monilifère: la base du dernier tour est encore surmontée de deux rangées de tuber- cules, indépendamment de celle qui existe à la partie supérieure. ( V. notre pi. III, fig. la.) GENRE CEBITE. g 4 CERITE D'ADAM SOlff. Cerith. Adansoni, Brdg. (Coll. Lam. et Mus. ) Gualt., Test., t. 37, fig. B. Pi. IV, 6g. 2. C. testa turritâ, acutà, albidâ, transvcrsim sulcatà ; coatis tuberculatis ; tu- berculis prominentibus ; aperturâ ovatâ, semi-lunari; canali angusto, subrecur- vo ; labro dextro crasso, crcnulato. Coquille tunïculée, pointue au sommet, formée de onze ou douze tours de spire légèrement convexes et garnis d'une rangée de tubercules élevés sur une côte transverse ; ces tubercules sont coniques et pointus; les premiers tours sont petits, les autres sont plus développés ; les deux der- niers sont ornés de six ou huit petites côtes de grosseur irrégulière, toutes surmontées de tubercules plus ou moins saillants; la côte qui borde la suture présente des tubercules plus petits et plus nombreux, ayant l'aspect d'une rangée de perles ; le dernier tour est déprimé au-dessus de l'ouverture et porte du côté gauche une pro- tubérance allongée; les tubercules de la côte médiane, qui sont très-dé veloppés sur les tours précédents, sont fort peu prononcés sur ce tour et tendent même à dispa- raître. L'ouverture est petite, ovale, semi-lunaire et obli- que ; elle se termine à sa partie inférieure en un canal mé- diocre, étroit, légèrement recourbé vers le dos ; à la partie supérieure elle se prolonge en une gouttière assez pro- fonde, presque close par la côte transverse qu'on aperçoit toujours sur le bord gauche; celui-ci est épais et appliqué sur la columelle, qui est un peu arquée ; le bord droit est épais, peu évasé, festonné sur sa face interne. Cette co- IO GENRE CERITE. quille est presque blanche ou un peu teintée de roussâtre, surtout sur les tubercules. Long. 22 lignes. Habite les côtes du Sénégal. La Cérite d'Adanson est tout à fait voisine de la C. echinatum; elle est cependant plus renflée au milieu ; ses côtes transverses sont couvertes de tubercules, et ceux de la partie médiane de cha- cun de ses tours sont plus coniques et plus pointus. 5. CÉRITE COLONNETTE. Cerith. columna, Sow. (Coll. du Mus.) Sowerby, Gênera, cah. 42? %• 7.. PI. IV, fig. h. C. testa turritâ, conicâ, transversim striatâ, obscure griseâ; anfractibus su- pernè tuberculatis ; tuberculis varie; formibus, elongatis ; ultimo depresso, mar- ginato; aperturâ obliqua, ad basim auguste canaliculato. Coquille turriculée, conique, élargie à la base et poin- tue au sommet ; les tours de spire sont au nombre de dix ou douze ; ils sont légèrement convexes et réunis par une suture suivie d'un petit bourrelet décurrent ; ils sont gar- nis sur leur milieu, excepté le dernier, d'une rangée de tubercules allongés et variciformes ; toute la surface est pourvue d'un très-grand nombre de stries transverses extrêmement fines , rapprochées entre elles ; le dernier tour est un peu déprimé d'avant en arrière, muni, sur le côté gauche, d'un bourrelet longitudinal assez prononcé: mais on ne voit sur ce tour aucune trace des tubercules qui GENRE CÉBITE. I [ couvrent les tours précédents. L'ouverture est médiocre, ovalaire et oblique; elle se termine à la base par un canal assez long, étroit, dirigé un peu obliquement à gauche, relevé vers l'ouverture ; le bord droit est peu épais, dilaté, évasé vers sa base ; à sa partie supérieure il se réunit au bord gauche, en formant un petit sinus qui se prolonge et s'appuie sur l'avant-dernier tour; le bord gauche est mince, appliqué sur lacolumelle, qui est peu arquée; elle est munie vers son sommet d'une côte transverse qui con- court à former le sinus. Cette coquille est d'un gris sale ou roussâtre; l'ouverture est entièrement blanche. Long. 18 lignes. Habite l'Océanie, les côtes de la Nouvelle-Hollande, la mer Pacifique, les côtes du Chili. Cette espèce est remarquable par sa forme régulièrement co- nique, par le développement de son dernier tour, et surtout par le grand nombre de petites stries dont elle est couverte; les pro- portions de son canal sont aussi fort singulières. * 6. CÉRITE GÉANTE. Cerith. giganteum, Lam. (Collect. Lam. ) PI. XI C. testa turritâ, maximâ, subsesquipedali, ponderosissimâ, cinereo-fusces- oente; anfractibus infrà suturas tuberculis magnis seriatim coronatis, colu- mtllà subbiplicatâ. Coquille très-grande, épaisse, turriculée, régulière- *Nota. Quoique cette coquille ait été reconnue incontestablement comme une coquille fossile des environs de Paris, l'importance que Lamarck, trompé par une supercherie, y avait attachée, nous a engagé a en donner la figure. 12 GENRE CEKITE. ment conique et acuminée au sommet ; les tours de spire sont nombreux, convexes, rapprochés entre eux; les premiers sont munis de quatre stries transverses; la su- ture est assez profonde, et au-dessous il existe une ran- gée de tubercules allongés ; vers le tiers supérieur de la coquille , les stries disparaissent , les tours sont suban- guleux ; sur les tours inférieurs, les tubercules sont plus développés et prennent une forme arrondie et obtuse ; la suture devient aussi plus profonde et canaliculée. L'ou- verture estovalaire, atténuée à ses extrémités ; à sa partie inférieure, elle se termine en un canal assez large; la columelle est subcylindrique, un peu tordue et recouverte d'un bord gauche épais et calleux ; elle est munie de deux plis à sa base . Long, i pied 2 lignes. Habite les mers de la Nouvelle-Hollande? Cette coquille, la plus grande du genre Cérite, avait été signalée par Lamarck comme une coquille vivante trouvée dans les mers de la Nouvelle-Hollande. Ce savant l'avait obtenue de Denys de Mont- fort, qui prétendait l'avoir acquise d'un marin anglais; mais cette fable fut inventée sans doute par Denys de Montfort pour donner une plus grande valeur à la coquille qu'il cédait à Lamarck. Déjà, M. Deshayes avait reconnu la supercherie, et les recherches mi- nutieuses que j'ai faites sur l'individu même dont s'est servi La- marck, et qui fait partie maintenant de la belle collection de M. Delessert, m'en ont pleinement convaincu. Cette coquille a subi une préparation : on l'a sans doute fait bouillir dans l'huile, ce qui lui a donné un certain brillant et l'aspect d'une coquille vivante, d'une couleur brune, légèrement jaunâtre. Elle appar- tient certainement à l'espèce fossile que l'on trouve en abondance dans nos formations tertiaires et dans les couches inférieures du calcaire grossier. Lorsque la coquille est complète, elle est composée de quarante tours ; le dernier est très-grand ; il est ter- miné à son sommet par un canal allongé fort large, recourbé en GENRE CÉRITE. l3 arrière. Le bord droit est d'une épaisseur considérable; il est formé de lames épaisses, reployées au dehors et dont les bords sont irrégulièrement découpés; ce bord s'avance beaucoup au- dessus de l'ouverture et la cache en partie. 7. CÉRITE MARBRÉE. Cerith. marmoratum , Quoi (Gollect. du Mus.) Chemnitz, t. 10, vig. 22 fig, a-b, PI. XII, fig. 4. C. testa turritâ, vix tuberculatâ, transversim ulcatâ, apice plicatâ, albido lutescente, fusco vel subrobro marmoratâ; aperturâ ovali, albidâ; canali recurvo. Coquille turriculée, pointue, formée de seize tours de spire dont les premiers sont convexes et munis de côtes longitudinales arrondies qui, graduellement, deviennent moins prononcées sur les derniers tours; ceux-ci perdent également leur convexité ; la suture est simple, assez bien marquée ; toute la coquille est couverte de stries trans- verses, plus ou moins distantes entre elles et disposées d'une manière régulière, surtout à la base du dernier tour, où l'on remarque aussi, dans le jeune âge, une côte transverse arrondie. L'ouverture est ovalaire; elle se pro- longe à la base en un canal médiocre, largement ou- vert et relevé obliquement vers le dos ; le bord droit est épais, légèrement sillonné et festonné ; il se réunit à sa partie supérieure avec le bord gauche en formant un très-petit sinus; le bord gauche est épais au sommet et appliqué sur la columelle, qui est fortement arquée et tordue. Cette coquille est blanchâtre, parsemée de taches ou marbrures longitudinales; l'ouverture est également blanchâtre. l4 GENRE CÉRITE. Long. 4 pouces. Habite les mers de la Nouvelle-Hollande. Espèce assez épaisse, encore rare dans les collections ; elle a été décrite par Bruguière, {Encyclopédie, page 479) sous le nom de C. clava\ nous lui aurions conservé ce nom, comme lui ayant été donné antérieurement, s'il n'appartenait aussi à une autre co- quille du même genre, ce qui nous a fait craindre que cette si- multanéité de désignation ne donnât lieu à quelque confusion entre ces deux espèces. 8. CÉRITE LISSE. Ceritk. levé, Quoy. (Collect. du Mus.) Voy. de VAstr., pi. 54, fig. i-3. PI. XVII, 6g. 4. C. testa turrito-conicâ, elatiore, acuminatâ, lœvi, albâ ; anfractibus nume- rosis, planulatis ; canalibrevissimo, recurvo ; labro dextro supernèexcavato. Coquille turriculée, allongée, très-acuminée, compo- sée de vingt-cinq tours de spire presque horizontaux, très- rapprochés entre eux, aplatis à leur sommet, arrondis à leur partie inférieure et munis de deux stries décurrentes assez fortes ; sur les tours supérieurs, on trouve, près de la suture qui est simple, des traces peu distinctes de tu- bercules ou plis longitudinaux ; le dernier tour est con- vexe et subanguleux; toute la coquille est couverte de stries transverses extrêmement fines. L'ouverture est un peu ovalaire et transverse ; le bord droit est mince, tran- chant, formant une sorte d'échancrure à sa partie supé- rieure près de la suture du dernier tour ; la columellc est très-arquée, pourvue d'un pli oblique qui forme le GENRE CÉRITE. ]5 canal; celui-ci est également oblique et arrondi. Cette coquille est entièrement blanche. Long. 4 pouces 1/2. Habite la baie du roi Georges à la Nouvelle-Hollande. Grande et belle espèce assez commune dans les collections; elle se fait remarquer surtout par sa surface presque lisse, le nombre considérable de ses tours de spire et la disposition tout à fait oblique de son bord droit. Deuxième Groupe. Coquilles dont le canal est fortement recourbé vers le dos. 9. CÉRITE OBÉLISQUE. Cerith. obeliscus , Brug. ( Gollect. Lam. et Mus. ) Lister, Conck., t. 1018, fig. 80. PI. V, fig. \ à \h. C. testa turriîâ, transversè strialâ, fulvâ, rubro fuscoque punctatâ ; anfracti- bus striis tribus granulatis suturisque tuberculatis; columellâ uniplicatâ ; canal i recurvo. Coquille allongée, turriculée; elle est formée de quinze tours de spire presque aplatis, renflés près de la suture; sur le renflement s'élève une rangée de tu- bercules assez gros, coniques et pointus; et au-des- sous, deux ou trois autres rangées parallèles, mais dont les tubercules sont beaucoup plus petits; l'intervalle de ces côtes est tout couvert de stries transverses extrê- GENRE CEIIITE. mement fines et régulières; le dernier tour est assez grand, très-convexe sur le dos et aplati du côté de l'ouver- ture, où l'on voit une varice très-prononcée; il porte non-seulemeut les mêmes rangées de tubercules que les tours précédents, mais encore à sa base quatre ou cinq petites côtes un peu granuleuses. L'ouverture est ovale, oblique, atténuée aux deux extrémités ; elle est terminée vers son sommet par une gouttière étroite, et à sa base par un canal fortement recourbé sur le dos; le bord droit est tranchant, légèrement crénelé, épaissi par un bourre- let évasé et saillant; le bord gauche est épais, luisant, largement appliqué à la base, où il se dilate et forme une lame isolée et sinueuse; la columelle est légèrement ar- quée, pourvue, vers le milieu, d'un pli assez gros. Cette coquille est quelquefois blanchâtre, mais le plus ordinai- rement elle est de couleur fauve , parsemée de petites taches brunes ou rougeâtres, disposées en séries trans- verses et occupant l'intervalle de chaque tubercule. Long. 2 pouces 2 lignes. Habite la mer des Antilles et celle des Indes. Cette espèce, que l'on nomme vulgairement Clocher chi- nois, est extrêmement variable dans sa forme et sa colora- tion ; nous en avons fait représenter un individu sur notre plan- che V, fig. 1 a, qui n'a plus de tubercules, mais seulement des sillons transverses ; le renflement suturai y est également pro- noncé, mais il est lisse; la coloration est un mélange de macula- tions brunes et blanches; la forme de cette variété est très-allon- gée; d'autres sont ventrues, très-raccourcies (pi. V, fig. 1 b); elles sont seulement munies, sur le renflement suturai, d'une ran- gée de fortes granulations, et sur la surface, de quelques séries d'autres granulations plus fines. GENRE CE RITE 1J ÎO CERITE CHENILLE. Ceritk. aluco , Bauc. (Collect. Lam. et Mus. ) Bonanni, Récréât. , t. 3, fig. 69. Pi. VI, fig. i. C. testa lurritâ, echinatâ, albidà, rufo nigroque maculatà, anfractibus interné lxvibus , supernè tuberculatis, acutis, ascendentibus ; canali recurvo. Coquille turriculée, renflée au milieu, ayant ses tours légèrement convexes et au nombre de douze ou treize ; les premiers sont grêles, à suture bien marquée ; ils sont gar- nis de stries longitudinales et transverses, extrêmement fines : parmi celles-ci on en distingue trois plus saillantes; la supérieure est surmontée d'une série de tubercules co- niques et pointus qui deviennent très-prononcés sur les tours inférieurs ; la suture est simple, peu marquée ; le dernier tour est assez grand, convexe en dessus, déprimé et sans tubercules du côté de l'ouverture ; il est muni, sur le côté gauche, d'une varice longitudinale fort appa- rente. L'ouverture est ovale, très-oblique ; le canal qui la termine à son extrémité inférieure est recourbé vertica- lement sur le dos ; les deux bords se réunissent à leur som- met et forment un petit canal étroit et profond ; le bord droit, sillonné à l'intérieur, se termine à sa base par un prolongement anguleux qui s'avance au-dessus du canal et semble le recouvrir; le bord gauche est très-épais, plus ou moins appliqué sur la coliimelle et muni d'une ride qui concourt à former la gouttière de sa partie supérieure ; la columelle est arquée et lisse. Cette coquille est fauve , recouverte d'un grand nombre de larges macula tions brunes et de petits points de même l8 GENRE CÉH1TB. couleur ; l'ouverture est blanche, mais la transparence de la coquille permet quelquefois d'apercevoir dans le fond la coloration externe. Long. 23 lignes. Habite l'océan des Grandes-Indes, Tonga-Tabou. Cette espèce est parfaitement distincte de ses congénères : son aspect général lui donne quelques rapports avec le C. obeliscum ; mais elle n'est pas couverte de tubercules comme cette dernière coquille, et sa columelle est dépourvue de plis. 11. CÉRITE DE SOWERBT. Cerith. Sowtrbyi, Noms. (Coll. du Mus.) Sowebby, Gênera, cah. 42, fig. 8. PI. VII, fig. 2. C. testa turritâ, pyramidali, transversim substriatâ, flayescente, punctis ru- bris, seriatim transversis, maculisque bruneis irregularibus pictâ; spirâ acumi natâ; anfractibus supernè plicatis; ultimo lœvi, marginato; canali recurvo Coquille turriculée, pyramidale, très-acuminée ; elle est formée de dix-sept tours de spire dont les premiers sont convexes et couverts de plis longitudinaux ; ces plis deviennent de moins en moins saillants jusqu'aux der- niers tours sur lesquels ils disparaissent tout à fait; les tours inférieurs sont presque entièrement aplatis; mais le dernier redevient convexe à sa base où il est muni d'une protubérance ou bourrelet longitudinal arrondi, étalé et très-dé veloppé; la suture, assez bien marquée sur les tours supérieurs, ne paraît plus que comme une sim- ple strie sur les derniers, de sorte que ces tours semblent se confondre ensemble ; toute la coquille est traversée GBNRE CERITE. IQ par des sillons peu profonds, quelquefois ces sillons n'exis- tent pas. L'ouverture estovalaire, oblique, atténuée à ses deux extrémités ; elle se termine à la base par un canal long, étroit, uni, brusquement recourbé vers le dos, de manière qu'il forme un angle droit avec la spire ; à sa partie supérieure, elle se prolonge en une gouttière pro- fonde, qui est formée par la réunion des deux bords et qui s'étend sur l'avant-dernier tour; le bord droit est très- convexe, épais à l'intérieur ; le bord gauche est calleux vers son sommet, mince et appliqué au milieu; il s'é- paissit ensuite après avoir dépassé la convexité du der- nier tour, et alors, libre et sinueux, il va former le canal. Cette coquille est d'un fond jaunâtre tout parsemé d'un grand nombre de petites taches rougeâtres disposées en séries transverses, et de larges maculations brunes irré- gulièrement placées j l'ouverture est blanche. Long. 2 pouces 9 lignes. Habite Cette espèce est extrêmement voisine du Cerithium aluco; ce- pendant elle en est distincte par divers caractères. Elle est plus ré- gulièrement allongée et pyramidale ; elle n'est pas renflée au mi- lieu ; ses tours de spire sont plus aplatis et n'ont pas de tubercules pointus comme ceux de l'espèce précédente. M. Sowerby, a fait figurer, sous le nom de C. clava, la coquille que nous venons de décrire ; mais ce nom ayant déjà été appliqué à d'autres espèces du même genre, nous avons cru devoir donner à celle-ci le nom du savant qui , le premier, l'a fait counaltre. 'JO GENRB CÉHIIt 12. CÉRITE BUIRE. Cerith. rercagut , Bruc (Collect. Lam. et Mus.) Bohauni, Récr., 3, fig. 84 . PI. XVIII, fig. 2. G. testa elongato-turruâ, apicc acutà , lœviusculà, albido-fulvâ j anfractuum parte superiore longitudinaliter plicatà transversimque bistriatâ; columellâ uni- plicatâ ; canali recurvo, rostrato. Coquille turriculée, un peu renflée vers le milieu et pointue au sommet ; elle est formée de treize tours de spire presque aplatis dont les premiers portent des plis longitu- dinaux traversés par deux ou trois séries de granulations; ces stries et ces plis s'affaiblissent peu à peu, sont placés graduellement à de plus larges distances les uns des autres, et enfin n'occupent plus que la partie supérieure des der- niers tours. L'ouverture est ovale, allongée, oblique, atté- nuée à ses extrémités ; à l'extrémité inférieure elle se termine en un canal long, étroit, relevé vers le dos, de manière à former un angle droit avec la spire ; le bord droit est arrondi, il se dilate à sa base et domine le canal par son contour; le bord gauche est épais, cal- leux, appliqué; il fait saillie sur la columellej celle- ci est un peu arquée et pourvue d'un pli oblique. Cette coquille est d'une coloration fauve. Il y a des indi- vidus qui présentent, surtout du côté de l'ouverture, une teinte rougeâtre ou couleur de rouille; mais cette coloration semble accidentelle et être due seulement à cer- taines localités. Long. 2 pouces 3 lignes. Habite l'océan des Grandes Indes et des Moluques. Espèce extrêmement commune dans les collections. GENRE CÉRIÎE. 21 13. CÉRITE GALONNÉE. Cerith. taniatum , Quot. (Collect. du Mus.) Voy. de VAstr., pi. 54, fig. ai. pi. xrx, e g . 2. C. testa elongato-turritâ, laevi, apice plicatâ, acutà, luteolâ, vittâ decurrente aurantiacâ cinctâ ; aperturâ ovali et obliqua ; canali brevi, subrecurvo. Coquille turriculée, légèrement renflée au milieu ; les tours de spire sont aplatis et au nombre de treize ; la su- ture est profonde ; les premiers tours sont plissés longi- tudinalement, les autres sont entièrement lisses; sur le côté gauche du dernier on voit une légère protubérance longitudinale. L'ouverture est ovale, allongée, un peu oblique ; elle se termine à son extrémité inférieure en un canal légèrement courbé vers le dos; le bord droit est épais, sinueux à sa partie supérieure; le bord gauche est également épais, appliqué et saillant. Cette coquille, d'un fond légèrement jaunâtre, est ceinte sur la partie supérieure des tours, d'une fascie rouge ; la même teinte domine sur tout le dernier tour. Long. 2 pouces. Habite le port Dorey à la Nouvelle-Guinée. Cette élégante coquille a la forme de la Cérite buire, c'est-à-dire qu'elle est un peu ventrue et que ses tours de spire sont un peu bombés ; mais son ouverture est plus oblique, plus ovalaire, son canal moins long, moins recourbé, plus large. La bandelette de- currente de chacun de ses tours est aussi une marque fort dis- tinctive. 22 GENRE CE RIT t. 14. CÉRITE ÉLANCÉE. Cerith. proctrum , Noms. ( Collect. du Mus. ) Lister., pi. 1021, fig. 85 -b. PI. XVIII, fig. 4 et 4.. C. testa elongatiore-turritâ, albâ, non gemel maculis fulvis transversim pictâ ; apice longitudinal ter plicatâ ; aperturâ elongatâ, utrinque attenuatâ ; basi canali tecurvo terminatâ ; columellâ uniplicatâ. Coquille allongée, turriculée, presque lisse, formée de quinze ou seize tours aplatis, à suture bien marquée; les premiers sont ornés de côtes transverses et longitu- dinales qui rendent granuleuse la partie supérieure de la coquille ; ces côtes disparaissent peu à peu et ne for- ment plus que des stries dont on aperçoit à peine la trace sur le dernier tour. L'ouverture est ovale, allongée, atté- nuée à ses extrémités ; le canal qui la termine à son ex- trémité inférieure est long, étroit, recourbé vers le dos; le bord droit est lisse, épais, arrondi ; le bord gauche est très-épais, calleux et appliqué sur la columelle ; celle-ci porte sur son milieu un pli oblique assez prononcé. Cette coquille est ordinairement toute blanche; quelquefois ornée de légères bandes transverses de couleur fauve. Long. 2 pouces 9 lignes. Habite l'océan des Grandes Indes. Cette belle espèce , à laquelle nous avons donné le nom de pro- cerum , a toujours été confondue avec le C. vertagus de Brug.; elle a en effet beaucoup de rapport avec cette dernière coquille; mais elle s'en distingue facilement par sa forme plus élancée, ses tours de spire qui sont plus nombreux, moins convexes, et dont les plis longitudinaux ont des caractères différents. Il existe du GENRE CÉR1TE. a 3 C. procerum une variété remarquable , dont les tours supérieurs sont élégamment tachetés de points ou maculations brunes. (Voir notre planche XVIII, fig. 1, a. ) 15. CÉRITE FASCIÉE Cerith. fasciatum , Bnt'G (Collect. Lam. et Mus. ) Gualt. Test., t. 57, fig. H. PI. XX, fig. l.àJc C. testa cylindraceo-turri ta , apice acutâ, longitudinaliter pllcatà, albâ, lutco- fasciatâ ; anfractibus planulatis , tripartitis et trifasciatis ; columellà uniplicatà ; canali recurvo , rostrato. Coquille allongée, turriculée, très-acuminée ; les tours de spire, au nombre de quatorze ou quinze, sont aplatis, un peu renflés près de la suture, ornés de plis longitudinaux plus ou moins saillants, arrondis et traversés par trois ou quatre sillons bien marqués, colorés de jaune ; ces plis dis- paraissent vers la base des tours inférieurs, et le dernier est garni d'un plus grand nombre de sillons. L'ouverture est ovale, allongée, atténuée à ses extrémités; elle se ter- mine à son extrémité inférieure par un canal étroit re- levé horizontalement vers le dos ; le bord droit est ar- rondi, lisse, il se prolonge à son sommet de manière à former, en se réunissant au bord gauche, une gouttière étroite ; le bord gauche est très-épais, calleux et saillant. Cette coquille est ordinairement blanchâtre , ornée , comme nous venons de le dire, de fascies transverses jaunes. Long. 2 pouces. Habite les mers de l'Inde , la mer Rouge, les côtes de Ceylan et de Coromandel. Cette jolie espèce, dont on connaît maintenant plusieurs va- a4 GENRE CERITE. riétés remarquables par leur coloration, ressemble à la précé- dente sous le rapport de sa forme générale, mais elle est plus pe- tite et ses plis longitudinaux sont plus prolongés ; ses sillons et ses fascies surtout l'en distinguent véritablement; car ses sil- lons persistent toujours, tandis que, dans le C. procerum, ils dis- paraissent sur les derniers tours. On l'appelle vulgairement la Chenille blanche striée. Nous en avons fait représenter quelques variétés ; sur l'une d'elles (fig. 1 a ) les fascies sont extrêmement réduites, et l'on ne voit plus que les sillons. Sur une autre (fig. 1 b) on remarque de petites maculations disposées par séries trans- verses d'une manière à peu près régulière ; ces maculations de- viennent quelquefois très-nombreuses et couvrent presque toute la coquille. ( Voir notre fig. 1 c. ) 16. CÉRITE SUBUIiÉE. Cerith. tubulatum , L»M. ( Collect. Lam. et Mus.) PI. XIX, fig. h. G. testa turrito-sulmlatà , transversim tenuissimé strialà, tqualidè albidà; an- fractuum margine superiore noduloso , suhcrenato ; columellâ subuniplicatâ ; canali recnrro. Coquille très-allongée, turriculée, pointue au sommet; les tours de spire, légèrement convexes, sont saillants près de la suture et pourvus, sur cette partie, d'une rangée de petits tubercules ; leur surface est, en outre, sillonnée transversalement ; les sillons, au nombre de cinq ou six sur chaque tour, sont à peu près régulièrement distants entre eux ; le dernier tour est garni à sa base d'une petite côte transverse arrondie. L'ouverture est assez grande, élargie vers le haut, atténuée à sa base où elle se termine par un canal médiocrement large, recourbé versledosjla gouttière de la partie supérieure est petite ; le bord droit est arrondi et dentelé ; le bord gauche est assez épais, relevé à sa partie inférieure en une lame qui limite l'ouverture GENRE CÉRITE. a5 du côté de la columelle. Cette coquille est quelquefois d'un blanc jaunâtre, pourvue de petites taches un peu plus foncées, alternant avec d'autres d'un blanc mat ; sur toute la superficie, on distingue encore quelques macu- lations irrégulièrement éparses. Long. 16 lignes. Habite les mers de l'Inde, la mer Rouge. Cette espèce, assez élancée, est facile à reconnaître par la ran- gée de maculations qui entoure sa suture et par la côte transverse dont la base de son dernier tour est munie. 17. CÉRITE RATÉE. Ceritk. Uneatum , Lam. (Gollect. Lam. et Mus.) Martyns, Conch., i, fig. 12. Pi. XXI, fig. *. C. testa turrito-acutâ, scabriusculâ , longitudinaliter plieaio-sulcatà, albidâ . lineis luteis cinctà ; plicis mnricato-asperis ; anfractibus trilineatis ; ultimo basi unisulcato ; columellâ biplicatà. Coquille allongée, turriculée, pointue au sommet, for- mée de quinze tours de spire presque aplatis sur lesquels sont disposées des côtes longitudinales très-saillantes, di- visées sur chaque tour par trois stries transverses ; ces stries forment à leur point de jonction avec les côtes de petites aspérités pointues, et dans leurs intervalles, on distingue d'autres stries plus fines; les côtes longitudi- nales ne se prolongent pas jusqu'à la base du dernier tour où se trouve seulement une côte arrondie et gra- nuleuse; les stries transverses sont plus marquées sur cette partie. L'ouverture est ovale, atténuée à ses extré- 26 GENRE CBBITE. mités ; le canal de la base est très- développé et recourbé sur le dos ; le bord droit est arrondi, légèrement denti- culé; le bord gauche est épais et lamelleux; la columelle offre un pli oblique à sa partie médiane. Cette coquille est d'un fond blanchâtre sur lequel se dessinent des lignes transverses rousses qui colorent les stries principales et les aspérités. Long. 23 lignes. Habite la mer Pacifique, les côtes des îles des Amis, et celles de la Nouvelle Zélande. Cette jolie espèce est remarquable par la disposition de ses côtes surmontées d'aspérités aiguës. C'est la même que le C. asperum de Bruguière; elle n'en diffère que parce qu'elle n'a pas de li- néoles colorées. 18. CÉRÏTE SEMI-GRANULEUSE. Cerith. semigranosum, Lam. ( Collect. Lam. et Mus.) Encyclop. méth., pi. 44^? fig« * a- b. PU XXI, fig. 2. C. testa fusiformi-turritâ , apice acutâ , transversim tcnuissimè strîatâ et sul- cato-granosâ , albido-flavescente ; anfractibus supernè sulcis duobus granosis cinctis ; ultimo infernè sulcis tribus aut quatuor nodis notato ; canali valdè re- curvo. Coquille turriculée, très-pointue au sommet; on y compte treize ou quatorze tours aplatis, garnis de deux rangées de tubercules placées vers la partie supérieure, près de la suture ; ces rangées sont très-proches l'une de l'autre, mais les tubercules de l'inférieure sont plus petits et moins saillants que ceux de la supérieure; le reste de la superficie est finement strié longitudina- GENRE CÉRITE. 2J lement et dans le sens transverse ; sur la base du der- nier tour, on voit encore deux ou trois côtes transverses granuleuses. L'ouverture est assez grande, ovale, obli- que, atténuée à ses extrémités; elle se termine, à son extré- mité inférieure, par un canal très-fortement recourbé vers le dos; à sa partie supérieure elle forme, par la réunion de ses deux bords, une gouttière assez pro- fonde ; le bord droit est arrondi, évasé à sa base, où il tend à couvrir le canal ; le bord gauche est épais, cal- leux, arrondi et lisse ; la columelle est marquée vers son milieu d'un pli peu prononcé. Cette coquille est blan- châtre ou teintée de jaune; mais les tubercules restent toujours blancs. Long. 18 lignes. Habite les mers de l'Inde et celles de la Nouvelle Hol- lande. Cette coquille a exactement la même forme que l'espèce précé- dente; mais elle n'a pas de plis longitudinaux; ils sont remplacés par les séries de tubercules transverses. Elle est commune dans les collections. 19. CÉRITE CORDONNIE. Cerith. torulosum, Bblg. (Collect. Lam. et Mus.) Martini, Conch. 4, t. 107, f. i486. PI. II, fig. 2. C. testa turritâ, transvcrsim tenuissimè striatâ , albidâ; anfraclibus infimis margine superiore cingulo tumido distinctis , supremis tuberculato-asperis ; canali brevi , recurvo. Coquille turriculée, un peu renflée au milieu ; les tours de spire sont au nombre de dix ; les premiers sont garnis 28 GENRE CÉRITE. d'une rangée de tubercules longitudinaux qui s'effacent vers le cinquième tour et sont remplacés sur ce tour et les suivants par un bourrelet circulaire, très-convexe, saillant, légèrement crénelé, qui, étant plat en dessus, rend la coquille comme étagée ; il est accompagné en des- sous d'un sillon assez profond ; le reste de la superficie est aplati et marqué d'un nombre considérable de stries transverses extrêmement fines ; outre ces stries, on voit surle dernier tour trois ou quatre pelites côtes transverses plus ou moins marquées ; du côté du bord gauche il existe un bourrelet longitudinal arrondi et peu saillant. L'ou- verture est ovalaire, terminée à son extrémité inférieure par un canal assez long, arrondi, recourbé obliquement vers le dos ; à sa partie supérieure elle se termine en une gouttière profonde qui s'étend à l'intérieur et correspond au bourrelet suturai externe ; le bord droit est mince, tranchant, denticulé, sillonné à sa face interne; il est pourvu d'un petit sinus à son sommet, au-dessous de la gouttière, et se confond avec le bord gauche qui est mince et appliqué. Cette coquille est entièrement blanche ou lé- gèrement jaunâtre. Long. i5 lignes. Habite l'océan des Grandes Indes, les côtes de l'île Bourbon. Le C. torulosum constitue une espèce fort distincte par le bour- relet circulaire de ses derniers tours. C'est une très-jolie co- quille. GENRE CEHITE. 2 y Troisième groupe. Coquilles à canal très-court. 2.O. CÉRITE GOUMIER. Cerith. vulgatum, Broc. ( Gollect. Lam. et Mus.) Bonànni, Récr., 3, t. 82. PI. IX, 6g. 2, 2», et pi. VI, fig. 2. C. testa turrità, echinatâ , transversim striato-granulosâ, cinereo-fulvâ, rubro aut fusco-marmoratâ ; anfractuum medio tuberculis plicato-spinosis, transversim seriatis coronato; suturis crenulatis. Coquille turriculée, pointue au sommet, composée de douze tours de spire légèrement convexes, surmontés vers leur milieu d'une rangée de tubercules, se terminant en pointes plus ou moins aiguës, dirigées vers le haut de la spire et simulant des côtes longitudinales; la suture est onduleuse, rendue plus profonde par un bourrelet décur- rent qui est muni d'un second rang de tubercules arrondis, beaucoup moins saillants que les premiers, mais placés au-dessous de manière à en paraître une continuation ; le dernier tour est arrondi; les tubercules y sont moins pro- noncés, et sa partie inférieure est en outre garnie de deux ou trois rangs de tubercules assez pe'tits et régulièrement arrondis. L'ouverture est ovale, atténuée aux deux extré- mités ; elle se termine, à son extrémité inférieure, en un canal très-court, assez large et légèrement relevé vers le dos ; à sa partie supérieure elle se prolonge sur l'avant- dernier tour en un sinus profond ; le bord droit est tran- chant ; le bord gauche est mince et appliqué sur la colu- melle, qui est légèrement arquée. La coloration de cette 3o GENRE CERITfc. espèce consiste en un grand nombre de maculations brunes, irrégulières, laissant à peine apercevoir le fond de la coquille, qui est fauve ou d'un gris plus ou moins foncé. Long. 2 pouces 6 lignes. Habite la Méditerranée et l'océan Atlantique. Cette Cérile est très-commune et extrêmement variable dans sa forme et sa coloration; ses variations ne sont dues le plus sou- vent qu'à des différences de sexe ou d'âge; chez les mâles, par exemple (comme dans beaucoup d'autres genres ), la coquille est plus allongée et plus pointue. ( Voir notre pi. IX, fig. 2 a. ) D'au- tres variétés, qui paraissent assez constantes, sont remarquables par leur forme très-grêle, très-étroite , et surtout par le peu de développement des tubercules; elles sont d'ailleurs presque entièrement fauves et ne présentent que de petites taches brunes ou rousses près de la suture. Lamarck a donné le nom de Cerith. hétéroclites à une coquille qui bien certainement n'est qu'une variété du C. vulgatum ; les derniers tours de spire, ayant été gênés dans leur développement , ont donné à cette variété un aspect essentiellement différent du type. ( Voir notre pi. VI, fig. 2.) 21. CÉRITE FAUVE. Cerith. fascatum , Co«t A- (Coll. du Mus.) Philippi, Enum. moll. Siciliœ, pi. ii, fig. 7 PI. IX, fig. h. G. testa turritâ, striis transversis, irregularibus distanter pictâ, fuscescente, tusco-lineatâ ; plicis longitudinalibus, parùm prominentibug, sudnodulosis ; ca- nal i brevissimo. Coquille turriculée, renflée au milieu ; la spire est co- nique, pointue, formée de dix ou douze tours ornés de côtes longitudinales plus ou moins nombreuses ; la partie GENRE CERITE. 3 I supérieure de chaque tour est renflée près de la suture, de manière à former un petit cordon décurrent, sur lequel sont disposés, en séries transverses, de très-petits tuber- cules ; on ne voit, sur le dernier tour, ni côtes longitudi- nales ni tubercules, mais seulement des granulations extrê- mement fines ; toute la surface de la coquille est couverte de stries transverses. L'ouverture est médiocre, ovalaire ; elle se termine à la base par un canal extrêmement court; le bord droit est mince, tranchant; il forme, à sa partie supérieure, en se réunissant au bord columellaire, une petite gouttière assez profonde ; le bord columellaire est mince, appliqué, blanchâtre. Celte coquille offre, sur un fond brun ou rougeâtre, un grand nombre de petites linéoles ou maculations un peu plus foncées ; sur le mi- lieu de chaque tour il existe une fascie blanchâtre ; les saillies des tubercules et des granulations sont égale- ment plus claires; l'ouverture est brune à l'intérieur, ou du moins elle laisse voir la coloration externe ; le bord droit est maculé de noir. Long, ii lignes. Habite la Méditerranée, les côtes de la Sicile et celles d'Afrique. Cette espèce est extrêmement voisine du C. vulgatum; ce- pendant elle en diffère parce qu'elle est beaucoup plus petite , plus renflée, et qu'elle a fort peu de tubercules; sa surface est en outre granuleuse , et sa coloration, quoique présentant à peu près la même disposition, est d'un travail plus fin, étant formée principalement de petits points. * s r 32 GENRE GÉRITB. 12 CÉRITE CORAIL. C/(. coralium , Dcfivesnb. f Collect. du Mus.) PL VIII, fig. 5. m- C. lesta elongatâ, acutà, turrità, tenuissimè striatà, longitudinaliter plicalâ, rubescente ; ultimo anfractu seriatim subtubcrcula to, univaricato ; canali brevi ; labro dextro margioato. Coquille allongée, turriculée, pointue au sommet ; on y compte douze tours de spire aplatis, légèrement arrondis et saillants près de la suture, qui est onduleuse et bien marquée ; chacun de ces tours est traversé par trois sé- ries de tubercules mousses et orné de nombreuses côtes longitudinales rapprochées entre elles ; dans les intervalles des tubercules on dislingue encore des stries parallèles extrêmement fines et granuleuses ; le dernier tour est con- vexe sur son milieu ; on n'y voit plus autant de côtes lon- gitudinales, mais il est couvert d'un plus grand nombre de séries tuberculeuses qui vont en décroissant jusqu'à sa base ; les stries intermédiaires y sont aussi plus pronon- cées ; ce tour porte sur le côté gauche une varice longi- tudinale, et, sur les tours précédents, on distingue la trace d'autres varices. L'ouverture est ovale, un peu obli- que ; elle se termine, à son extrémité inférieure, par un canal court, droit, arrondi, largement ouvert; le bord droit est tranchant, épaissi à l'extérieur par un bourrelet arrondi assez saillant; il est pourvu, à sa face interne, de légers sillons et se prolonge à sa partie supérieure en un sinus formé par sa réunion avec le bord gauche ; celui-ci est mince, appliqué, muni à son sommet d'une côte trans- verse; la columelleest faiblement arquée au milieu, et se . GENRE CÉaiTE. 33 relève un peu à sa base. Cette coquille est rougeâtrejles côtes et les tubercules sont un peu plus foncés ; l'ouver- ture est blanche, mais la transparence de la coquille per- met d'apercevoir les stries externes qui forment des lignes brunes, Long. 18 lignes. Habite l'océan Indien. Jolie espèce que sa forme et la disposition de ses tubercules rendent fort distincte. L'individu qui nous a servi de type, et qui fait partie de la collection du Muséum, a été nommé par feu M. Dufresne. 7.3 CÉftITE NOIRCIE. Cerith. atratum, Brug. ( Collect. Lam.)Born, Mus., t. n, fig 17-18. PI. X, fig. 5. C. testa turritâ, apice acutâ, varicosâ, ustulatâ ; anfractuum striis transversis granosis, propc suturas bifariàm tuberculatis ; varicibus sparsis, nodiformibus; canali truncato. Coquille turriculée. conique et très-régulièrement acu- minée; les tours de spire sont nombreux et rapprochés entre eux; on en compte douze ou quinze qui sont con- vexes, subanguleux au milieu, surmontés vers celte par- tie d'une rangée de tubercules plus ou moins coniques ; il existe, près de la suture, une autre rangée de ces tu- bercules, mais ils sont moins gros et plus obtus ; enfin, toute la coquille est plus ou moins finement striée, et quelquefois ses stries sont granuleuses ; le dernier tour porte aussi à sa base trois rangées de petits tubercules; sur 3 m 34 GENRE CERITE. tous ces tours on remarque des varices longitudinales ar- rondies, assez variables dans leur nombre et leur disposi- tion ; quelquefois on en voit à peine deux ou trois sur toute l'étendue de la coquille , mais le plus souvent on en compte jusqu'à trois sur chaque tour; elles y forment alors des saillies interrompues, ou bien se correspondent obliquement les unes aux autres, de manière à présenter de véritables côtes ; cette disposition est surtout remar- quable sur les premiers tours. L'ouverture est assez grande, ovalaire et oblique; elle se prolonge à son ex- trémité inférieure en un canal médiocrement allongé et un peu recourbé vers le dos ; le bord droit est tran- chant, strié légèrement à sa face interne ; le bord gau- che est mince, appliqué , pourvu à sa partie supérieure d'une côte transverse qui forme une gouttière assez profonde à cause de la réunion des deux bords. Cette coquille est ordinairement d'un beau noir luisant ; les varices se détachent en blanc ou sont marquées sur les stries de petites taches brunes-, l'ouverture est blanche sur les bords, mais la transparence de la coquille , per- mettant d'apercevoir la coloration externe, lui donne une teinte foncée et presque noire dans le fond ; quelques in- dividus sont d'un gris cendré. Long. i3 lignes. Habite 1 océan des Antilles, les côtes de la Guadeloupe et celles du Brésil. Cette espèce, très-commune, n'acquiert jamais une grande di mension ; elle tient un peu de la C. goumier; mais ses granula- tions et ses varices l'en distinguent parfaitement. nÊÊÊfc' ..; \i : CERITE. 35 24. CÉRITE TUBBB.COXEE. Ceritk. tuberculamm , Lam. ( Collect. Lam. et Mus. ) Lister, Conch., t. 1024 , tig. 89. PI. XIII, fig. 4. C. testa ovato-conicâ, basi ventricosâ, transversim tenuissimè stria ta, albido et iiigro coloratà . apice albâ ; anTactibus supernè tuberculorum série unicà coro- natis; ultimo inferné trifariàm nodoso ; tuberculis nodisque ni^errimi» ; canal» brevi, truncato. Coquille ovale, ventrue, peu turriculée, à sommet pointu; elle est formée de neuf ou dix tours convexes, réunis par une suture simple ; ils portent , vers leur milieu , une rangée de gros tubercules arrondis , et près de la suture une seconde rangée de tubercules beaucoup plus petits et plus nombreux; toute la co- quille est, en outre, traversée par un grand nombre de fines stries à peu près égales entre elles; le dernier tour est très-large, ventru, aplati du côté de l'ouverture ; il est pourvu, sur sa convexité, de deux rangées de tuber- cules un peu moins gros que ceux de la rangée médiane. L'ouverture est ovale ; le canal qui la termine à son extré- mité inférieure est très-court et relevé vers le dos; le bord droit est tranchant, festonné ; il forme, à sa partie supé- rieure, un angle qui correspond à la rangée externe de tubercules, et se prolonge un peu sur l'avant-dernier tour, de manière à produire un sinus; la columelle est arquée et recouverte par un dépôt vitreux. Cette coquille est brune, avec des maculalions ou des points noirâtres, irrégulièrement disposés. Long. 18 lignes. Habite l'océan Indien et dans la mer Rouge. La forme raccourcie de cette coquille et les tubercules qui m 36 GENRE CfiRITE. garnissent ses lours la distinguent facilement des précédentes. Linné et M. de Bïainville indiquent qu'elle se rencontre dans la Méditerranée. 25. CÉRITE TRUITÉE. Cerith. maculosum , Noms. ( Collect. du Mus. ) t>l. XIII, fig. 3. C. testa ovato-conicà , transversitu teuuissimè striatâ , albido-luteâ , punctis aut maculis nigris irr^gulariter dispositis ornatâ; suturis subcanalicutatis et cre- nulatis; anfraclibus supernè tubcrculorum série unicà coronaiis; ultimo in- fernè trifari'am nodoso, in medio coarciato ; aperturâ supernè attenuatà; caaali protenso- Coquille ovale, ventrue, turriculée, pointue au som- met; on y compte onze ou douze tours assez convexes, surmontés, vers leur partie moyenne, d'une rangée de tubercules plus ou moins coniques et distants entre eux; la suture est légèrement denticulée, profonde, ca- naliculée; le dernier tour est assez grand, resserré vers le milieu ; il porte à sa base deux ou trois autres rangées de tubercules beaucoup plus petits et plus nombreux que ceux de la rangée principale ; toute la coquille est ornée d'un grand nombre de petites stries transverses extrême ■ ment fines. L'ouverture est ovale, allongée, terminée à la base par un canal court, relevé vers le dos ; à sa partie supérieure elle se prolonge sur l'avant-dernier tour de manière à former un large sinus; le bord columellaire est mince, appliqué, pourvu à son sommet d'une callosité ou ride transverse bien prononcée ; le bord droit est tran- chant, denticulé ; il présente, à sa partie supérieure et vis- à-vis la callosité du bord gauche, une inflexion qui res- treint cette partie de l'ouverture. La coquille, sur un fond GENHK CÉB1TE. 37 brunâtre ou lauve, est mouchetée d'un grand nombre de petites lignes noirâtres interrompues, formant quelquefois des maeulations . Long. 19 lignes. Habite la mer du Sud , les côtes d'Acapulco et les îles Gallapagos. Celte espèce, que l'on peut facilement confondre avec la précé- dente , offre cependant des caractères qui permettent de l'en sé- parer et dont le principal est le rétrécissement supérieur de l'ou- verture; elle est aussi plus allongé*: de forme, et sa suture est subcanaliculée. 26. CÉRITE ROTIE. Cerith. aditstum , Nobis. ( Colleet. du Mus.) PI. XIII, %. 2. Ci. testa ovatâ, ventricosà, turritâ, apicc acutâ, transversim striatâ, nigrâ, punctis albis maculatâ; anfraclibus sitpernè unicâ série tuberculatis ; ultimo ;;ra noso; aperturâ elongatâ ; canali brevi. Coquille ovale, très-ventrue, turriculée et très- pointue au sommet; les tours de spire sont au nombre de dix ; les premiers, légèrement convexes, sont munis vers leur mi- lieu d'une rangée de tubercules qui s'effacent peu à peu et disparaissent sur les tours inférieurs ; ces tours sont traversés par de nombreuses stries dont quelques-unes sont peu prononcées et granuleuses, ceci se voit princi- palement sur le dernier tour, qui est un peu resserré vers le tiers supérieur. L'ouverture est ovale, allongée à sa 38 GENRE GÉKITE. partie supérieure où elle se prolonge en un sinus assez long et étroit; le canal de la base est court, presque droit; la columelle est revêtue d'un bord gauche mince et appli- qué qui est muni à son sommet d'une callosité transverse assez épaisse; le bord droit est tranchant, denticulé et in- fléchi. Cette coquille est noirâtre, avec quelques petites taches blanches éparses entre les granulations; l'ouverture est blanche lorsque l'individu est adulte ; dans le jeune âge, la transparence de la coquille laisse apercevoir la coloration externe. Long. 20 ligr>es. Habite l'océan Indien, la mer Rouge. Cette espèce, au premier aperçu, semble avoir beaucoup d'ana- logie avec les deux précédentes, mais elle en est véritablement distincte par le manque de tubercules sur les derniers tours et par les stries granuleuses qui couvrent ces tours. 27. CÉR.ITE PEINTE. Cerkh. pictum , Wood. (Collect. du Mus. ) Wood, Catal. suppl., pi. 5, f. 24. PI. XVII, Og. 2. C. lesta turritâ, apico acutâ, ad me lum ventricosâ ad basim depressâ, longi- tudinaliter tuberculatâ vel plicatâ, transversim striatà, flavâ aut viridescente, albo-zoaatâ ; ultimo anfraclu tumido. Coquille turriculée, pointue au sommet, un peu renflée vers le milieu, élargie et aplatie à la base; on y compte onze tours de spire pourvus, à leur partie supérieure, de tubercules ou de plis longitudinaux; sur les tours inférieurs, GENRE CÉRITE. '6g ces tubercules ou ces plis prennent plus de développement; il existe au-dessous de la suture un renflement qui est quelquefois tuberculeux, principalement sur le dernier tour; celui-ci est pourvu, sur le côté gauche, d'une protu- bérance longitudinale, arrondie, très-prononcée, qui élar- git et déprime sensiblement d'avant en arrière la partie inférieure de la coquille; toute la surface est striée trans- versalement; les stries sont de grosseur différente; les plus fortes occupent la partie supérieure des tours ; la co- quille est d'un jaune citron, quelquefois verdâtre ; le haut des tours est coloré d'une zone blanche; sur la base du dernier on voit quelques larges maculations noirâtres. L'ouverture est grande, ovale, blanche à l'intérieur, terminée par un canal très-court, largement ouvert et tronqué; la gouttière de sa partie supérieure est assez profonde; le bord droit est épais, tranchant, arrondi à l'extérieur; le bord gauche, mince et appliqué, est pour- vu à son sommet d'une côte transverse. Long. i5 lignes. Habite l'océan Indien. Espèce assez rare et qui est bien distincte des autres Cérites par sa coloration. M. Wood, dans son catalogue, l'a confondue avec les Murex, et l'a nommée Murex pictus. 4" GEÎTRE CER1TE. 28. CÉRITE O CULÉE. Ce rit h. ocellatum, Bauc. ( Collect. Lam. et Mus.j PI. XII, fig. 2. C. testa conko-turritâ , basi ventricosâ, transversim stria ta , graniilosà , ci- nereo-nigricante , albo ocellatà; anfractibus striis pluribus grauulosis ; unicâ tuberculorum série; canali brevis9imo. Coquille turriculée, conique, pointue au sommet; elle est formée de huit tours de spire convexes, à suture sim- ple et peu marquée ; leur superficie est garnie de sept ou huit stries transverses, dont les unes sont lisses et les autres granuleuses ; vers leur milieu on voit un rang de tubercu- les coniques, saillants, et prè;? de la suture un autre rang de tubercules ou de granulations plus ou moins dévelop- pées; le dernier tour est garni de stries jusqu'à la base. L'ouverture est régulièrement ovale ; elle se termine à son extrémité inférieure par un canal très-court, droit, large et tronqué en dessus; le sinus de sa partie supérieure est peu prononcé; le bord droit, bombé inférieu rement, est denticulé, tranchant, strié à sa face interne; la columelle est arquée, revêtue d'un bord mince, calleux à sa partie supérieure, faisant peu de saillie et se distinguant seule- ment par sa couleur blanche. Cette coquille est noirâtre ; les tubercules et les granulations se détachent en clair sur le fond; l'ouverture est blanche. Long, i pouce. Habite les mers de l'Inde. Le C. ocellatum varie un peu par le Dombre el la grosseur df Gl-NIU CÉR1T£. 4l ses granulations et de ses tubercules. Il y en a aussi quelques variétés de couleur qui sont d'un gris plus ou moins sale avec l'ouverture noirâtre. 29. CÉRITE RENFLÉE Oerith. inftatum, Qdot. (Collect. du Mus.) Voy. deTAstr., pi. 55, fig. m. Pi. vu, ftQ. \. C. testa ovato-ventricosâ , tnberculosâ, subplicatâ, tenuissimè transversim >triatâ , nigrâ ; aperturâ amplâ . subrotundaiù . albo et fusco striai â; canali brevi , truncato. Coquille courte, ovale, ventrue; la spire est conique, peu pointue ; on y compte six ou sept tours légèrement convexes dont les premiers sont munis de tubercules ou décotes longitudinales noduleuses; ces côtes deviennent rares, un peu obliques sur les tours inférieurs , et n'oc- cupent même que la moitié du dernier, qui est très-con- vexe et même gibbeux à son sommet; toute la coquille est ornée de stries transverses, fines et régulières. L'ouverture est assez grande, ovalaire, terminée à son extrémité infé- rieure par un caual très-court, profond, tronqué et re- courbé vers le dos; le bord droit est convexe, tranchant, couvert à sa face interne de stries transverses qui sont co- lorées de brun et de blanc; il est un peu sinueux à sa partie supérieure où il forme une petite gouttière par sa réu- nion avec le bord gauche ; celui-ci est mince , appliqué, muni à son sommet d'une côte transverse. Cette coquille est noirâtre ; le bord columellaire est teint de blanc Long, g lignes. Habite iOcéanie, les cotes de l'île de Vanikoro. 4 2 GENRE CBRITE. Cette petite espèce a une forme assez particulière pour qu'on ne puisse la confondre a*vec aucune autre du même genre. Elle a un peu l'apparence d'une Planaxe par son aspect raccourci et renflé, mais son canal et son ouverture la distinguent suffisam- ment de cette dernière coquille. 30. CÉRITE ÉCRITE. Cerith. litieratnm, Bnro. (Collect. Lam. et Mus. ) Gualt, Test., t. 56, fig. N. PI. XIV, «g. t et u. C. testa conico- tiirritâ , apice acutâ, transversim striato muricatâ , albidâ , rubro aut nigro punctatâ ; punctis interdùm characteres aemulantibus ; anfrae- tibus supernè tuberculis majoribus acutis unicâ série cinctis ; canali truncato. Coquille lurriculée, renflée vers le milieu , composée de neuf ou dix tours dont les premiers sont aplatis et à peine distincts les uns des autres; ils sont couverts de stries transverses finement granuleuses ; les tours suivants sont renflés près de la suture et portent, outre les stries, une rangée de tubercules coniques et pointus placés vers leur partie supérieure; le dernier tour est muni sur sa con- vexité de deux autres rangées plus petites. L'ouverture est ovale, atténuée à son sommet, où elle présente une gouttière assez profonde ; elle se termine à son extrémité inférieure par un canal droit, court, profond et tronqué; le bord droit est tranchant, épaissi à l'extérieur; il est si- nueux à son sommet, plus ou moins dilaté et évasé à sa base ; le bord gauche .est mince, appliqué, muni à sa partie supérieure d'une côte tranchante; la columelle est légè- rement arquée, relevée en partie Cette coquille offre, sur un fond jaunâtre ou blanchâtre, des séries transverses de GENRE CEKITE. ,\S petites taches brunes, placées les unes au-dessus des au- tres, de manière à former des maculations longitudinales, quoiqu'un peu obliques. Long. i3 lignes. Habite l'océan des Antilles, les côtes de la Guadeloupe. Cette Cérite a été ainsi nommée, parce que les points noirs dont elle est rouverte, formant des stries longitudinales diverse- ment inclinées, ont assez de ressemblance avec des caractères d'écriture. Une petite variété de cette espèce est aussi figurée sur notre planche 14, fig. 1». Elle offre, par sa forme et par le manque de tubercules une différence très-remarquable avec le type 31. CÉRITE SEMI-FERRUGINEUSE. Cerith. semi-ferrugineum, Lam. { Collect. Lam. et Mus. ) Sowerby, Gênera , cah. 4^ fig. 4- PI. XIV, fig 5 et 3.. C. testa abbreviato-turritâ , tuberculiferâ, tquarrosâ, transversim striatâ et granulosâ , ferrugineo, alboque varie ; a l â ; anfractibus margine superiore tuberculato coronatis; aperturâ albâ ; columellâ guperné uniplicatâ ; canal» brevissimo. Coquille conique, turriculée, élargie à la base, formée de sept tours qui sont aplatis et couronnés par une ran- gée de tubercules au nombre de neuf ou dix; sur l'a- vant-dernier tour les tubercules augmentent en nombre, mais ils sont très-petits et sont placés autrement, car ils bordent la suture ; celle-ci est linéaire et légèrement en- foncée; toute la surface des tours est garnie de stries transverses, fines et granuleuses; le dernier est élargi vers 44 GENRE CERlTli. le bord ; il offre sur le milieu de sa convexité deux ran- gées de tubercules. L'ouverture est ovale, évasée, un peu rétrécie à sa partie supérieure terminée par une échan- crure courte et large; le bord droit est sinueux, peu épais, subanguleux a sa jonction avec le bord gauche; celui-ci est muni, à son sommet, d'un tubercule pliciforme qui se prolonge dans l'intérieur de l'ouverture. Cette coquille, dont le fond est blanc, est garnie de larges taches. ou ma- culations de couleur rougeâtre. Long. i4 lignes. Habite l'océan Atlantique, les côtes du Brésil. Cette coquille ne doit êtiv envisagée que comme vue variété du C. litteratum, dont elle ne diffère que par son ouverture un peu plus étroite et par sa coloration. Nous avons déjà remarqué plu- sieurs passages immédiats entre ces deux coquilles. Elles sontassez communes dans les collections. 32. CÉRITE IVOIRE. Cerith. eburneum , Broc. ( Collect. Lam. et Mus. ) Potiiiz , Cat. du Mus. de Douai , pi. 3r , fig. î3 a4- PI. X, fig. 2 C. testa turritâ, transversim striatâ, granulosâ, albâ, imtnaculatâ ; anfracUiiini Mriis tribus aut quinque granoso-asperatis : medianà valdè majore. Coquille turriculée, conique, légèrement renflée vers le milieu, élargie à la base, pointue au sommet; les tours de spire sont convexes et au nombre de huit ou neuf; ils sont garnis de petites stries transverses plus ou moins GENRE CERITK. 45 fines, et, sur leur milieu, d'une rangée de tubercules allon- gés, coniques et pointus; le bord suturai est légèrement épaissi et granuleux; les stries transverses sont tubercu- les ; sur le dernier tour on remarque trois , quatre et quelquefois un plus grand nombre de séries de petits tubercules moniliformes ; celle du milieu est peu déve- loppée; la varice longitudinale est assez saillante. L'ou- verture est médiocre, ovalaire et oblique; elle se ter- mine à la base par un canal très-court, relevé vers le dos; le bord droit est épais, muni d'un bourrelet externe; il se prolonge à sa partie supérieure en une gouttière très-étroite qui concourt à former la callosité costiforme du bord gauche; celui-ci est mince et appliqué. La colu- melle est un peu arquée. Cette coquille est d'un beau blanc Long. 10 lignes. Habite l'océan des Antilles, la Floride, I océan Indien et l'île de France. Il y a des variétés de celte espèce qui sonl colorées de petits points bruns, et \a transparence de la coquille permet d'apercevoir ces points à l'intérieur de l'ouverture. 33. CÉ&ITE RUBANÉE. Centh. lemniscatnm , Quoy. ( Colleci. du Mu<*. ) Voy. de V 'Jstmtabe,p\. &4>t»g. 16- «H. PI. XVI. fig i. C. testa turritâ, transversim striato-granulosâ , tantisper tuberculosâ , albo et nigro allernatim zonatâ; canali brevissimo ; columellâ ro^eâ, simplici. Coquille turriculée, pointue au sommet, large et ren- I I i \Ç) GENRE CÉR1TE. fiée vers la base; elle est formée de dix tours de spire lé- gèrement arrondis; la suture qui les réunit est simple, peu profonde; ils portent vers leur milieu une rangée de petits tubercules coniques; le reste de la surface est oc- cupé par des rangées de très-petites granulations monili- formes entre lesquelles on voit des stries transverses ex- trêmement fines. L'ouverture est ovale, oblique, terminée à son extrémité inférieure par un canal court et tronqué ; elle se prolonge à son sommet en un petit sinus formé par la réunion des deux bords; le bord droit est épais, denti- culé, couvert à sa face in terne de légères stries transverses , le bord gauche est mince, appliqué, muni à sa partie su- périeure d'une callosité costiforme. Cette coquille est ceinte, sur un fond blanchâtre, d'une zone d'un brun violacé qui sépare les tours à peu près en deux; une se- conde zone existe vers la base du dernier tour ; l'ouver- ture est blanche, mais la transparence de la coquille per- met d'apercevoir la zone de l'extérieur; le bord columei- laire est aussi coloré de violet. Long, i pouce. Habite fOcéanie, les côtes de Vanikoro. Cette jolie espèce, voisine du Cerith. zonale, s'en distingue ce- pendant par sa forme plus raccourcie et plus renflée ; elle esi surtout plus granuleuse; la fascie décurrente des tours est brune dans celle-ci, tandis qu'elle est blanche dans l'autre. M. Wood, dans son catalogue Of shells suppl., pi. 4, fig. 7, a donne à cette espèce le nom de Strombus zonatus. GENRE CÉitirE. 47 34. CÉHITE PIQURE DE MOUCHE. Cerith. stercus-muscarum^ Say. ( Colleet. du Mus.) Say, American conchologr, eah. 5, pi. 4.9, H- a - PI.X, Gg. \ eH«. C. !■• t.i oblongà, acutà, iransversim itriig grannlosis distinctâ; varicatâ, alla punctis bruneis séria lim ornatâ ; labro dextro marginato. Coquille oblougue, un peu renflée au milieu, conique et pointue au sommet; les tours de spire sont convexes et au nombre de dix; ils portent quatre ou cinq rangées transverses de petits tubercules arrondis comme des per- les; entre ces rangées, on voit des stries parallèles extrê- mement fines; presque tous les tours sont interrompus par des varices au nombre de deux sur chacun, à peu près diamétralement opposées et formant quelquefois deux lignes longitudinales sur les côtés; le dernier tour, un peu ventru, est garni jusqu'à sa base de séries de tubercules. L'ouverture est grande, ovalaire et oblique, terminée à son extrémité inférieure par un canal court et un peu re- levé vers le dos; à sa partie supérieure elle offre une pe- tite gouttière prolongée sur l'avant-dernier tour et formée par la réunion des deux bords ; le bord droit est évasé , tranchant, épais à l'extérieur; le bord gauche est mince appliqué; il porte vers son sommet une callosité costi- forme. Cette coquille est couverte, sur un fond blanc, d'un grand nombre de petits points bruns disposés plus ou moins régulièrement en séries longitudinales et trans- 48 GENRE CERITE. verses; l'ouverture est blanche, avec quelques points bruns sur le côté droit. Long. 10 lignes. Habite les côtes de la Caroline du Sud. Celte espèce a quelque ressemblance avec le C. atratum; cepen- dant sa forme est plus raccourcie et plus ventrue, ses tubercules sont plus petits et plus aigus. Le jeune âge de cette Cérile est ex trêmement remarquable sous plusieurs rapports; la coquille est de forme plus allongée, et n'a que trois rangs de tubercules qui sont réunis par autant de rôtes Iran s verses; les varices présen- tent cette particularité qu'elles sont aussi nombreuses que les tubercules, et placées les unes au-dessus des autres de manière à former des côtes longitudinales. {Voir notre pi. X, fig. t a.) 35. CÉH.XTE PONCTUÉE. Cerith. punctatum, Brug. (Collect. Lam. ) D'Argenv., pi. 29, fig. c. i4- PI. XVI. fip,. 4. C. testa turritâ, ventricosâ, transversim striatâ , allia, rubro aut fusco punc- t.atà; anfractibus medio stria obsolète tuberculatâ instructis; ultitno basi lineâ albâ cincto. Coquille turriculée, conique, pointue ; ses tours de spire sont peu convexes, au nombre de neuf ou dix, garnisdecinq stries transverses \ ces stries sont lisses, excepté celle du milieu, qui est quelquefois un peu granuleuse; elles sont ornées de petits points bruns ou roussâtres, disposés en séries assez régulières ; les tours sont aussi pourvus, à in- tervalles inégaux, de varices assez saillantes dont la su- perficie, quoique striée, est blanche et sans pointes colo- GENRE GÉR1TE. 40 rées; le dernier lour est couvert d'un plus grand nombre destries ; elles s'étendent jusqu'à sa base. L'ouverture est ovale, arrondie, un peu atténuée à ses extrémités, ter- minée à l'extrémité inférieure par un canal très-court, profond et presque droit ; le bord droit est épaissi à l'exté- rieur, dilaté à sa base, strié à sa face interne; le bord gauche est extrêmement mince, pourvu à sa partie supé- rieure d'une côte transverse qui forme par sa réunion avec le bord droit une petite gouttière. Cette coquille est d'un blanc jaunâtre ou grisâtre, colorée, comme nous l'a- vons dit, de petits points bruns ou roux ; le fond de l'ou- verture laisse apercevoir, par sa transparence, la colora- tion externe. Long. 6 lignes 1/2. Habite les côtes du Sénégal. Cette pelite coquille paraît avoir beaucoup de rapports avec le Dégon d'Adanson ; mais elle s'en distingue par un peu moins de largeur et surtout parce qu'elle est dépourvue de tubercules. 36. CÉRITE MONIIiIFÈRE, Cerith. monilifenim, Dufrkskk. (Gollect. du Mus. ) pi. XVI , %. 5. C. testa elongato-turrità , acuminatâ, cinereâ, albido et nigro colora ta ; anfractibus longitudinaliter sulcatis, transversè seriatim granosis; canali brevi, truncato. Coquille allongée, turriculée, pointue au sommet, com- posée de dix tours de spire ; la suture est distincte, légè- 4 JO GENRE CEKI1E. rement enfoncée; les tours sont un peu convexes, sillonnés longitudinalement et offrant trois séries transverses de petits tubercules très-serrés; ces séries sont d'égale gros- seur; on remarque une ou deux varices sur chacun des tours; le dernier est garni destries onduleuses dans toute son étendue; les séries de tubercules s'y prolongent jus- qu'à la base et il présente constamment une varice op- posée à l'ouverture ; celie-ci est petite, ovale, obronde, terminée à son extrémité inférieure par un canal tronqué au dehors ; le bord droit, renflé à l'extérieur, est largement sillonné en dedans; les sillons sont colorés de brun ; la co- lumelle est courte, arquée ; le bord gauche qui la garnit est étroit; il est muni à sa partie supérieure d'une petite gouttière transverse. Cette coquille est d'une couleur ar- doisée. Long, i pouce. Habite l'océan Indien. Il existe une analogie incontestable entre cette coquille et le C. brève ; mais, quant à présent, on ne peut la classer comme va- riété de cette dernière espèce, puisqu'elle offre des différences qui paraissent constantes, surtout par la forme de son ouverture. Nous avons adopté le nom que M. Dufresne lui a donné dans la collec- tion du Muséum. 37. CE RITE COURTE. Cerith. brève , Qcov. ( Collect. du Mus. ) Voyage de V Astrolabe , pi. 54, fi^. 9-12. Pi. XIV, %. 2. C. testa ovato-conoïdeâ , luteà aut viridi, transversim tenuissimè s triât a ; nodis albis seriatim cinctâ ; canali brcvi , truncalo. Coquille ovale, conoïde, légèrement renflée au milieu , GENHK CJSHIIE. pointue au sommet, formée de dix ou douze tours séparés entre eux parunesutnre assez bien marquée; ces tours sont ornés de plis longitudinaux qui sont traversés par deux ou trois côtes formant des nodosités moniliformes ; entre ces côtes existent des stries parallèles extrêmement fines et rap- prochées entre elles; le dernier tour est couvert jusqu'à sa base par des nodosités, mais elles y sont un peu moins sail- lantes. L'ouverture est petite, ovale, terminée à son extré- mité inférieure par un canal très-court , assez profond et recourbé vers le dos ; le bord droit est très-épais à l'exté- rieur, festonné , couvert sur sa face interne de granula- tions et de sillons transverses ; il forme à son sommet une petite gouttière peu profonde; le bord gauche est appli- qué et épaissi à ses deux extrémités en deux petites côtes transverses. Cette coquille est jaunâtre, quelquefois un peu violacée; le plus souvent les granulations sont colorées en noir; l'ouverture est blanche. Long, i pouce. Habite les mers de 1 Océanie, les côtes de Tonga. Cette jolie espèce est très-voisine de la précédente, cependant elle en diffère par ses granulations, qui sont beaucoup plus sail- lantes et portées sur des côtes. L'ouverture est aussi plus petite et arrondie. 52 GENRE CBRITE. 38. CÉB.ITE MURE. Cerith. monts , Lam. (Collect. Lam. et Mus.) Voy. de VAsl., pi. 54 %• i3-i5. PI. XV, fig. 4. C. testa ovato-conoïJeâ , transversim striatà, griseo-violacescente, nodis gra- niformibus, sequalibus, rubro-nigris seriatim cinctà; anfractibus omnibus vari- cosis ; raricibus altérais, sparsis; canali brevi, truncato. Coquille ovale, conoïde, un peu renflée au milieu, pointue au sommet; les tours de spire, au nombre de huit ou neuf, sont légèrement convexes, divisés par une suture peu marquée; ils sont couverts de trois séries transverses et régulières de petits tubercules moniliformes ; le dernier tour est garni de six de ces séries, entre lesquelles on re- marque des stries parallèles extrêmement fines. L'ouver- ture est médiocre, ovale, atténuée à ses extrémités; elle se termine à son extrémité inférieure par un canal très- court , assez étroit , un peu recourbé vers le dos ; à sa partie supérieure elle se prolonge en une gouttière étroite, peu profonde; le bord droit est épais, crénelé et strié à sa face interne; son contour inférieur dépasse un peu le canal; le bord columellaire est mince, appliqué, muni à sa partie supérieure d'une côte transverse. Cette coquille est noirâtre, quelquefois d'un gris rouge ou vio- lacé; l'ouverture est blanche, quelquefois entièrement violette ; le bord droit est tacheté de noir. Long. 1 1 lignes 1/2. Habite 1 océan Indien , la mer Rouge , les côtes de Ma- dagascar, l'Océanie , les côtes de Vanikoro. Cette espèce est l'une des plus communes du genre. Elle varie GENEE CÉK1-TE. 53 peu dans sa forme et la disposition de ses granulations qui sont nombreuses; cependant on en connaît des variétés dont les tuber- cules prennent un peu plus de développement et deviennent presque épineux. C'est le Cerithium petrosus de Wood. (Cata! supplém., pi. 4, h'g. 9.) 39. CÉRITE RACCOURCIE. Cerith. breviculum, S<>» . Coll. du Mus.)SowERBY,G mais elle s'en distingue par sa forme plus courte s^s tubercules pointus et plus dislanis entre eux. 49. CÉH.ITE RUGUEUSE. Cerith. rugosum , Wood. (Collect. du Mus.) Wood, Catal. suppL, pi. 4, fig. 10. PI. XV, fig. 3. C. testa ovato-elongatâ, apice a«uâ, tenuissimè striatâ, albo nigroque alter- natim coloratâ ; anfractibus triseriatim regulariier gramilosis; canali truncato, recurvo. Coquille ovale, allongée, légèrement renflée au milieu, pointue au sommet; les tours de spire, au nombre de huit, sont peu convexes et ornés de trois séries transver- ses de granulations moniliform.es , se correspondant par- faitement les unes aux autres; la suture est simple, assez bien marquée ; le dernier tour, plus convexe que les pré- cédents, est couvert de granulations jusqu'à sa base; des stries extrêmement fines sont placées entre les granula- tions sur toute la surface de la coquille. L'ouverture est moyenne, ovale, allongée, terminée à la base par un petit canal tronqué et relevé vers le dos ; le bord droit est épais, crénelé, strié à sa face interne ; il dépasse le canal par son contour inférieur; à son sommet, il forme une GENRE CBR1TE. 55 petite gouttière en se réunissant au bord gauche qui est mince, appliqué, pourvu à sa partie supérieure d'une côte transverse. Cette coquille présente une coloration blanche et noire, c'est-à-dire qu'une série de tubercules blancs y est régulièrement alternée par une" aulre série de tubercules noirs, et ainsi de suite sur tout le contour de la coquille. Long. 1 1 lignes. Habite l'Océanie, les côtes de la Nouvelle-Guinée. Cette espèce a beaucoup d'affinité avec le C. breviculum; elle s'en distingue par sa coloration, sa forme plus allongée et son ouver- ture plus étroite. Il y a des individus qui n'offrent pas toujours la même régularité dans la disposition des séries de tubercules; quelquefois l'on en trouve deux blanches de suite, ou bien deux noires, d'autres fois ce sont plusieurs séries qui sont colorées de la même manière , et qui forment ainsi des maculations assez grandes. CÉaiTE BIGARRÉE. Cerith. variegatum , Quoy. Coiieet. du Mus. ) Voy. de l Astrolabe, pi. 55, tig. 17. ri. xv, iîç. 2. C. testa ovato-conoïdeâ , acutâ, ventricosâ, transversîm tenuissimè su iatû , nodis graniformibus cinctâ , albo et fusco variegatâ; aperturâ ruinimà, subro tundà; canali iruncato. Coquille petite, purpuriforme, renflée vers le milieu, très-pointue au sommet 5 elle est formée de dix ou douze tours de spire peu convexes, à peine distincts les uns des autres, la suture étant simple et peu marquée; ces 56 GENEE CEhITE. tours soin ornés de trois séries transverses de granula- tions et dans les intervalles de celles-ci, de stries parallèles extrêmement fines ;'le dernier tour est plus étroit que les précédents; il est convexe, arrondi et couvert jusqu'à sa base de granulations plus petites que celles des autres tours. L'ouverture est très-petite, ovalaire; elle se ter- mine à son extrémité inférieure par un canal court , tron- qué, légèrement recourbé vers le dos; à son sommet, elle forme une petite gouttière étroite et peu profonde; le bord droit est tranchant, marginé à l'extérieur avec quelques fines stries sur sa face interne ; le bord colu- mellaire est mince, appliqué, muni d'une côte transverse à sa partie supérieure. Cette coquille est d'un fond brun rougeâtre, parsemé de maculations blanches ; l'ouverture est légèrement violacée. Long. 9 lignes. Habite les mers de l'Océanie, les côtes de Tonga-Tabou. Cette jolie espèce a une forme de maillot qui la distingue par- faitement des autres du même genre; son ouverture assez petite et sa coloration sont des caractères qui lui sont particuliers. 42. OÉRXTE FERRUGINEUSE. Cerith . fermgineiim , Say. ( Collect. du Mus.) American, Conck., cah. 5 , pi. 49* fig» 3. PI. XVI, % 2. C. testa turritâ, oblonga, acutâ, tenuissimè striatà, ferrugineâ ; anfractibus triseriatim regulariter granulosis, ultimo magis granuloso ; labro dextro margi- nato, deniiculato, intùs striato ; canali brevissimo. Coquille oblongue. conique, turriculée, très-pointue au GKNRE CÉRITE. $J sommet, composée de douze tours de spire peu con- vexes, à suture bien marquée ; chacun de ces tours est garni de trois séries de granulations très-régulières; le dernier en a, de plus, deux ou trois autres placées vers sa partie inférieure; toute la surface est couverte aussi de fines stries intermédiaires. L'ouverture est ovale, terminée par un canal extrêmement court, munie à son somme? d'une gouttière assez profonde, formée par la réunion des deux bords ; celui de droite est épais, denticulé, strié à sa face interne; celui de gauche est mince et appliqué. Cette coquille est roussâtre ou ferrugineuse. Long. 10 lignes. Habite le golfe du Mexique, les côtes de la Floride. La forme générale de cette espèce est semblable à celle du Cerith.atratum; mais elle est beaucoup plus petite; ses granula- tions sont aussi plus régulières. 9. CÉRITE GREAT UE. Cerith. granosum , Noms. ( Gollect. du Mus. ; PI. IV, 6g. 5. C. testa turritâ, elongatâ, acuminatà, tenuissimè striatâ, obscure griseâ ; an- fractibus eleganter triseriatim tuberculatis, ultimo varicoso ; labro dextro tenui, intùs striis rubescentibus sulcato ; canali brevissimo, dilatato. Coquille turriculée, étroite, allongée, très - régulier e- ment conique et acuminée, composée de douze ou qua- torze tours aplatis, à suture un peu canaliculée ; chacun des tours est fort élégamment orné de trois rangées de tu- bercules moniliformes, entre lesquels passent des stries 58 GENRE CÉRITE. transverses extrêmement fines; le dernier tour est mé- diocre, arrondi à son extrémité inférieure et pourvu sur le côté gauche d'une varice longitudinale; il porte sur sa partie supérieure les trois rangées de tubercules que nous venons de citer ; il est ensuite strié transversalement jus- qu'à sa base. L'ouverture est ovale, allongée et oblique ; elle se termine à son extrémité inférieure par un canal très-court assez largement ouvert; le bord droit est mince, tranchant, épaissi à l'extérieur par une sorte de bourrelet longitudinal peu marqué ; il est muni à sa face interne de sillons qui correspondent aux stries de la sur- face; ces sillons, ainsi que l'intérieur du canal, sont co- lorés de brun rougeâtre. Cette coquille est d'un gris sale. Long. 1 1 lignes. Habite la mer rouge. Jolie espèce bien distincte de toutes les autres par sa forme élancée et pointue au sommet. 44-. CÉRITE LACTÉE. Cerith. lacteum, Nobis. ( Gollect. du Mus. ) PI. VII, fi(j. 5 et 3 a. C. testa parvâ\ elongato-lurritâ, apice acutâ, transvers'im striatâ, lacteâ; an- fractibus convexiusculis, regulariter granulosis; apeiturâ ovatà; labro dextro tenui ; canali brevissimo, basi truncato. Coquille petite, allongée, pointue, fort étroite, composée de neuf ou dix tours légèrement convexes et GENRE CERiTE. Dp chargés de quatre séries transverses de granulations très- régulières; le dernier tour est garni de ces granulations dans toute son étendue ; sur quelques individus elles de- viennent excessivement fines et même disparaissent tout à fait. L'ouverture est ovale ; le bord droit mince , tran- chant, régulièrement arqué dans sa longueur; le bord gauche est saillant; à sa réunion avec le bord droit, il forme une gouttière fort étroite ; la columelle est tron- quée à sa base ; le canal terminal est si court qu'on l'a- perçoit à peine. La coloration de cette coquille est d'un blanc lacté uniforme. Long. 8 lignes. Habite Petite espèce fort élégante; elle semble se rapprocher plus par- ticulièrement de la Cérite ivoire. 45. CÉRITE D'ÉRIÉ. Cerith. eriense, Valekc. , Collect. du Mus.) Pi. XXIV, fig. i . C. testa conico-turrilà, acutâ, longitudinaliter plicatâ, transversim striatâ, ni- grescente; anfractibus triseriatim granulosis; labro dextro infernè dilatato ; ca- nali brevissimo. Coquille turriculée, pointue au sommet, légèrement renflée vers le milieu et déprimée d'avant en arrière à la base ; les tours de spire, au nombre de huit, ou dix, sont un peu convexes ; ils sont garnis de plis longitudinaux coupés par des stries transverses, dont l'ensemble produit des granulations assez fines disposées sur trois rangs. OO GENRE CÉRITE. L'ouverture est ovale, oblique, terminée par un très-petit canal dirigé du côté gauche et dépassé par le contour du bord droit; celui-ci est dilaté à sa partie inférieure; il forme à son point de jonction avec le bord columellaire une sorte de petite gouttière peu prononcée ; la colu- melle est arquée et revêtue d'un bord assez épais. Cette coquille est noirâtre. Long, alignes. Habite les côtes occidentales de la Floride , et le lac Erié. Nous croyons devoir rapportera cette petite espèce le Cerith. nigrescens de M. Menke. 12. CÉRITE DE SYDNEY. Cerith. australe , Qcoy. (Coll. du Mus.) Voy. de VAstr., pi. 55, tig. 7. PI. VIII, fig. 2. tî. testa turritâ, piicatà, tuberosâ, tenuissimè transversim et undulatim striatâ, fuscâ, vittâ decurrente albâ cinctâ ; canali brevissimo. Coquille turriculée, élargie à la base, régulièrement pyramidale et pointue au sommet ; les tours de spire sont convexes, au nombre de onze ou douze, pourvus de quatre rangées de tubercules qui se correspondent par- faitement, de manière à former des côtes longitudinales interrompues par une suture onduleuse, festonnée et peu profonde ; ces côtes et leurs intervalles sont couvertes de stries transverses ondulées; ledernier tour est plus grand GBNRli CÉRITE. (j I que chacun des tours précédents ; il est convexe et arrondi ; les côtes longitudinales dont il est garni n'en occupent que le tiers supérieur, le reste est orné de stries et de trois ou quatre rangées de petits tubercules. L'ouver- ture est ovale, atténuée à ses deux extrémités; elle se ter- mine à sa partie inférieure par un canal extrêmement court, ne formant même qu'un simple sinus ; le bord droit est tranchant, denticulé, festonné et couvert a sa face in- terne de sillons colorés en noir, dont les intervalles sont d'un gris plus ou moins clair ; le bord gauche est mince, appliqué, blanchâtre ; il revêt la columelle, qui est arquée au milieu et un peu relevée à la base. Cette coquille est d'un noir roussâtre ou couleur de suie, interrompu à la base de chaque tour par une petite fascie blanchâtre; une fascie semblable existe sur le tiers supérieur du dernier tour; il y a des individus qui sont tout à fait dépourvus de ces fascies. L'ouverture est d'un brun noir ou rous- sâtre) avec quelques lignes blanches ; mais les bords sont toujours d'un blanc sale ou jaunâtre. Long. 18 lignes. Habite l'Océanie, le port Jackson. Cette espèce est encore rare dans les collections; elle est remar- quable par les plis qui rident toute sa surface et par son ouver- ture qui est presque entière, le canal y étant réduit à un simple sinus. Elle est très-variable de forme comme de coloration. On en trouve des individus plus raccourcis que le type que nous avons fait représenter, et dont les côtes longitudinales sont aussi plus prononcées. GENRE CERITE. 47. CÉRITE ZONAL2. Cerith. zonale , Brtjg. ( Collect. Lam. ) Lister, Conch., t. 1018, f. 81, PI. VIII, fig. 4 . C. testa turritâ , longitudinaliter obsolète plicatâ, transversim stria to-granu- losâ, albo et nigro altematim zonatâ ; plicis obliquis; canali brevissimo, trun- calo. Coquille turriculée, très-acuminée, formée de dix ou douze tours de spire peu convexes, aplatis près de la suture ; celle-ci est simple, à peine marquée, quelquefois légèrement festonnée ; ces tours sont ornés de côtes ou plis peu développés qui sont formés par la réunion de stries noduleuses ; le dernier tour est plus convexe que les autres; les côtes y disparaissent presque complète- ment à la base. L'ouverture est ovale, terminée par un très-petit canal ou plutôt un sinus large et peu pro- fond ; le bord droit est mince, échancré à sa partie supé- rieure ; il se prolonge sur l'avant-dernier tour en un petit sinus étroit; le bord gauche est mince, appliqué sur la columeUe ; il est muni à son sommet d'une callosité ; la columelle est arquée, aplatie, tronquée à sa base. La coloration de cette coquille est assez singulière ; le fond est jaunâtre et chaque tour de spire est divisé en deux parties par deux zones, l'une blanche et l'autre noire ; la blanche occupe la partie supérieure. La base du dernier tour est garnie d'une troisième zone d'un blanc sale ou grisâtre; l'intérieur de l'ouverture est blanc, avec GENRE CERITE. 63 des stries brunes; le bord columellaire est blanchâtre. Long. 1 6 lignes. Habite les mers de l'Inde et celles de la Chine. Cette espèce a beaucoup d'analogie avec la précétleme; mais ses côtes ou plis sont beaucoup moins prononcés et ses tours moins convexes. L'ouverture est également très-différente; elle est beaucoup plus large à la base, avec le canal moins prononcé et le bord droit échancré à la partie supérieure. 48. CÉRITE BOUEUSE. Ceritk. lutulentum , Nom*. ( Collect. du Mus. ) p t. XXII, fig. 5. C. testa lurritâ, acutâ, trunsversim s:ria(â, férrugineâ; anfractihus lon"itudi- naliter eostatis, mrpernè depressis, albo-zonati-, ultimo convention 1 ; labro dex- tro tenui, (lexuoso; canati brcvi. Coquille turriculée, pointue au sommet; les tours de spire sont légèrement convexes , au nombre de dix et pourvus de côtes longitudinales, lisses, peu prononcées ; il existe près de la suture une légère dépression qui est marquée d'une zone blanchâtre; le dernier tour est plus convexe que les précédents ; il porte des côtes longitu- dinales seulement jusque sur son milieu ; sa base est mince ; deux fortes stries transverses, dont Tune corres- pond à la partie supérieure du bord droit, et l'autre est placée au-dessous, pénètrent dans l'intérieur de l'ouver- ture. Celle-ci est ovale, arrondie, terminée par un très- petit canal ; le bord droit est mince, tranchant, un peu 64 GENRE CÉR1TE. ilexueux; la columelle est lisse et arquée. Celle coquille est d'une couleur de bistre plus ou moins foncée; on la trouve presque, toujours encroûtée par des polypiers ; l'ouverture a la même coloration que l'extérieur. Long. 1 1 lignes. Habite les côtes de la Nouvelle-Zélande. Celle espèce a, par sa forme générale et celle de son ouverture, quelque ressemblance avec le C. turritella; elle s'en distingue par le manque de stries transverses et par conséquent de granu- lations. Son test mince, l'érosion fréquente de ses premiers tours, son canal très-court, lui donnent un peu l'apparence d'une espèce fluviatile et semblent indiquer le passage vers le groupe de ces dernières. 49. CÉRITE TURRITELLE. Cerith. turritella , Quoy. ( Gollect. du Mus. ) Poy. de l 'Astrolabe, pi. 55, hg. 8. PI. XXII, fig. t. C. testa turritâ, acutâ, longitrorsùm transversimque stria ta, granulosâ, apice plicatâ, basi ventricosà , fuscescente , vittâ albà cinctâ ; anfractibus convexis ; .iperturâ subrotundatâ; canali brevissimo. Coquille turriculée, pointue au sommet, formée de dix tours de spire convexes, ornés de plis longitudinaux et de stries transverses, dont l'ensemble forme des granu- lations disposées sur quatre rangs ; le dernier tour n'est granuleux que vers sa partie supérieure ; sa base est garnie seulement de stries transverses. L'ouverture est ovale, arrondie } terminée par un canal extrêmement '* ÔENRE CÉBITE. 65 court, droit, formant à peine une échancrure; la columelle est un peu arquée. Cette coquille, d'un brun plus ou moins foncé, est ceinte vers la suture d'une petite fascie blanchâtre ; quelquefois la couleur brune est rem- placée par un gris ardoise ou une teinte rousse. Long, i pouce. Habite l'Ooéanie , les côtes du port Dorey. La ressemblance que cette coquille offre avec une Turritelle a engagé M. Quoy à lui en donner le nom. SO. OÉRITE BE SARDOUSB. Cerith. sardoum , Cantbaike. (Collect. du Mus.) PI. XXII, fig. 2. C. testa turritâ , conoïdeâ, griseo-fulvâ, glabrâ; anfractibussubplanis, longi tadinaliter striatis; striis subnodosis; ultimo carinâ basali munito. Coquille turriculée, très-allongée acuminée ; les tours de spire, au nombre de douze, sont légèrement convexes, ornés de trois rangées de granulations se cor- respondant de manière à former des plis longitudinaux ; la base du dernier tour est garnie de fortes stries subgra- liuleuses, parallèles aux séries de granulations. L'ouver- ture est ovalaire, terminée par un très-petit canal; la columelle est lisse et un peu arquée ; le bord droit est 5 66 GENRE CÉRITE. mince, tranchant, sinueux à sa partie supérieure. La coloration de cette coquille est grisâtre ou brune. Long. 9 lignes. Habite la Méditerranée , les côtes de la Sicile aux envi- ions de Palerme. Cette petite espèce a de l'analogie avec le Cerith. mamillatum de Risso ; mais ses dimensions sont plus fortes; sa base a surtout beaucoup plus de largeur; ses granulations sont aussi plus prononcées, enfin sa coloration est différente. Il y en a des indi- vidus qui ont une légère teinte bleuâtre, et dont les granulations sont en général plus mousses. M. Cau traîne a le premier décrit cette espèce dans ses diagnoses de quelques espèces nouvelles de mollusques . 51. CÉRITE CONIQUE. Cerith. conicum, de Blainv. ( Coilect. du Mus. ) Blainville, Faune française , pi. 6, A. fig. to. PI. XXIII, Cg. 5. C. testa parvâ, turritâ, albidâ ; anfractibus biscriatim granulosis ; aperturS subrotundâ ; labro destro inferné dilatato ; canali brevissimo. Coquille turriculée, régulièrement conique, acumi- née, assez large à la base ; les tours de spire, au nombre de douze, sont aplatis et garnis de granulations disposées sur deux rangs ; celles de la rangée supérieure sont plus prononcées et dominent la suture de manière à la rendre plus marquée; sur le dernier tour, ces granulations s'é- tendent jusqu'à la base, mais en décroissant graduelle- ment. L'ouverture est arrondie, quoique un peu oblique; elle se termine par un canal excessivement court ; le bord GENRE CBRITE. Qn droit est tranchant, dilaté à sa partie inférieure; il forme un petit sinus vers son sommet, à sa réunion avec le bord gauche. Long. 8 lignes. Habite la mer Rouge. Nous rapportons à cette espèce le Cerith. Caillaudii de M. Po- tier. Cette dernière coquille a été figurée dans le cat. du Musée de Douai (pi. 31,fig. 18). 52, CÉRXTE DE PÉLOB.B. Cerith. peloritanum , Cantraine- (Gollect. du Mus. ) Lister, pi. ioi8, fig. 8i. PI. XXIII, fig. 2 2». C. testa turritfi, conoîdeà, longitudinaliter obsolète plicatâ, bruneo-nigies- cente ; anfractibus convexis, supernè albo-fasciatis, transversim strlatis , sub- granosis ; canali brevi , truncato. Coquille turriculée, pointue au sommet, nn peu ren- flée vers le milieu ; les tours de spire, au nombre de dix, sont convexes et garnis de stries transverses assez pro- noncées, surtout près de la suture où elles sont coupées par des sillons longitudinaux qui forment des granula- tions; dans les intervalles de ces stries, on en distingue d'autres beaucoup plus faibles. L'ouverture est ovalaire, oblique ; le canal de la base est très-court et dirigé sur le côté ; le bord droit est tranchant, dilaté en forme de cuiller 6 sa partie inférieure; il s'unit à son sommet avec le bord columellaire par un très-petit sinus ; le bord columellaire est épais. Cette coquille est d'un brun GENRE CEH1T1 foncé ou noirâtre; la partie supérieure des tours est ceinte d'une fascie blanchâtre qui les divise à peu près en deux parties égales ; la base du dernier est tout à fait brune ; l'ouverture est violacée à l'intérieur ; les deux bords sont blanchâtres. Long, 7 lignes. Habite la Méditerranée , les côtes de Païenne et de Mes- sine , l'océan Atlantique , les côtes de la Floride. Cette charmante petite espèce, assez variable, vit sur les bords des lacs salins. Elle a été décrite par M. Cantraine (Diagnoses de quelques espèces nouvelles de Mollusques). Nous avons fait repré- senter sur notre pi. 23, fig. 2% une variété de cette coquille qui a les plis longitudinaux plus prononcés, surtout à la partie supé- rieure des tours. Elle ressemble sous tous les rapports au Cerith. septemstriatum de M. Say, {American Conchology, cah. 5, pi. 49, fig. 2), ce qui nous a engagé à réunir ces deux espèces. 53. CÉRIIB MAMELONNÉE. Cerith. mamillatum , Risso. ( Collect. du Mus. ) Philippi, Enum. mollusc. Sicil/œ, pi. II, fig. 11-12. PI. XXII, fig. 4. G. testa turritâ, acutâ, albo-fuscoque fasciatâ ; anfractibus numcrosis, qua- driseriatim çranulosis; ultimo striato ; aperturâ ovatâ ; labro dextro supernê -inuoso ; canal i brevissimo. Coquille turriculée, pointue, très-allongée ; on y compte quinze tours de spire rapprochés entre eux, à peine convexes et ornés de quatre rangées de granulations se correspondant régulièrement ; les granulations des deux premières rangées, placées sur la partie supérieure GENRE CÉRITE. 6'y des tours, sont un peu mousses ; la suture est simple et bien marquée ; la base du dernier tour est garnie de fortes stries légèrement granuleuses. L'ouverture est ovalaire, un peu plus haute que large, terminée à sa partie inférieure par un canal réduit à un simple sinus ; le bord droit est mince, tranchant , sinueux à son sommet. Cette coquille est colorée de deux zones décurrentes, l'une blanche, qui occupe la partie supérieure des tours, l'autre brune, placée au-dessous ; la base du dernier tour est toute blanche. Long. 8 lignes. Habite la Méditerranée , les côtes de la Sicile. Jolie petite coquille qui a beaucoup d'analogie avec le Cerith. peloriianum; elle n'en diffère que par sa forme plus étroite et plus allongée. 54. CÉRITE PERLÉE. Cerith. baccatum , Noms. (Gollect. du Mus. ) Montagu , t. 3, suppl., pi. 3o, fig. 6. Pi. XXIII, fig. 4. C, testa turritâ, acuminatâ, fuscâ; anfractibus depressiosculis, triplici granu- lorum supernè rufescentium, infernè alborum série ornatis ; aperturâ ovatâ, :ntùs bruneâ; labro de*tro supernè flexuoso ; canali brevi. Coquille turriculée, allongée, pointue au sommet, formée de douze tours de spire presque aplatis, ornés de petites granulations disposées sur trois rangs ; celles des deux rangs supérieurs sont obtuses et peu marquées; celles du troisième sont plus saillantes et plus réguliè- rement arrondies. L'ouverture est ovalaire, terminée à sa partie inférieure en un petit sinus canaliforme; le JO GENRE CBRITE. bord droit est mince, tranchant, flexueux vers sa partie supérieure. La coloration de cette coquille est très- re- marquable ; le fond est d'un brun noirâtre ; les deux premières rangées de granulations ont une légère teinte rousse, et la troisième est blanche, se détachant sur le fond brun de la coquille comme une rangée de petites perles ; l'ouverture est brune à l'intérieur, avec une fascie blanchâtre sur le bord droit. Long. 8 lignes. Habite la Méditerranée, les côtes de la Sicile. Petite espèce très-voisine du Cerith. mamillatum; elle en a la forme générale; mais la disposition de ses granulations aussi bien que les couleurs dont elle est variée l'en distinguent facilement. Dans l'espèce citée, la zone blanche occupe la partie supérieure des tours ; dans celle-ci, au contraire, il n'y a pas de véritable zone, mais une suite de points blancs placés à la base de chaque tour. C'est le Murex subulatus de Montagu. 55 CÉRITE DE DIEMEN. Cerith. diemerue, Quoi- (Collect. du Mus.) Voy.del Astr., pi. 55, fig. n à i3. Pi. XXIll, fig. a. G. testa minimâ, turrilo-subulatâ, plicatâ, tranversim stria ta, grueo-lascatâ, anfractibas quadristriatis, ultimo convexo; aperturâ subovali, nigro-violaeeà ; canali brevigsimo. Coquille turriculée, conique, pointue au sommet, légè- rement renflée au milieu ; elle est formée de dix tours de spire presque aplatis et garnis de plis longitudinaux mar- •*• GENRE CERITE. Jl quésde fortes stries transverses; ces stries sont au nombre de quatre sur chaque tour et plus' nombreuses sur le dernier, qui est convexe ; elles se continuent jusqu'à la base. L'ouverture est ovale, atténuée à ses extrémités ; l'inférieure se termine par un très-petit canal; le bord droit est mince, tranchant, légèrement flexueux ; la colu- melle est lisse et arquée. Cette coquille est d'un gris plus ou moins foncé ; l'intérieur de l'ouverture est légèrement violacé, ou noirâtre et luisant. Long. 7 lignes. Habite l'Océanie , les côtes de l'île de Van-Diemen. - Malgré l'analogie que cette petite coquille présente avec les pré- < édentes, on l'en distingue par sa forme et les stries de sa surface. 56. CÉRITE ZÉBRÉE. Cerith. zebrum, Noms ( Collect. du Mus. ) PI. XXV, flg. 4. C. testa minimâ, turritâ, acuminatà, striis tenuisslmis eleganter reticulalâ, rubro-fasciatâ ; anfractibus convexis, ultimo bifasciato ; aperturâ ovatâ ; labro dextro varicoso ; canali brevissinio. Coquille petite, turriculée, un peu renflée au milieu, très-pointue au sommet ; les tours de spire, au nombre de neuf, sont convexes, séparés par une suture à peine visible ; toute la coquille est élégamment ornée de stries transverses très-fines , coupées par d'autres stries longitudinales : cet ensemble produit un réseau très- serré de granulations ; chacun des tours est orné d'une 7^ GENRE CÉRITE fascie rougeâtre, placée près de la suture ; le dernier en porte une seconde vers sa partie inférieure; on voit aussi sur la surface une ou deux varices arrondies . L'ouverture est ovalaire, terminée par un très-petit ca- nal assez court et arrondi ; le bord droit est légèrement dilaté, épaissi à l'extérieur par une sorte de varice. Long. 5 lignes. Habite les mers de l'Inde, les côtes de l'île de France. Cette jolie petite espèce ne ressemble à aucune autre du même genre, tant par la finesse de ses granulations que par sa colora- tion. Sa forme générale la rapproche du C. peloritanum, mais elle est beaucoup plus petite et plus élancée. 37. OÉ&XTE CBAG&ZXfÉB. Cerith. granarium, Nobis. ( Collect. du Mus. ) PI. XIX, 6g. 3. C. testa elongato-tarritâ, subulatâ , tran»versim striis elegantcr granulosis aequalibus , griseo-fulvâ ; anfractibus quadriseriatim striatis , ultimo subcon- vexo, basi striato ; labro acuto , simplici ; canali brevissiino. Coquille allongée, subulée, assez étroite ; sa spire, très- pointue, est composée de douze tours légèrement con- vexes ; sur chacun d'eux on compte quatre stries trans- verses de granulations d'une parfaite régularité ; sur le dernier tour, ces stries augmentent en nombre, mais diminuent graduellement de grosseur jusque sur le dos du canal. L'ouverture est ovale-obronde , un peu plus haute que large ; le bord droit est mince, tranchant ; GI'NRE CEIUTE. 7 3 sa columelle est revêtue d'un bord gauche étroit, appli- qué dans toute son étendue. La coloration générale est uniformément d'un gris cendré, tirant quelquefois sur le fauve. Long. 10 lignes. Habite l'Océanie, les côtes de Timor. Espèce fort élégante et qui paraît encore rare dans les collec- tions. Elle semble avoir quelque analogie avec le C. lima, mais elle est plus grande et les séries de ses granulations sont plus régulières. S8. CÉRITE LIME. Cerith. lima, Brug. ( Gollect. Lam. et Mus.; PI. XXIV, fig. 2, 2a, 2b. C. testa turrito-subulatâ, transversal) striato-granulosâ, rufo-fuscescente; anfractibus quadristiatis ; granulis minimis, punctiformibus; canali brevissimo. Coquille turriculée, très-allongée, pointue au sommet, composée de dix ou douze tours de spire légèrement con- vexes, limités par une suture bien marquée ; ils sont or- nés de stries transverses fines et granuleuses qui rendent leur surface rude au toucher; ces stries sont coupées par d'autres stries longitudinales moins saillantes et moins régulières ; tous les tours sont aussi pourvus d'une ou de deux varices arrondies, plus ou moins saillantes et de couleur plus claire que le reste de la coquille. L'ouver- ture est ovale, terminée par un petit canal non écliancré ; le bord droit est fort mince, tranchant, dilaté à sa partie 74 GENRE CÉRITE. intérieure ; la columelle est lisse ou revêtue d'une lame excessivement mince, tordue à la base. Cette espèce est d'un fond jaunâtre, sur lequel se détachent les stries, qui sont d'une couleur plus rouge. La transparence de la co- quille permet d'apercevoir dans l'ouverture la coloration externe. Long. 8 lignes. Habite la Méditerranée, les côtes de Provence, de la Corse, de la Sicile; la Manche, les côtes de Cherbourg et d'Angleterre; le grand Océan, les côtes de la Guadeloupe. On connaît un bon nombre de variétés de cette espèce, à cha- cune desquelles les auteurs ont donné des noms spécifiques. M. de Blainville en a décrit deux : l'une, qu'il a nommée C. elegans, se distingue par sa forme plus étroite que notre type, et la suture de ses tours qui est plus enfoncé. {Voir notre pi. 24, fig. 2 a.) L'autre, qu'il a désignée sous le nom de C. scabrum, offre à peine de différence avec notre type; c'est le Murex reticulatum des au- teurs anglais et le C. Latreillii de Peyreaudeau. Le C. lacteum de Philippi est encore une variété de la même espèce ; cet auteur ne la caractérise que par la couleur toute blanche, par ses plis lon- gitudinaux qui sont plus marqués et par le manque de varices ; mais ces différences ne nous paraissent pas assez prononcées pour former des espèces : nous pensons qu'on doit réunir ces diverses coquilles au C. lima comme de simples variétés. 59. CÉRITE TRILINÉOLÉE. Cerith. trilineatum, Philippi. (Coll. du Mus.) Philippi, Enum. moll. Siciliœ, pi. ii, fig. i3. PI. XXV, fig. 5. C. testa minuta, subulato-turritâ, subrubrâ; anfractibus subplanis , cingulis tribus obtusis , lajvibus; interstitiis 1 incolis longitudinalibus tenuissimis sculptis; canali brcvissimo. Coquille très-petite, allongée, cylindracée, turriculée, GENRE CEIUTB. 75 lormée de douze tours de spire légèrement convexes, bien distincts par la disposition enfoncée de la suture ; ils sont garnis de petites granulations très-régulièrement disposées sur trois rangs transverses. L'ouverture est ovale, terminée par un canal assez court. Cette coquille est d'une couleur uniforme, d'un brun rougeâtre. Long. 5 lignes. Habite la Méditerranée, les côtes de la Sicile. Sans aucun doule cette coquille ne sera considérée par la suite que comme variété dextre du C. perversum; elle en diffère prin- cipalement par cette disposition. Quatrième groupe. Coquilles sénestres, ouverture arrondie, canal de la base le plus souvent clos dans sa longueur et ouvert à son extré- mité. 60. CÉRITE PERVERSE. Cerith. perversum, Lam. ( Collect, Lam. ) Soldani , Testac, i , t. 8, f. 64- PI. XXV, 6g. 4. C. testa contraria , cylindraceo-subulatâ , gracili, tranxversim striato-granu- losà, pallidè ruiâ ; anfractibus planulatis, tristriatis ; ultimi anfractùsbasiplano- concavâ ; canali recto, prominulo. Coquille turriculée, cylindrique, très-étroite et allon- gée, formée de douze, quinze et même vingt tours de HÔ GENRE CÉRITE. spire aplatis, divisés par une suture profonde et canali- forme ; ils sont traversés par des stries décurrentes que coupent d'autres stries longitudinales aussi profondes et aussi rapprochées entre elles, disposition d'où résulte un treillis de granulations très-régulières qui forment trois rangées sur chacun des tours supérieurs et quatre sur le dernier. L'ouverture est médiocre, oblique, terminée par un petit canal qui tend à recouvrir le bord droit et forme un trou à l'extrémité inférieure de la coquille ; le bord droit est mince, festonné par les granulations exter- nes; la columelle est revêtue d'un bord peu épais. Cette espèce est d'un brun roussâtre plus ou moins foncé ; chez quelques individus, la suture et les deux rangées de granulations dont elle est bordée sont légèrement teintées de violet. Long. 10 lignes. Habite la Méditerranée, la Manche et le golfe de Gascogne. Cette espèce , déjà très-remarquable par sa forme allongée- cylindracée et par la régularité de ses granulations, ne l'est pas moins par la disposition sénestre de ses tours ; cette particularité, jointe à la forme singulière de l'ouverture dont le canal est presque fermé, montre l'affinité de cette coquille avec celles dont M. Deshayes a fait un genre particulier sous le nom de Triphore. GENRE CERITli. 77 61. CÉRXTE ORNÉE. Ceritk. ornatum, Deshayes. (Collect.duMus.) Ghemnitz, Conch., t. 1 1, pi. 2i3, fig. 3o22. PI. XXV, 6g. 2. G. testa parvulâ, scnistrorsà, elongato-turritâ, apice aeutâ , basi angustâ, in medio leviter inflatâ ; anfractibus numcrosis, planis, transvcrsîm ;;ranulosis, superioribus rufis, alteris albidis; aperturâ subrotundatâ; canali brevi, simplici. Coquille sénestre, petite, turriculée, légèrement renflée dans le milieu, pointue au sommet ; ses tours, qui s'en- roulent en sens inverse, sont au nombre de neuf ou dix ; ils sont ornés de deux ou trois rangées transverses de gra- nulations parfaitement régulières ; la rangée supérieure est toujours garnie d'une zone étroite d'un brun plus ou moins foncé , tandis que le reste des tours est blanc. L'ouverture est subarrondie, les bords non saillants, lé- gèrement renversés au dehors ; le canal de la base est peu prolongé. Long. 4 lignes Habite la mer des Antilles, les côtes de l'île, Saint- Thomas. Cette jolie petite espèce, que M. Deshayes a placée dans son genre Triphore, est surtout remarquable par sa coloration et ses granulations qui ont l'aspect de petites perles; l'individu qui nous a servi de type et qui fait partie de la collectiou du Muséum, n'est pas dans un état parfait de conservation, la base de l'ouverture n'étant pas complète ; mais tous les autres caractères qu'il pré- présente le rangent sans aucun doute dans notre quatrième groupe. La description qu'a donnée M. Deshayes de la même es- pèce dans X Encyclopédie méthodique, page 1053, nous parait, sans aucun doute, appartenir à notre coquille. 78 GENRE CÉRITE. 62. OÉRITE TRISTOME, Cerith. tristoma , Blàirville. ( Collect. du Mus.) Blainv., malac, pi. 20, fig. 3. PI. XXXII, fig. 1. C. teitâ parvâ, sinistrorsâ. elongato-turritâ , acuminatâ, ad médium inflatâ, rufâ ; anfractibus transversim granulosis ; interstitiis rubro-punctatis ; aperturâ rotundâ ; columcllà torsâ ; canali recurvo. Coquille sénestre, allongée, turriculée, très-acuminée, pointue au sommet, renflée vers le milieu ; ses tours de spire, au nombre de quinze environ, sont aplatis et ornés de séries transverses de petites granulations régulière- ment disposées ; celles de la rangée qui borde la suture sont plus prononcées que les autres ; cette suture forme une sorte de sillon blanchâtre dans lequel on voit en- core une rangée de très-petites granulations. L'ouver- ture est ronde ; le bord opposé à la columelle est très- développé ; à sa partie supérieure il s'unit à la columelle, qui est fortement tordue, et se prolonge en un canal re- courbé sur le dos. Cette coquille est d'une teinte fauve ; les intervalles qui séparent chacune des granulations de la rangée placée près de la suture sont marqués de points rougeâtres. Long. 6 lignes. Habite l'Océanie , les côtes de la Nouvelle-Hollande. Cette jolie espèce est très-remarquable par sa forme acuminée et par la dispositiou de ses rangées de granulations dont l'infé- rieure semble articulée, à cause des points rougeâtres dont elle est entremêlée. GENRE CERITE. JQ 63. CÉRITE AIGUË. Cerith. acutum, Noms ( Collect. du Mus. ) Pi. xxxn, f»g. 2. C. testa pai va, sinistrorsâ, elongato-turrità, acuminatâ, nitidâ, albidâ ; anfrac- tibus numerosis, triseriatim granulosis ; aperturà ovali ; columeilâ torsà ; ca- nali recurvo. Coquille petite, sénestre, très-allongée, turriculée, ré- gulièrement acuminée et pointue au sommet; elle est formée d'un grand nombre de tours aplatis, à peine dis tincts les uns des autres et séparés par une suture très- superficielle ; chacun de ces tours est entouré de trois rangées de granulations arrondies, extrêmement petites et de grosseur à peu près égale. L'ouverture est ovalaire, terminée par un canal recourbé vers le dos ; la columelle est fortement tordue à la base ; le bord qui lui est opposé est tranchant, entier dans les jeunes individus, muni d'un petit trou dans les adultes. Celte coquille est blan- châtre et assez transparente. Long. 5 lignes. Habite. Espèce voisine du C. tristoma, elle en est distincte cependant par sa forme plus grêle, plus allongée et par ses séries de granu- lations quisontégales en grosseur, tandis que, dans l'espèce citée, la série inférieure est plus développée. kfll 8o GENEE CERITE. / m. *i 64. CÉRITE XilLAS. Cerith. violaccum , Qt-ov. ( Gollect. du Mus. ) Foy. de V Astrolabe, pi. 55, fig. 22-a3. PI. XXXII, 6g. k. C. testa minimâ, tarritâ , acuminatâ, granosâ, violaceâ , tubcrculis rotundis cinctà ; apcrlurâ sinistrâ, rotundâ; canali opposite. Coquille très-petite, sénestre, turriculée, légèrement ren- flée à sa partie inférieure ; les tours de spire, nombreux et rapprochés entre eux , sont séparés par une suture peu profonde ayant l'apparence d'un léger sillon; ils sont entourés d'une double rangée de petites granulations en forme de perles. L'ouverture est petite, arrondie ; dans l'état adulte, les bords sont réunis vers la partie in- férieure par une suture qui communique à un très- petit trou arrondi, lequel est la terminaison du canal ; ce canal, fortement recourbé vers le dos, simule une seconde ouverture ; vers la partie supérieure du bord opposé à la columelle, on distingue encore un autre trou plus petit que les précédents, également arrondi. Cette coquille est d'un lilas plus ou moins foncé. Long. 3 lignes. ■ Habite le havre Carteret à la Nouvelle -Irlande. L'individu qui nous a servi de type est le même qui a été rap- porté par M. Quoy. Il a beaucoup d'analogie avec le C. tristoma, cependant on l'en distingue par ses granulations qui sont un peu plus prononcées ; en outre, il est plus petit. • GENRE cir, in 8l Cinquième Groupe. Coquilles fluviatiles ; opercule mince, arrondi, mullispiré. 65. CÉRITE CUILLER. Cerith. palustre, Bbug. ( Collect. Lam. et Mus. ) Rumph., Mus., t. 3o, fig. 9, Pi. I C. testa turri ta, crassâ, longitudinaliter plicatâ, transversim striatâ, fusccs- cente ; anfractibus striatis ; ultimo striis numerosioribus sulciformibus ; labro âubcrenulato. Coquille épaisse, turriculée, régulièrement pyramidale, acuminée, formée d'environ quinze tours de spire qui sont ornés de plis longitudinaux un peu obliques} chacun de ces tours est, en outre, garni de trois sillons décurrents, également distants entre eux; la suture est assez bien mar- quée, quelquefois onduleuse, à cause des plis longitudi- naux; le dernier tour est un peu volumineux, couvert à sa base d'une vingtaine de sillons rapprochés entre eux, outre les trois principaux dont sa partie supérieure est entourée au-dessus de l'ouverture ; sur sa face infé- rieure on ne distingue plus de plis ; vers le côté gau- che, on voit une assez large varice arrondie, on retrouve aussi la trace d'autres varices sur les tours précédents. L'ouverture est grande, évasée, ovale, un peu obli- que; elle se termine à son extrémité inférieure par un canal excessivement court, arrondi et tronqué, formant presqu'un trou à cause de la disposition du bord droit qui est courbé en demi-cercle à sa base ; ce bord est dilaté, crénelé ou festonné ; à sa partie supérieure, il forme une 6 * % 8a GENRE CÉRITE. espèce de gouttière ; le bord gauche est très-mince, ap- pliqué sur la columelle qui porte un pli légèrement sail- lant vers son milieu et une ride transverse peu élevée à son sommet. Cette coquille est d'un brun verdâtre, quel- quefois marron . Long. 4 pouces 8 lignes. Habite les côtes des Indes orientales dans les marais Salins, l'embouchure de la Gambie et de la mer Rouge. Cette espèce, l'une des plus grandes du genre, habile les eaux saumâtres; aussi arrivé-t-il souvent que les coquilles sont rongées au sommet. Nous réunissons au C. palustre le Cerith. crassumde Lam. qui n'eo est qu'un jeune individu. 66. CÉRITE ÉBÈNE. Cerith. ebenimun, Riux. ( Gollect. Lam. ) Favanne, Conch., t. 79, f. n. PI. XXVI, fig. 4 C. testa turritâ, transversim sulcatà, nigrâ j anfractibus subangulatis, medio tuberculatis, tuberculis majuscalis acuminatis ; aperturâ dilatatâ. Coquille turriculée, longue et très-régulièrement acu- minée ; on y compte treize ou quatorze tours séparés par une suture assez profonde et canaliculée ; les premiers sont garnis de côtes longitudinales arrondies qui, vers le septième ou huitième tour, ne forment plus que de simples tubercules de plus en plus distants entre eux; sur le der- nier tour, ces tubercules tendent à disparaître; toute la coquille est couverte de sillons transverses assez pronon- cés. L'ouverture est grande, ovalaire ; les bords sont réunis, fortement dilatés et sinueux ; l'on compte à cette ouverture * GENRE CÉHITE. 83 trois sinus principaux : l'un, qui est le plus protond, est placé vers la base et tient lieu de canal ; l'autre se montre un peu au-dessus, vers le côté gauche, en travers de la co- lumellc, enfin le troisième à la partie supérieure du bord droit ; ce bord est très-développé et tranchant ; le bord gauche est appliqué sur la columelle qu'il dépasse par son extrémité inférieure. Cette coquille est noirâtre, l'intérieur de l'ouverture a une teinte jaune. Long. 3 pouces 2 lignes. Habite les mers de la Nouvelle-Hollande et les côtes de l'île de France. M. Quoy assure que les individus de cette espèce sont tellement communs au Port- Jackson, qu'on les ramasse par centaines sur la vase à mer basse. On la nomme vulgairement la Cuiller d'ébène. 67. CÉRITE DE HUMBOLDT, Cerith. HumbolJti, Vai.enc. ( Collect. du Mus.) Sowerby, Gênera, cah. 42, fig. 9. PU XXVI, fig. 2. C. testa turrità,echinatâ,rubcscente, flammulisalbis longitudinaliter distinctâ; costâ per médium anfractuum unira, muricatâ ; tuberculis compressas ; striis transversis crebris. Coquille turriculée, très-acuminée ; les premiers tours sont arrondis, les autres sont anguleux vers leur milieu; la carène est surmontée d'une rangée de tubercules co- niques et pointus, placés à des intervalles égaux, de ma- nière à former des crénelures verticales ; toute la superficie des tours est ornée d'un grand nombre de stries trans- verses extrêmement fines. L'ouverture est ovale, étroite à sa partie inférieure, se prolongeant en un canal médiocre, largement ouvert et presque droit; le bord opposé à la 84 GENRE CERITE. columelle est sinueux , assez mince. La couleur de cette coquille est d'un marron rougoâtre ; le dernier tour est plus pâle ; le fond en est éclairé par des flammules longi- tudinales blanches qui commencent déjà à paraître vers la base de l'avant-dernier tour. Long. i4 lignes. Habite la mer Pacifique, les côtes de Cumana. Cette coquille a été décrite pour la première fois par M. Valen- ciennes dans le Recueil d'observations de Zoologie, de M. de Hum- boldt. M. Sowerby l'a fait ensuite représenter dans son Gênera < cah. 42, fig. 9) 60iis le nom de C. pacificum. 68. CERITE DE LAMARCK. Cerith. Lamarckii, Valenc. ( Gollect. du Mus. ) PI. XXVII, fig. 5. G. testa turritâ, eohinatà, rufescente ; série tuberculorum bidentium unicâ per médium anfractuum ; striis transversis. ;■•■■ Coquille turriculée, allongée, à spire très-aiguë, formée de douze tours qui sont traversés vers leur milieu par une carène dentelée; cette carène est composée d'une série de tubercules épais, pliciformes, creusés en une petite gout- tière à leur extrémité, ce qui les fait paraître doubles ; près du bord columellaire, naît une autre carène qui s'efface graduellement depuis le milieu du dernier tour jusqu'au bord droit de l'ouverture ; au contraire dans la Cérite de Humboldt, la carène est placée sur le bord droit ; toute la • GENRE CÉBITE. 85 surface de cette coquille d'un roux uniforme est couverte d'un très-grand nombre de stries transverses, fines et ser- rées. L'ouverture est blanche, ovale, subtrigone; le bord droit est mince, légèrement évasé au dehors, formant une espèce de gouttière vers l'endroit qui répond à la carène ; la columelle est arquée, munie d'un bord gauche blanc, assez épais; le canal est peu prolongé. Long. i5 lignes. Habite la mer Pacifique , les côtes de Cumana. Au premier aspect cette espèce semble n'être qu'une variété de la précédente; cependant on lui trouve quelques caractères parti- culiers assez constants, entre autres celui d'offrir sur les derniers tours l'apparence d'une double carène, ce qui a engagé M. Valen- ciennes à la séparer de la C de Humboldt {Recueil d'observations de Zoologie, page 281) . 69. CÉRITE MURIQUÉE. Geritk. muricatum , Bnuo. (Collect. Lam. et Mus. ) Lister, Conch.., t. 121 , f. 17. PI. XXXI, fig. <• C. testa turritâ, muncatâ, rufo-fuscâ ; anfractibus supcrné infernèque stria granosâ instructis, et medio tuberculis magnis acuminatis unicâ série muri- catis ; canali brevissimo. Coquille pyramidale, turriculée ; on y compte treize ou quatorze tours réunis par une suture à peine visible et sur laquelle sont placées une ou deux petites côtes transverses décurrentes et granuleuses, ce qui rend la suture comme crénelée ; sur le milieu des tours s'élève une rangée de gros tubercules coniques, épineux, dont la pointe est lé- 86 GENRE CBRJTE. gèrement recourbée vers la spire et dont le nombre est de huit environ sur chaque tour ; le dernier de ces tours est un peu aplati en dessous ; à sa base il est muni de deux rangées de granulations semblables à celles qui bor- dent la suture ; près du canal, il est entouré de stries cir- culaires. L'ouverture est ovale, presque quadrangulaire, un peu oblique, terminée par un canal tronqué, extrême- ment court; le bord droit est tranchant, dilaté, sinueux ou versant à sa partie supérieure : il domine la columelle qui est revêtue d'un bord gauche appliqué. Celte coquille est d'un brun rougeâtre ou marron ; la columelle est marquée de rouge ou de blanc. Long. 19 lignes. Habite les côtes occidentales de l'Afrique. On rencontre cette coquille surtout vers les côtes du Sénégal, dans toutes les rivières où les eaux salées de la mer remontent; aussi est-il rare d'y trouver la spire entière; c'est ce qui arrive à la plupart des coquilles fluviatiles ; la spire y est tronquée ou même cariée. 70. CÉRITE H ATISSOIRE. Cerith. radula . Brcg. (Collect. Lam. et Mus. ) Lister , Conch. , t. 122, fig. 18-20. PI. XXXI, fig. ?. C. testa turritâ, muricatà, rufo-fuscâ; anfractibos medio tuberculis unicâ -série muricatis striisque pluribus granosis circumvallatis ; canali brevi, recto. Coquille turriculée , acuminée , composée d'une dou- zainede tours légèrement convexes, peu élevés, garnis de stries transverses, inégales et granuleuses : celle qui est près GENRE CER1TE. 87 de la suture est plus prononcée et forme une espèce de petit cordon ; à la partie supérieure des tours s'élève un rang de tubercules assez saillants , coniques et pointus qui font paraître la coquille comme étagée. L'ouverture est ovalaire, un peu oblique, elle est atténuée à sa partie inférieure où elle se termine par un canal très-court et superficiel ; le bord droit est dilaté, tranchant, pourvu à sa partie supérieure d'un sinus qui correspond à la rangée de tubercules ; la columelle est droite , recouverte d'un bord gauche mince. Cette coquille, revêtue de son épi- derme, est de couleur marron ; lorsqu'elle en est dépouil- lée, elle est blanche. Long. 23 lignes. Habite les côtes occidentales de l'Afrique, l'embouchure de la Gambie. Espèce qui a beaucoup d'affinité avec la précédente ; elle en diffère par ses tubercules qui sont moins saillants et surtout moins nombreux; elle est aussi plus acuminée au sommet. 71. CÉ&ITE GRANULEUSE. Cerith. granulatum. Bacc. (Gollect. Lam. et Mus.) Lister, Conch,, t. 122, fig. 18. PI. XXXI, fig. 3. C. testa turritâ, transversè striatâ, rufo-fuscescente ; anfractibus medio tri- fariàm granulatis ; interdùm varicibus brevibus sparsis. Coquille allongée, turriculée, pointue au sommet ; ses tours de spire, au nombre de quinze environ , sont con- vexes, garnis de stries trans verses, granuleuses, peu sail- 88 GENRE CÉR1TE. Jantes et de forme irrégulière, les unes arrondies, les au- tres plus allongées ; la rangée qui est placée près de la suture ressemble à un petit chapelet, les granulations de la rangée qui suit sont toujours plus larges et plus mar- quées; le dernier tour est convexe, arrondi. L'ouverture est ovalaire, atténuée à sa partie inférieure, terminée par un sinus canaliforme très-superficiel; le bord droit est tranchant, dilaté, sinueux à sa partie supérieure; la co- lumelle est revêtue d'un bord gauche mince et appli- qué. Celle coquille est d'un brun rougeâtre ou marron; l'ouverture est blanche ou d'une teinte jaune très-pro- noncée. Long. 26 lignes. Habite les côtes d'Afrique, le Sénégal, les côtes de la Gambie. Cette espèce a la plus grande analogie avec le C. radula, elle en a presque tous les caractères; ce qui peut l'en distinguer, c'est le manque de tubercules épineux à sa partie supérieure, mais la rangée de granulations qui remplace ces tubercules est elle-même bien plus prononcée que les autres. Les tours de spire sont aussi plus arrondis. 72. CÉRITE TÉLESCOPE. Ceritk. telescopium , Brtjg. (Collect. Lam. et Mus ) Bonanni, Récr. t 3, fig. 92. PI. XXVIII, Gg. 1. C. testa conico-turritâ, transversim sulcatâ, fuscâ; columellâ uniplicalâ ; ca- nali brevissimo, margine recurvo. Coquille conique, pyramidale, turriculée, très-large à la base, pointue au sommet; elle est garnie de sillons GENRE CÉRITE. 89 transverses décurrents, fort nombreux et à peu près égaux entre eux ; elle est composée de vingt ou vingt-deux tours de spire étroits, difficiles à distinguer les uns des autres, car ils ne font aucune saillie, et les sutures se confondent avec les sillons ; le dernier tour est convexe , aplati vers sa base qui est garnie de fines stries granuleuses et de deux ou trois côtes circulaires qui pénètrent dans l'inté- rieur de l'ouverture. Celle-ci est subquadrangulaire, plus large que haute ; le bord droit est mince, tranchant, for- tement arqué, échancréà sa partie supérieure ; à sa base il forme un sinus profond, arrondi et circulaire, tenant lieu de canal et se réunissant à la columelle qui est fortement tordue et surmontée d'un pli oblique ; ce pli persiste tout le long de l'axe. La coquille est d'un beau brun noir, of- frant quelquefois des tàscies rougeâtres ou jaunâtres. Long. 2 pouces 10 lignes. Habite les mers de l'Inde, la côte de Malabar, Singa- pore et Amboine. Grande et belle espèce assez commune dans les collections et qui a servi à Montfort pour établir son genre Télescope; ce genre, adopté d'abord par quelques conchyliologues, a été supprimé peu après. 73. CÉRITE SILLONNÉE. Cerith. sulcatum, Brug. (Collect. Lam. et Mus. ) Bonanni, Récréât., t. 3, fig. 68. PI. XXVII, fig. 4 et 2-2» var. G. testa turrità, solidâ, longitudinaliter plicatâ, transversim striatâ, univa- ricosâ, rufo-fuscescente ; labro magno, semicirculari, basi ultra canalem por- recto . Coquille épaisse, ovale, oblongue, turriculée; les tours gO GENRE CÉRITE. de spire, au nombre de dix, sont séparés par une suture subcanaliculée ; ils sont garnis de plis longitudinaux un peu obliques, traversés par quatre ou cinq sillons régu- lièrement distants entre eux; sur le dernier tour, les plis sont moins prononcés , les sillons beaucoup plus nom- breux occupent toute la base de la coquille. L'ouverture est très-grande, très-ouverte, plus haute que large ; elle se termine à son extrémité inférieure en un canal droit, très-court, s'ouvrant par un trou arrondi qui est formé par la jonction des deux bords; celui de droite se pro- longe au-dessus de ce trou ; il est évasé, dilaté, un peu épaissi à l'extérieur, crénelé à sa face interne; le bord co- lumellaire est mince et appliqué. Cette coquille est d'un fauve obscur, quelquefois verdâtre. Long. 2 pouces 5 lignes. Habite les mers des Indes orientales. Cette espèce est du petit nombre de celles dont le canal, dans les individus adultes, étant recouvert parle prolongement du bord droit , forme un trou complet. Nous avons fait représenter deux variétés de cette Cérile. La première (pi. 27, fig. 2) est plus petite que notre type, d'une couleur un peu plus foncée ; elle est ceinte vers la suture d'une fascie brune, et une fascie semblable existe sur le milieu du dernier tour ; cette fascie, est parfaitement visible, et la transparence de la coquille permet de l'apercevoir dans l'intérieur de l'ouverture ; les côtes longitudinales sont plus déve- loppées sur cette variété. La seconde (même planche, fig. 2,».) est d'une forme plus élancée et a le canal de son ouverture lar- gement ouvert ; celle-ci est blanchâtre. On la trouve sur les côtes de Saint-Domingue. GENRE CERITE. 1)1 74. CÉRITE COKNXIi Cerith. corneum, Nobis. (Gollect. du Mus. ) PI. XXXII, 6g. 5. C. testa, tcnui, nitidâ, turrito-acuminatâ, tenuissimè striatâ, roseâ; anfrac- tibus eonvexis longitudinaliter costatis ; aperturâ ovali. Coquille mince, transparente, turriculée, régulière- ment aeuminée ; on y compte douze ou treize tours de spire qui sont convexes et ornés de petites côtes longi- tudinales arrondies ; ces côtes sont bien marquées sur les premiers tours , remplacées sur le dernier par de petits plis longitudinaux à peine visibles, et traversées par des stries d'une finesse extrême ; ces stries couvrent toute la surface de la coquille. L'ouverture est grande, ovalaire, elle se termine à son extrémité inférieure en un canal arrondi, ouvert par un trou complet dû à la réunion des deux bords; ces bords sont minces et fort élevés au- dessus du canal. La coquille, d'une grande transparence, a une teinte généralement rosée. Long. 5 lignes. Habite Charmante petite espèce qui se rapproche seulement du C. sulcatum , à cause de la disposition de ses bords et de son ca- nal, mais elle est beaucoup plus petite et sa coloration est diffé- rente. 02 GENRE CER1TE. 73. CÉRITE FLUVIATILE. Cerith. fluviatile , Potœz. ( Collect. du Mus. ) Lister, pi. 122, fig. 19. PI. XXIX, fig. 3. G. testa turritâ, subulatâ, fusco et castaneo itavesccnte coloratâ, longitudina- liter plicatâ, transversimque granulosâ; ultimo anfractu varicoso, transver- sim sulcato, fasciis rubro-fuscis cincto ; aperturâ ovali; labro dextro dilatato, reflexo ; canali brevi, subrecurvo. Coquille turriculée , régulièrement conique et acumi- née, composée de huit ou dix tours de spire aplatis, sé- parés par une suture profonde et ornés d'un grand nom- bre de côtes arrondies qui sont traversées par des sillons; le dernier tour porte sur le côté gauche un bourrelet longitudinal très-marqué ; la base de ce tour est dépour- vue de côtes, mais entièrement sillonnée. L'ouverture est ovale, oblique, elle se ternaire à son extrémité infé- rieure par un sinus canaliforme ; le bord droit est dilaté, évasé ; l'angle de sa partie inférieure est très-développé ; le bord gauche est mince, étendu ; la columelle est un peu tordue à la base. Cette coquille est d'un brun ver- dâtre, l'épiderme tire sur le jaune ; les sillons sont colorés de brun et sont très-visibles dans l'intérieur de l'ouver - ture. Long. 1 pouce. Habite l'océan Indien , la côte de Malabar. Espèce très-commune dans les collections. On la trouve, de même que toutes celles de ce groupe, dans les eaux saumâtres. GENRE CÉRITE. ()3 76. CEKITE PETITE AILE. Cerith. microptera, Nobis. ( Gollect. de M. Delessert. ) Pi. 30, fig. 3. C. testa elongato-conicâ, acuminatâ, longitudinaliter plicatâ, transversim bi- sculatâ, fusco-subviridi ; suturis sulcisque nigricantibus ; anfractibus numerosis, subplanis; labro dextro valdè dilalato; aperturâ albidâ, bruneo-Jineatâ. Coquille allongée, turriculée, régulièrement conique, pointue au sommet ; les tours de spire, au nombre de quinze environ, sont aplatis, séparés entre eux par une suture on- duleuse et peu profonde ; leur surface présente un grand nombre de plis longitudinaux très-rapprochés les uns des autres, traversés par deux sillons décurrents qui y produi- sent des [granulations ; le dernier tour est assez grand, convexe sur le dos où il est sillonné dans toute son éten- due ; on remarque une varice sur le côté gauche, elle est opposée à l'ouverture; celle-ci est ovale, atténuée à ses ex- trémités, ayant une direction oblique par rapport à l'axe de la spire, elle se termine à la base par un canal très- court; le bord droit est épais, fortement dilaté latérale- ment et à sa partie supérieure en une sorte d'aile, il offre une gouttière formée par le développement des deux bords ; cette coquille, d'un brun verdâtre peu foncé, a ses sutures et ses sillons décurrents d'un brun noirâtre. L'ou- verture est blanchâtre avec des lignes transverses brunes. Long. i5 lignes. Habite l'océan Indien. Jolie espèce qui a la plus grande analogie avec le C. fluviatile ; cette analogie est telle que nous avons longtemps hésité à l'en séparer ; en effet les tours de spire sont tout à fait semblables dans l'une et l'autre espèce ; mais dans notre C. mieroptera, les bords de l'ouverture se dilatent et sont développés d'une ma- 94 GENRE CÉRITE. nière extrêmement remarquable; la coquille est aussi plus grande et d'une forme plus régulièrement acuminée; l'individu qui nous a servi de type faisait partie de la belle collection de feu M. Teis- sier; elle appartient maintenant à M. Delessert. 77. CÉRITE A VARICE. Cerith. varicosum, Sow. (Collect. du Mus. ) Sowerby, Gênera, cah. 42, f. 5. PI. XXX, Gg. 2. C. testa turritâ, acutâ, varicosâ, fuscà, ad médium rubro-fasciatâ ; anfrac- tibus convexis, costatis, granulosis ; aperturâ ovali ; labro dextro dilatât o Coquille turriculée, pointue; ses tours de spire, au nombre de douze ou quinze , sont convexes et portent des côtes arrondies plus ou moins prononcées, mais rap- prochées entre elles; ces côtes sont traversées par des stries qui y produisent des granulations ; les tours sont garnis de varices et de bourrelets longitudinaux ; celui du dernier tour est placé sur le côté gauche ; ce tour est très-convexe. L'ouverture est ovale, presque entière ; les deux bords se réunissent à leur extrémité inférieure en ne fermant qu'un petit sinus très-superficiel ; le bord droit est dilaté, évasé, un peu versant à sa partie supé- rieure et marqué de légères traces de sillons transverses; la columelle est droite à sa base; elle est recouverte d'un bord gauche mince et appliqué. Cette coquille, d'un brun rougeâtre, offre vers le milieu de ses tours une petite fascie beaucoup plus claire. Long. 16 lignes. Habite l'océan Indien. Cette espèce , de la division des Potamides , est une de celles GENRE CÉH1TE. 93 chez lesquelles le canal de la base, représenté par un simple sinus, est le moins développé. Les varices qui existent sur chacun des tours, et notamment sur le dernier, servent à distinguer cette cé- rite de la confluviatile, avec laquelle elle pourrait être confondue par l'ensemble de ses caractères. 78. CÉKITE OBTUSE. Cerith. obtnsum, Lam. (Coll. Lam. et Mus.) Sowerby, Gênera, cah. 42, fig. 2. PI. XXIX, fig. \ et 2 var. C. testa turritâ, apice obtusâ, crassiusculâ, longitudinaliter plicatâ, transver- sim striatâ, univaricosâ, supernè cinereâ, infernè rufo-fuscescentej ultimo an- 1 ractu ventricosâ; labro margine exteriore crassissimè marginato. Coquille conique, cylindrique, turriculée , pointue ou tronquée au sommet, suivant l'âge, composée, dans l'état adulte, de dix ou douze tours convexes, ornés de côtes longitudinales arrondies ; ces côtes sont traversées par une demi-douzaine de stries décurrentes qui forment un treillis assez régulier et des granulations plus ou moins marquées ; le dernier tour est garni vers sa base de stries plus petites et plus rapprochées entre elles. L'ouverture est grande , presque ronde , terminée à sa partie infé- rieure par un rudiment de canal ou plutôt un simple si- nus que domine l'angle intérieur du bord droit; celui-ci est dilaté, épais, aplati, bordé au dehors ; il s'étend sur l'avant-dernier tour en donnant naissance à une gouttière à peine visible ; la columelle est droite, revêtue d'un bord gauche mince et relevé en une sorte de lame arrondie. Cette coquille est d'un brun fauve, quelquefois blanche. Long. 21 lignes. Habite les mers de l'Inde, les côtes de Madagascar et de Timor. Le Cerith. obtusum est une espèce facile à distinguer par la dis- 96 GENRE CERITE. position du réseau granuleux que forme la réunion de ses côtes longitudinales et de ses stries transverses; sa spire tronquée et le développement de son bord étroit sont des caractères qu'il par- tage avec d'autres espèces du même groupe. On en connaît une variété signalée par Lamarck (voir notre p!. 29, fig. 2) ; elle pré- sente quelques différences avec notre type; elle est plus étroite, plus allongée; ses tours de spire, un peu plus nombreux, sont garnis de côtes longitudinales plus rapprochées entre elles; elle est enfin d'une teinte un peu plus grisâtre. 79. CÉR.ITE DÉCOLLÉE. Cerith. decollatum, Bf (Collect. Lam. et Mus.) PI. XXVIII, Gg. 2. C. testa turritâ, apice truncatâ et consolidatâ, longitudinaliter plicato-sulcatâ, transversim tenuissimè striatâ, univaricosâ, griseo-fulvâ; plicis laevibus, ad in- terstitia transversè striatis; ultimo anfractu subfasciato; labro margine exte- riore marginato. Coquille turriculée, cylindrique, allongée, souvent à sommet tronqué et composée dans cet état de six ou sept tours de spire convexes; ces tours sont ornés de côtes longitudinales rapprochées entre elles et arrondies; toute la surface de la coquille est marquée de stries transverses extrêmement fines, peu visibles sur les côtes, mais très- distinctes dans les interstices; le dernier tour est muni d'un bourrelet placé du côté gauche, les plis longitudi- naux y sont moins nombreux. L'ouverture est arrondie à l'intérieur, elle se termine à sa base par un petit sinus que l'angle terminal du bord droit domine; ce bord est courbé en demi-cercle, dilaté, un peu réfléchi au dehors; la columelle est légèrement tordue à la base , revêtue GENRK CERITE. 97 d'un bord gauche lisse et arrondi. La coquille est d'une coloration grisâtre , ceinte de petites fascies d'un brun rouge, au nombre de deux sur chacun des tours supérieurs et de trois sur le dernier. Long. ï3 lignes. Habite les mers de l'Inde , les côtes de Madagascar. Celte espèce est du petit nombre de celles dont la spire change de forme avec l'âge; dans les jeunes individus, cette spire est ré- gulièrement acuminée et pointue; dans les adultes elle devient tronquée, et la coquille présente|un tout autre aspect. Cette Cérite, quoique offrant beaucoup d'analogie avec la précédente, en est distincte par sa forme plus étroite et surtout par le treillis de sa, surface, qui est plus fin et moins prononcé. 80. CÉRITE DE LAFOND Cerith. Lafondii , Michach Collect. du Mus.) Michaud, Act. de la Soc. Un. de Bor- deaux , année 1829, pi. 5, tig. 7-8. PI. XXIV, fig. 3. C. testa parvâ, turritâ, pelluridâ, ferrugineâ, longitudinaliter obliqué costatâ, inter striatâ ; anfraclibus duodecim convexis, propè suturas in fer ne sulcis binis ornatis; ultimo tantùm basi obsolète striato, apice acuto; aperturâ subtriangn- lari; labro acuto, extùs subvaricoso; canali brevissimo, vix distincte Coquille turriculée, pointue au sommet, formée de douze tours de spire très-convexes, qui sont ornés de nombreuses côtes longitudinales arrondies; sur le dernier tour, ces côtes deviennent moins saillantes et sont plus rapprochées entre elles; elles ne se prolongent pas jusqu'à la base de la coquille, où l'on voit quelques stries transverses trè?-fines. 7 08 genre cjérite. L'ouverture est arrondie, un peu versante; le bord droit est épaissi à l'extérieur en une sorte de bourrelet; il est mince, dilaté à son extrémité inférieure ; il s'unit au bord gauche sans former d'angle, ni de gouttière. Cette coquille est transparente, d'un jaune ferrugineux; une fascie un peu plus foncée entoure la suture. Long. 5 lignes. Habite les mers des Indes. Petite espèce remarquable par son ouverture qui est presque entière; elle a l'aspect d'un petit Cyclostome. 81. CÉRITE DE MONTAGNE. Cerith. Montagnei , d'Orbigm. (Gollect. du Mus.) Voyage de a" Orbigny , pi. 63, fig. 3-4. Pi. XXX, flg. 4. C. testa turrito-acuminatâ, ventricosiusculâ, albâ vel fui va, fusco-fasciatâ; anfractibus convexis, longitudinaliter costatis, ultimo transversim striato ; aper- turâ subrotundâ ; labro dextro dilatato. Coquille turriculée, légèrement ventrue, acuminée au sommet ; les tours de spire , au nombre de douze , sont très-convexes et ornés de côtes ou de plis longitudi- naux arrondis, rapprochés entre eux ; le dernier tour est pourvu à sa base de stries transverses. L'ouverture est grande, ovalaire, presque ronde et entière; le bord droit est dilaté , versant, épaissi par une couche de dépôt vi- treux; il s'unit au bord gauche vers son extrémité infé- rieure, en offrant la trace d'un sillon qui tient lieu de canal; le bord gauche est très-développé, il recouvre complète- GENRE CÉRITE. qq ment la columelle qui est peu arquée à sa base. Cette co- quille est d'un fond blanc ou jaunâtre ; chacun des tours est ceint d'une ou de deux larges fascies brunes, bien pro- noncées sur le dernier. Long. 14 lignes. Habite l'océan Pacifique, les côtes du Chili. Cette jolie espèce, peu répandue encore dans les collections, a beaucoup d'analogie avec plusieurs autres du même groupe ; ses plis longitudinaux ressemblent à ceux du C. decollatum, mais son ouverture est différente ; cette ouverture a quelques rapports avec celle du C. varicosum ; la forme cylindrique de la coquille, un peu renflée à l'extérieur, la distingue facilement de cette der- nière espèce. Ou en connaît cependant une variété qui est plus étroite et plus allongée, mais qui, du reste, présente tous les au- tres caractères de notre type. ®abk DES ESPÈCES DE CÉRITES DIVISEES EH CINQ GROUPES. Premier Groupe. Coquilles a canal prolongé et légèrement recourbé ; opercule ovalaire et pancispiré. NOMS des espèces, de loirs auteurs. p ag . PI. t'ig. Cerite Noduleuse. Cerithium Nodulosuin. Bru»., Lam 4 2 -1 — Erythréenne. — Erythraeonense. Lara. 6 3 2 — Hérissée. — Echinatum. Lam. 7 5 4-4» — d'Adanson. — Adansoni. Brug. 9 4 2 — Colonnette. — Columna. Sowerby. 40 k 4 - Géante. — Giganteuni. Lam. 44 44 — Marbrée — Marmoratum. Quoy. 43 42 4 Lisse. — Levé. Quoy. M 47 4 Deuxième Groupe. Coquilles dont te canal est fortement recourbé vers le dos. Cérite Obélisque. Cerithium Obeliscus. Brug. 1-5 5 4-4 — Chenille. — Aluco. Brug. 47 6 i 102 TABLE. NOMS de leurs auteurs. P»g. pi. des espèces. Fig. Cérite de Sowerby. Cerithium Sowerbyt. Nobis. 48 7 2 — Buire. — Vertagus. Brug. 20 48 2 — Galonnée. — Taeniatum. Que-y . 24 40 2 — Élancée. — Procerum. Nobis. 22 48 4 -4 a — Fasciée. — Fasciatum. Brug. 25 20 1-4* — Subulée. — Subulatum. Lam. 24 49 4 — Rayée. — Lineatum. La m. 25 24 4 — Semi-Granuleuse. — Semigranosum. Lam. 26 24 4 — Cordonnée. — Torulosum. Brug. 27 44 2 Troisième Croupe. Coquilles à canal très-court. Cér-ite Goumier. Cerithium Vulgatum. Brug. 29 r ■ 16 2 — Fauve. - Fuscatum. Costa. 30 9 4 — Corail. — Coralium. Dufresne. 52 8 5 — Noircie. — Atratum. Brug. 33 40 3 — Tuberculée. — Tuberculatum. Lam. 55 45 4 — Truitée. — Maculosum. Nobis. 36 43 5 — Rôtie. — Adustum. Nobis. 37 43 2 — Peinte — Pictum. Wood. 38 47 2 — Oculée. — Ocellatum. Brug. 40 42 2 — Renflée. — In lia tu in. Quoy. 44 7 4 — Ecrite. — Litteratum. Brug. 42 44 4-4 = — Semi-Ferrugineu9e. — Semiferrugineum. Lam. 45 44 3-3. — Ivoire. — Eburneum. Brug. 44 40 2 — Rubanée. — Lemniscatum. Quoy. 45 46 4 — Piqûre de mouche. — Stercus-Muscarum • Say. 47 4 1-4 — Ponctuée. — Punctatum. Brug. 48 46 4 — Monilifère. — Moniliferum. Dufresne. 49 16 3 — Courte. — Brève. Quoy. 50 14 2 — Mûre. — Morus. Lam. 52 45 4 — Raccourcie. — Breviculum. Sowerby. 55 45 4 — Rugueuse. — Rugosum. Wood. 54 45 5 — Bigarrée. — Variegatum. Quoy. 55 15 2 — Ferrugineuse. — Fcrrugineum. Say. 56 16 2 — Grenue. — Granosum Nobi*. 57 4 5 TABLE. IOÔ NOMS Pag. Pi. ' des espèces. de leurs auteurs. Kg. Cérite Lactée. Cerithium Lacteum. Nobis. 58 7 3-3» d'Erié. — Eriense. Valenc. 59 24 \ — de Sydney. — Australe. Quoy. 60 8 2 — Zonale, — Zonale. Brug. 62 8 4 — Boueuse. — Lutulentum. Nobis. 65 22 3 — Turritelle. — Turritella. Quoy. 64 22 \ — de Sardoum. — Sardoum. Cantraine. 65 22 2 — Conique. — Conicum. Blainv. 66 23 3 — de Pélore. — Peloritanum. Cantraine.' 67 23 2-2» — Mamelonnée. — M a ni il lai uni. Risso. 68 22 4 — Perlée. — Baccatum. Nobis. 69 23 4 — de Diémen. — Diemense. Quoy. 70 23 1 — Zébrée. — Zebrum. Nobis. 71 25 4 — Chagrinée. — Granarium. Nobis. 72 49 3 — Lime. — Lima. Brug. 73 24 2-2b — Trilinéolée. - Trilineatum. Philippi. 74 25 3 Quatrième Groupe. Coquilles semestres; ouverture arrondie, canal de la base le plus souvent clos dans sa longueur et ouvert à son extrémité. Cérite Perverse. Cerithium perversum. Lam. 75 25 \ — Ornée. — Ornatum. Deshayes. 77 25 2 — Tristome. — Tristoma. Blainville. 78 32 1 — Aiguë. — Acutum. Nobis. 79 32 2 — Lilas. — Violaceum. Quoy. 80 32 4 Cinquième Groupe. Coquilles fluviatiles ; opercule mince, arrondi et multispiré. Cérite Cuiller. Cerithium Palustre. Brug. 81 \ — Ebène. — Ebeninum. Brug. 82 26 \ — de Humboldt. — Humboldti. Valenc. 83 26 '2 io4 TABLE. NOMS Pag Pi. des espèces. de leurs auteurs. Fi s . Cérite de Lamarck . Cerithium Lamarekii. Valenc. 84 27 5 — Muriquée. — Muricatum. Brug. 85 54 4 — Ratissoire. — Radula. Brug. 86 51 2 — Granuleuse. — Granulatum. Brug. 87 5i 5 — Télescope. — Telescopium. Brug. 88 28 4 — Sillonnée. — Sulcatum. Brug. 89 27 4-2 — Cornée. — Corneum. Nobis. 94 32 5 — Fluviatile. — Fluviatile. Potiez. 92 29 5 — Petite Aile. — Microptera. Nobis. 95 50 5 — à Varice. — Varicosum. Sowerby. 94 50 2 — Obtuse. — Obtusum. Lam. 95 29 4-2 — Décollée. — Decollatum Brug. 96 28 2 — de Lafond. — Lafondii. Michaud. 97 24 3 — de Montagne. — Montagnei. d'Orbigny. 98 50 ' 4 •^ u / THE 1W»*M Of tHfc UHIVER&11Y W ïttW 1 * CERITE (Centhium) ri i Cérile noduleuse 2. Cérile i-ordoniioe PuHiè par J. B.Bai]lièie et OU, Pari ffeniJi nodu/oj-um flruç) i ( CerilJi: toru/osu/n Bruç.) CE1UTE (Cerithium) PI. 3. 1 . Cerite terissée . fCcrith: er/ii/idium/ Lam.J 2 (crite erythréenne . ÏCerilh: cryûirœonensc Lam, .) Publié par J. B. Bailli ère et fils, Paris, THE UBFURY OFÏHE UNiYERsiïr af mnm CKIUTK ((Vritlmmii PI. i.Corite oolonnetie a.Cerite i Adanson 3.Cérite ETCliuu . o Jfoch* pùijy (Gerith co&otwt Sow. ) (Garilh : Adttrtfenui /iruçj fCerii/v . ûfttMk nui i mkir .) Publié par J B. Baillièce et fils, Paris. . Hocoiu^t jv. the imm of m CERITE ÏCerithium PL 5. 1. Cerite obélisque . i^Cénte îd. variétés {Ctrrf/i . obelœus JBrug ■.} ( CerU/i: ù£ oarr/>&i£cs j Jioch ?ubT.iè par J, B. Baillière et fils, Paris, THE UBSARY Of rî!E UNIVEHSITY OF ICDVMS (T.UITE Teritliiumi H. 6. i . Cente cheville . s.Ccntc! C'Oimiior vai /Cerith : h , roc///<'.r Litm.) Publié -o*y J. B. BailUère et fils, Paris. the imm OF ÏHE UNIYERSIÏY 6F ftttm CERITE (Cerithiuin) PI. ± Cérile renflée 2. Cérile de Sowcrby 5. Cérile Jactcc . fCerctA ■■ in/la/um . (>"oy ; fCerttfl Soioerùyi' ■ Ifobir.j /ÏCeriïA /ac/rtim . Jfoâij.J Jtoc/i pùl.r . Publié par J. B. Baillière et fils. Paris THE IfflMV OF IHE UKivERsi rr OF v.mm CE1UTK Yferithium.) PI 8. 1. Cérite ^Tonale . %. Cérite de Svchu-v. 5. Cérite Corail . fCerU/u: AuslrcUes guoy J ( Ce/ ■(//} : Caratlkunv jht/r&m»^ Rocjv piflX/ ■ PublAépar J. B. Baillière et fils, Paris. /locourt se-. THE UMARY of m UNIYERSIÎY OF ICDWR CERITE (Ceritlmim) ri i . Cérite fauve 2 .Cérite o'oumier PnbHé par J, B. BnUlicre et fils , Pari fi '<>/ ù/i ; fèwoatUfH Costa ./ t O'rù/i i/t. jSrwj.) Xod, pi,u- publié par J. B . BailUère et fils, Paris PtrorJ THE UBMRY Of f!i-E UWVERSITY ÛF rr.TÎ*mS CER1TE fCenlhium) PI Ccritc o'éarite. fCerilh çigariteartv. Lam ■) Publié par J. B. Baillière et fils, Paris fHE MBRARY OF fHE UI1IVEBS1TY OF ItttMIS CERITE fCerilluuni) PI i. Cénte marbrée . f CeritA/- marmoralu/n, . j)u/>i/) a.CériLe oculée . tCerith: oce/ûUiun-. Briyj Publié par J , B . Baillière et fils, Paris. OUV£ESkIÏ Of mm% CEB1TE fCcrithium) PI. i3. 3. 3. 1 . Ccri l e t ubercuke 2.(\ : riU' Imitée . 5. Cérite i'olie fûrùA : àiôercu/aliun . lamj ( Cerith : macu/osum nobw) i (.i PnMié par J. B, Bailli ère et fils, Pana. Prroe/ o-r ïhê \mixi UMWEBSUY OFttBM CERITE (Cerillmini) PI i5 I I. i . Cerite mure , 2. Cerite bigarrée. 3. Cerite IVHBW. 4 . C en t e raccourcie fferùA: morus . Zam . ) ( CertfA : va/vegalum . Quoy j i CerUh : rttfOJUr. Uood / / ferif/i brp»ica/i//>r ..i'otverbt/ ) ItorJi .pi/u- . Publié par J, B BailHère et fils, Paris the wmi OF THE UMIYERSITY CF iîXfôQIS CKttITE Cerithium) PI i(i 3. 1 . Cérite rubanée . (Cerùh lenvuscatuni . guoy) 2. Cérite ferruçTiieuse fùrith : fèrritgincu/rv . Say . ) 3. Cénte monil itère fferùh : monilifîru/rv nobisj 4 • Céntc ponetuee . ((#rit/i puncâtUian Za/n j Xvch pùv Publié par J B Baillièce et fils. Paris. J'irorJ , THE IWARY OP ÏHE DIWEBSJTT 6F fcfcWBW CERITE (Yi-itlmini) PI i CoriU' lisse fd'ii/ft /f/ir (hioi, a.Cerite peinte. /(ii-ii/i miction Ntnfe I'mMi.- dm .'. 6, Bai ri», . the mmi Of (Ht UBIYEP.5ITY 8F MMli CRRITE fCérithium) PI. 18. 1* / 1 . Cerite élancée 2.Cérite buire . fCerùfi: proarum . noèù-j / Carafe verfiayw. Bnyj fCerith : çranariunv . nobù-j Jfocfl put J'y Publié par J. B. BaillieTe et fils. Pari». THE UWARY OFTHE ( T.IUTK (Yrilliiuni I PI. i . Ccritc fasciée . l* à i' id . id . variétés. f id. id var^i Jùtch puu '■■ Publié par J . B . ftaillicre et i'ilu, Paris, THE U8SARY OF THE «MVEP.S1ÏÏ CF ttBWMi CERITE i Continu m) PI. .-... . i. Cerile rayée. 2 Cerite sonvi-ovaimlruso (Cerïth: Ii/iea/usn ■ Lam) fûrà/i: seniigranosurrv- LamJ THE HWM OPTHE OTERSITY 8F \kHtW% ( T.RITK (Ceruluum) l'I. a». i. Conte lurritelle. 2. Cérite de Sardoum. 5. Cérito boueuse. 4. Cérite mamelonnée /ïerM : (urrûe//a.. (?uoy ./ forit/i : Sardoum . Ca/itraàie ./ /(erïtfi : /u{u/en/us/v. JToiir.J fCcrM ■ meBmxBfUum . /tu-sol Âoch pinr . Publié par J B.Baillièce et fils, Pans THE UBMM OF THE CKRITK Kcrith.um) ) 4 PI. 23. 1 3* I j. Ccrile de Dieiiicn . 3 . ("cri 1 o txtr i ffcrit/i . Lamarckil lâ/mc! A'nrJ, />,. Botmrt the mm OF THE CERITE (Ccrithium) PI aP> i . Cérite télescope 2. Cerite décollée (Ceril/i ■ tefej-copium Jirugj fferù/i- dfcoUatum Jlny) Publié par J. B . B aillière et fils, Paris, THE UB^RY OPTKE IÏ3SITÏ 9$ Jî»U***S (E1UTE (Onthium) Pl.ag. * 1 . Ccrite obtuse . fCertA oblufum ■ J-a™ ) 3:('ôrile id . var. fferi/A : icf var Lam .) 3.€énte lluviatile , (Cêriih . /laouiùà' PoUe*,.) '■>■ Publie par J. B BaiUicre et fils. Pans. THE IBMW OF THE ^YERStTY tf - CERITE fCerithium) PI So. î.Ccritc de iMontagrie . fCeriÛi: Monùtgnci dVrkym/) S.Cente à varice . fCwkh vartcosum . u„, „;■;.ranulosis cinctâ ; anfractibus convexis superné depressiusculis ; ultimo anfractu majore, canali elongato ad basim terminal») ; labro excijo seu «inu separato. Coquille allongée, subturriculée; la spire conique, très- pointue, est composée de dix à onze tours convexes, lé- gèrement aplatis supérieurement; la suture est linéaire, GENRE PEEUUOTOME. n garnie en dessous d'un bourrelet rendu bifide par un petit sillon au-dessous duquel l'on remarque une lé- gère dépression, très-finement striée obliquement; tous les tours sont munis de cordelettes transverses régulières, qui sont elles-mêmes chargées de fines granulations très- rapprochées; le dernier tour est subanguleux, couvert de sillons plus élevés que ceux des tours précédents, et qui deviennent plus fins à mesure qu'ils s'avancent vers l'extrémité du canal terminal ; l'intervalle de cha- que sillon est aussi garni de très-fines stries granuleuses. L'ouverture est ovale, étroite, blanche en dedans; le ca- nal de la base est droit et resserré; le bord droit es mince, tranchant, crénelé dans une partie de son éten- due; il est un peu dilaté en aile; l'échancrure est large et profonde, placée au-dessous de la suture de l'avant- dernier tour. La coloration extérieure est d'un fond nan- kin ou rougeâtre, sur lequel tranchent les granulations, qui sont d'une nuance plus foncée. Long. 3 pouc. 9 lignes. Habite les mers Je la Chine. Cette coquille est certainement, parmi celles de ce g"nre, une des plus faciles à distinguer; elle est remarquable par l'aspect de sa surface , semblable à une peau de chagrin. GKNRE PLEUBOTOME. ► ' B> f 4, PLEUïlOTOME CRÉPU. Pleurotoma crispa, I.am. (Collect. Mass. Lam.) Griffith, The anim. Kingdom, pi. 23, fig. i. PI. II, fig. 4. PI. testa fusiformi, transversal» carinatâ, albidâ, lineolisrufislongitudinalibus interruptis piciâ; anfractïbus convexis multicarinatis; carinaruminterstitii» im- b icato-crispis ; caudâ elongatâ. Coquille très-allongée, fusiforme, étroite, à spire lon- gue et pointue, composée de quatorze à quinze tours médiocrement convexes ; la suture est simple et linéaire, bordée au-dessous par deux slries distinctes formant bour- relet; la surface extérieure de ces tours est traversée dans toute son étendue par des sillons nombreux et sub- arrondis; il y en a un situé vers le milieu de chaque tour qui est formé par deux petites carènes; dans tous les intervalles des sillons, et sur les sillons eux-mêmes on remarque une infinité de petites granulations squam- meuses qui paraissent résulter de stries d'accroissement très-multipliées ; le dernier tour est moins grand que la spire, et se prolonge en un canal grêle et presque cylin- drique. L'ouverture est ovale, assez étroite; la columelle est droite et arrondie; le bord droit, mince, tranchant, est finement crénelé dans toute son étendue ; l'échancrure de sa partie supérieure est étroite et profonde. Au dehors, cette coquille est d'un blanc grisâtre ou jaunâtre, et les sillons sont tout parsemés de taches oblongues, alterna- tivement de couleur brune ou rouille. Dans les jeunes individus, ces taches, qui sont moins nombreuses et plus écartées, uniformément de couleur ■■■■*&- ► GENRE PLETJROTOME. 0. rouille, affectent une disposition de lignes onduleuses et obliques. Long 5 pouc. Habite les mers de l'Inde. Le Pleurolome crépu est une des plus grandes coquilles du genre. On ne le rencontre encore que rarement dans les collec- tions. Lamarck n'en possédait qu'un très-petit individu, qui est représenté dans V Encyclopédie, pi. 409 (mauvaise figure). Celui que nous venons de décrire est nommé, dans le Règne animal de Grif- fith, Pleurotoma grandis. S. PLEUROTOMI MARBRÉ. Pleurotoma marmorata, Lam. (Collect. Mass. Lam.) Martini, Conch.^ t. 4> pi- l $i fig. i345-i346. PI. VI, fig. h. PI. VU, fig. 2, var. PI. testa fusiformi, transversim striatâ et carinatâ, albo et rufo-marmoratâ; anfractibus convexis, medio carinâ majore cinctit ; caudâ elongatâ. Coquille allongée, fusiforme; la spire, légèrement déprimée au sommet, est formée de treize à qua- torze tours anguleux dans le milieu ; toute la surface est garnie de stries saillantes, arrondies, également distantes entre elles, et traversées par d'autres stries très -fines. L'ouverture est oblongue, blanche en dedans; le bord droit est mince, tranchant, un peu arqué au dehors, finement denticulé dans toute sa longueur, et pourvu d'une échancrure profonde vers l'endroit où est placée la carène anguleuse du dernier tour; la columelle est ar- rondie, légèrement infléchie à l'origine du canal de la base. Cette coquille, dont le fond de coloration est blan !|PP IO GENRE PLEUROTOME. châtre, semble piquetée d'un grand nombre de ponctua- tions de couleur rousse qui deviennent d'un brun noir sur les carènes; quelques lignes flammulées, d'un rouge in- tense, sillonnent la convexité des tours. Nous avons fait re- présenter une variété de cette espèce (pi. 7, fig. 2), dont les ponctuations sont moins marquées, et qui est presque couverte par les lignes longitudinales, ce qui lui donne une teinte générale de couleur marron, maculée de blanc. Long. 3 pouc. 1/2. Habite l'Océan des Grandes Indes. Ce Pleure-tome a beaucoup de rapports avec celui qui précède par la disposition de ses taches. Il en diffère principalement par la carène de ses tours, qui est simple. 6. PLEUROTOME TIGRÉ. Pleuroloma tigrina, Lui. (Gollect. Mass. Lam.) Encyc!op. y pi, 43g, fig. 6. Pi. vin, fig. 4. PI. testa fusiformi-turritâ. multicarinatâ, albido-griseâ, nigro-punctatà, streis transversis, tenuissimè subgranulosis distinctâ ; anfractibus convexis, me-.iio bi- carinatis; caudâ longiusculâ. Coquille étroite, allongée, fusiforme, à spire très-poin- tue, formée de onze à douze tours peu convexes et lé- gèrement déprimés à leur partie supérieure; ces tours sont pourvus, dans le milieu , de deux carènes très-rap- prochées, réunies à leur base, formant et limitant une sorte de~ rampe spirale qui remonte jusque vers le sommet; la surface est garnie d'un grand nombre de très-fines stries subgranuleuses; le dernier tour, outre les deux carènes GENRE PLEUROTOME. 1 I principales, en présente encore deux à trois autres, espa- cées, très-minces et moins saillantes que les premières ; les stries de la base du canal sont plus obliques, et sen- siblement plus granuleuses ; la suture est simple et linéaire, suivie d'un bourrelet subanguleux. L'ouverture est ovale, étroite, très*-atténuée à sa base, formant un canal ré- tréci; le bord droit est mince et fragile; l'échancrure, étroite et profonde, est placée vers l'endroit qui corres- pond aux deux carènes les plus élevées. Le fond de la co- loration de la coquille est grisâtre, tout parsemé, sur les stries et les carènes, d'un grand nombre de ponctuations assez régulières, d'un brun foncé; un rang de taches de même couleur garnit le bourrelet situé sur la partie su- périeure de chaque tour. Long. 2 pouc. 3 lignes. Habite l'Océan Indien, les côtes de Madagascar. Espèce très-élégante; elle se distingue du PL marmorata par sa forme plus rétrécie, et surtout par la nature de la partie médiane des tours, qui est toujours bicarénée. 7. PLEUROTOME ALBIN. Phnrotoma albina, I.a.m. (Collect. Mass. Lam.) pi. XV, fig. \. PI. tes'â fusiformi-turritâ, tenuissimè decussatà, albâ; anfractibus supernè angulatis ; angulo punctis quadratis rufis maculato ; caudâ gracili ; spirâ breviore. Coquille étroite, fusiforme, à spire assez longue ; le der- nier tour se prolonge à la base en un canal fort étroit ; la 12 GENRE PLEUROTOME. spire est composée de onze à douze tours peu convexes, sub- aplatis en dessus, légèrement carénés dans le milieu ; la carène est subnoduleuse ; ses nodosités sont oblongues et rapprochées; toute la surface de la coquille est cou- verte d'un grand nombre de stries transverses très-fines, sillonnées par des stries d'accroissement. L'ouverture est assez étroite, oblongue; le bord droit est mince, tran- chant; l'échancrure est profonde, étroite, à bords paral- lèles. La surface extérieure de la coquille est uniformément blanchâtre, et l'intervalle contenu entre chaque tubercule des carènes est muni de petites taches rousses, régulières, ayant l'aspect de petits chapelets transverses. Long. 2 pouc. 3 lignes. Habite les mers de l'Inde. Cette espèce est encore assez rare, nous n'en avons vu qu'un très-petit nombre d'individus. Elle ressemble un peu à la précé- dente, mais on l'en distingue facilement par ses tours plus étroits, et surtout par la carène médiane subnoduleuse de chacun de ses tours. 8. PLEUIiOTOME DE WOOD. Pleurotoma Woodii, Nojîk. (Coll. Mass.) Woon, Catal. ofShe/ls, supp., pi. 5, fig. 7. PI. VU, 6g. \. PI. testa elongato-turrità, fulvâ, transversim striatà; anfractibus augustis con- vcxis, ad médium carinâ majore cinctis; ultimo bicarinato, prope basim granu- lose sulcato ; labro denticulato ; caudà brevi. Coquille fort allongée, turriculée, très-pointue au som- met, formée d'un grand nombre de tours étroits, légère- GENRE PLEUR0TOMÊ. ment convexes, à suture simple et subcanaliculée ; à la partie médiane de chacun des tours on voit une carène saillante, et sur leur superficie quatre petites stries régu- lières, munie d'une cordelette distincte, et sur leur super- ficie le dernier tour est pourvu de deux carènes pres- que égales ; il est très-court, garni de sillons subgranu- leux et en grand nombre, décroissant graduellement jusque vers la base du canal, qui est peu prolongé. L'ou- verture est oblongue, peu élargie, d'un blanc violacé ; le bord droit est mince, dilaté, et se projette assez en avant j il est denticulé vers le milieu de sa longueur: ses denti- cules sont le résultat des carènes et des sillons extérieurs ; son échancrure est large et profonde. Cette coquille est d'une couleur uniforme d'un fauve très-clair. Long. 2 pouc. 8 lignes. Habite Ce Pleurotome, qui n'a pas encore été décrit, est fort singulier par sa longue spire. Nous en a\ons trouvé une figure dans le ca- talogue de Wood, sous le nom de Murex bicarinatus. 9. PLEUROTOME ONDE. Pleurotoma undosa, Lam. (Collect. Mass. Lam.) Encyclop., pi. 4^9, fig. 5. Pi. HT, fig. 2. PI. testa fusiformi-turritâ, transvers'im striatâ, carinaià, albâ, strigis longi- tudinal i bus undai.is infis ornatâ ; anfïactibus convcxis, medio carinâ majore cinctig; caudâ breviusculâ. Coquille allongée, fusiforme, un peu turriculée; la spire, beaucoup plus longue que le dernier tour, est com- l4 GENRE PLETJROTOME. posée de quatorze à quinze autres tours étroits, divisés en deux parties presque égales par une carène saillante ; le partie supérieure offre une cordelette élevée, parallèle à la suture, celle-ci est linéaire; la superficie des tours est couverte de stries transverses dans les interstices des- quelles paraissent encore d'autres stries plus fines et gra- nuleuses; le dernier tour est pourvu, dans sa longueur, de neuf à dix cordelettes distantes les unes des autres ; celles qui sont situées au-dessous de la carène sont les plus saillantes. La couleur de cette coquille est blan- châtre, marquée d'un très-grand nombre de lignes lon- gitudinales onduleuses d'un brun roux. Long. 2 pouc. 4 lignes. Habite les mers de l'Inde, les côtes de Pondichéry. Cette coquille, au premier coup d'œil, parait avoir beaucoup d'analogie avec le Pleurotoma variegata; mais elle eu est distincte par la carène élevée de ses tours, et par le canal de sa base, qui est peu allongé. ÎO. PLEUROTOME PANACHÉ. Pleurotoma variegata, Nobis. (Gollect. Mass. et Mus.) Pi. IX, fig. t. PI. testa turritâ, fmiformi, griseolà, fusco-maculatà , lineis undu'atis longitu- dinaliter pictâ; anfractibus convexis, transversim sulcatis, obscure granoso-strta- tis, supernè zona bicarinatis; spirà elongatâ, acutâ ; caudà ad bas'im subflexuosâ. Coquille allongée, assez étroite; sa spire, très-pointue, est composée de dix à onze tours régulièrement convexes, GENRE PLEUROTOME. l5 à suture simple et peu profonde, bordée en dessous par deux sillons très-rapprochés formant bourrelet; ces tours sont or- nés d'un grand nombre de sillons transverses, entre chacun desquels on voit quelques stries fines et granuleuses ; sur le milieu de la convexité des tours, un de ces sillons, qui est plus élevé que les autres, forme une légère ca- rène, et au-dessus de ce même sillon il s'en trouve un autre plus large et plus aplati, qui forme une zone bica- rénée; le dernier tour est très-peu allongé; le canal qui le termine est légèrement infléchi à la base. L'ouverture est étroite, ovale, blanche en dedans; le bord droit est mince, crénelé dans sa longueur ; la fissure supérieure est étroite, médiocrement profonde, correspondant à la zone dont nous venons de parler. La surface de cette coquille est d'un blanc grisâtre ; le bourrelet qui borde la suture est blanc, marqué de taches brunes de forme carrée ; toutes les autres parties sont ornées de petites ponctuations et de linéoles ondulées et longitudinales, de même couleur que les taches du bourrelet. Long. 3 pouc. 4 lignes. Habite l'Océan Indien. Nous ne connaissons qu'un petit nombre d'individus de cette espèce, qui est voisine du Pleurotoma maculata, et qui a encore plus d'analogie avec le Pleurotoma indica de Deshayes, peut-être même de nouvelles observations démontreront-elles d'une manière positive que ce dernier n'est qu'une variété d'âge ou de sexe de celui que nous venons de décrire. * l'6 GENRE PLEUROTOME. 11. PLEUROTOME INDIEN. Pleurotoma indien, Dksh. (Coll. du Mus.) Bellanger, Voyage aux Indes Orientales, pi. io, fig. 9-10. . PI. XI, fig. 4 . PI. testa elongato-turritâ, albido-griseâ; fasciis fulvis interniptis transversim sulcatâ; striis exilibus inter sulcos ; anfractibus convexis in medio subcari nalis; aperturâ oblongâ; labro superiui profundè fisso; columellâ basi subperforatâ. Coquille allongée, subturriculée ; la spire est pointue, formée de douze à quatorze tours convexes, subcarénés dans le milieu ; toute leur surface est garnie d'un grand nombre de sillons, entre lesquels on distingue de très-fines stries traversées elles-mêmes par d'autres stries d'accroisse- ment, également fines et multipliées ; le dernier tour est allongé, terminé par un canal court, peu élargi, subtron- qué et tordu à son extrémité. L'ouverture est blanche, oblongue; le bord droit est mince, tranchant, finement dentelé dans toute sa longueur; son échancrure est pro- fonde, à bords parallèles : quelquefois on distingue dans cette espèce un bord gauche qui se relève au-dessus d'une fente ombilicale. La coloration extérieure est d'un blanc grisâtre, tacheté de petits points et de quelques flam- mules de couleur fauve; des taches plus larges bordent la suture. Long. 2 pouc. 1/2. Habite les mers de l'Inde, vers les côtes de Ceylan. Cette coquille, dont on connaît peu d'individus, a quelque analogie avec le Pleurotoma unedo, mais il en est distinct par sa forme plus étroite et par la carène de ses tours, qui est à peine sensible. * GENRE PLEUROTOME. 17 12. PLEUROTOME C1NGULIFERE Pleurotoma cingulijera, Lam. (Collect. Mass. Lam.) pi. XVII, fig. i. PI. testa turrito-subulatà , transversim striatâ , sulcatâ et cingulata, albâ ; anfractibus convexiuseulis , prope suturas cingulo unico circumvallat is ; cingulo mardis quadratis rufis picto ; caudâ brevi , recurvâ ; labro margine scabro. Coquille allongée , turriculée , très-pointue au sommet ; les tours, au nombre de quatorze ou quinze, sont étroits, à peine convexes; une suture légèrement creusée et entourée par un bourrelet distinct, les sépare nettement; la surface des tours est couverte de très-fines stries transverses , et garnie au-dessousdubourrelet d'une ceinture élevée, suba- platie et formée de deux sillons réunis ; au-dessous de cette ceinture on voit encore deux à trois petits sillons arron- dis , également espacés entre eux ; le dernier tour est peu allongé, relativement au reste de la spire; toute son étendue est chargée de sillons. L'ouverture est oblongue, dilatée, terminée par un canal médiocre, légèrement renversé sur le dos; le bord droit est mince, arqué et saillant : son échancrure est étroite et peu profonde ; la columelle est épaisse , revêtue à sa base d'un bord gau- che qui fait saillie chez les vieux individus. La coquille est d'un blanc grisâtre ; la zone supérieure des tours est ornée de taches carrées, de couleur brune ou rousse, et régulièrement distantes les unes des autres ; sur quelques individus on remarque encore de légères linéoles ondu- leuses formées par la réunion de petits points roux ; ces ,«#■ l8 GENRE PLEUROTOME. lignes sont toujours plus apparentes vers la base de la co- quille. Long. 2 pouc. 4 lignes. Habite la mer des Indes, les côtes de Madagascar et la mer Rouge. Cette espèce a beaucoup de ressemblance avec le Pleurotoma Albina\>ar sa coloration, la disposition de ses sillons transverses, et par la ceinture qui orne ses tours ; mais elle en est distincted'une manière sensible parje canal de la base de son dernier tour, lequel est toujours plus court et plus élargi. 13. PLEUROTOME ROSÉ. Pleurotoma rosea, Quoy. (Coll. du Mus.) , Voyage de V Astrolabe y pi. 35 , fig. io-ir. P. XXIT, fig. 4. PI. testa turrito-acutâ, transversè sulcatâ, longitrorsùm striatâ, albido-roseâ ; suturis marginatis sub nodulosis ; caudâ elongatâ, subacutâ. Coquille subturriculée , étroite, fusiforme, aspire assez longue et acuminée , à laquelle on compte sept tours ar- rondis et à peine convexes ; la suture est légèrement en- foncée et très-finement crénelée ; les tours , dont le der- nier est aussi long que le reste de la spire , sont garnis de sillons transverses, rapprochés et régulièrement disposés, les deux sillons submédiaires sont plus gros que les au- tres; tous sont coupés par des stries longitudinales in- terrompues , ce qui rend la surface grenue et comme un peu crénelée : le dernier tour est à peine prolongé en un canal terminal fort court. L'ouverture est très-étroite, un peu ovale, rétrécie à ses deux extrémités; le bord droit est très-mince , faiblement courbé dans sa longueur ; la GENIlli PLEUROTOME. IQ columelle ^st presque droite, et tordue vers la base du ca- nal ; elle est revêtue d'un bord gauche étroit et peu épais. La couleur de ce Pleurotome est d'un rosé très-pâle , uniforme , un peu plus intense dans l'ouverture. Long, i pouc. Habite les mers du Sud, les côtes de la Nouvelle Zélande. Espèce élégante qui se distingue facilement de ses congénères par la disposition de ses stries. L'individu que nous venons de dé- crire, fait partie de la collection du Muséum, il est unique, et a été rapporté par M. Quoy. Le bord droit n'y étant pas entier, nous n'avons pu juger de la forme de son échancrure. 14. PliEUROTOME ARBOUSIER. Pleurotoma uncdo, V.u.f.nc. (Collect. du Mus. ) PI. XIV, fig. i. PI. lesta oblongâ fusiformi, striis longitudinal i tins « t transvetsis rcticulatâ , rufesccnte, maculis fulvis; anfractibus supcrnè depressis ad médium carinatis; ultimo anfractu canali elongato. Coquille oblongue , fusiforme . terminée à la base par un canal étroit et assez long ; ses tours de spire, au nom- bre de dix ou douze , sont médiocrement larges et divi- sés en deux parties presque égales par une carène bifide ; la partie supérieure est aplatie, même un peu concave; on y remarque quelques stries fines et rapprochées , et au-dessous de la carène qui souvent est granuleuse , ap- paraissent deux stries plus fortes et plus élevées ; la su- ture est linéaire , bordée d'une ou deux stries finement plissées ; le dernier tour se prolonge en un canal fort long : on remarque à sa surface deux cordelettes peu 20 GENRE PLEUROTOME. écartées, granuleuses, traversées par des accnoissemenis multipliés et très-fins , qui forment , avec les stries trans- verses dont ce tour est couvert, un réseau excessive- ment mince. Le bord droit est tranchant; son échan- crure , large et peu profonde , correspond à la carène du dernier tour. La coloration de cette coquille est d'une teinte générale roussâtre, sillonnée de petites linéoles longitudinales et interrompues , d'une nuance plus fon- cée ; les cordelettes sont comme articulées par de petites taches de couleur fauve; celles qui sont situées sur les carènes sont les plus grandes et les plus espacées. Long. 2 pouc. 1/2. Habite les mers de l'Inde. Cette espèce est encore très-rare dans les collections. Elle est remarquable par sa coloration qui la fait vaguement ressembler au fruit de l'arbousier. 15. PLEUROTOME DE JAVA. Pleurotoma Javana, de Roissy. (Coll. Mass. Lam.) Lister, Conch., t. 91 5, f. 8. PI. V, fig. I. PI. testa elongalo-fusiformi, griseâ, transversim tenuissimè striatâ ; spirâ acu- minatâ ; anfractibus convexiusculis , supernè depressis ; ultinio anfractu canali longo transversim striato ; aperturâ ovatâ ; Jabro temiissimo, supernè lalèqne emarginato. Coquille fusiforme , subturriculée ; la spire est allon- gée, pointue au sommet, composée de onze ou douze tours déprimés vers le haut , arrondis dans le milieu , et for- mant à cette partie un large bourrelet; la suture est simple, peu profonde; la surface de la coquille est GENKB PLEUROTOME. 21 couverte de très-fines stries transverses qui ne soin bien distinctes qu'à la loupe ; le dernier tour se prolonge en un. canal long , étroit , légèrement contourné à sa partie inférieure , il est garni de stries assez saillantes qui re- montent en s'atténuant jusque vers son milieu. L'ou- verture est oblongue , blanche , atténuée à sa base ; le bord droit est mince, fragile, dilaté et arqué au dehors; l'échancrure ,. large et peu profonde , est placée vers l'en- droit de la- dépression du dernier tour. La coloration de cette espèce est d'un blanc mat, nuancé de jaune pâle. Long; 3 pouc. Habite l'Océan Indien. Ce Pleurolome est bien distinct de tous, les autres par sa colo- ration. Linné, dans son SystemaNaturm, l'avait désigné sous le nom de Murex javanus. Il arrive , mais fort rarement, que chez quelques individus la carène des tours estsubuoduleuse. 16. PLEUaOTOME FOUDROYÉ. Pleurotoma fulininata, Nobis. (Collect. Mass. et Mus.) Sowerby , Gênera, cah. 38, fig. 5. Pi. X, r.g. 2. PI. testa fusifonni, turrità, lœvi, albidâ, flammitlis rubris longitudinalttcr fulmi- natâ; ultimo anfractu ad basiin transversè striato; aperturà intùs albâ; labio dcxtrctcnui, superuc èinarginato. Coquille fusiforme, atténuée à ses extrémités ; la spire est pointue ; elle est composée de dix tours légèrement convexes , et devenant un peu concaves au-dessous de la suture; celle-ci est linéaire, suivie d'un pelit bourre- kt subarrondi ; le dernier tour offre à sa base , vers le 22 GENRE PLEUROTOME. tiers de sa longueur, quelques stries transverses, profon- dément marquées : tout le reste de la coquille est lisse. L'ouverture est allongée, un peu oblique, blanche en dedans; le bord droit est dilaté, mince, tranchant, ac- compagné dans sa partie supérieure d'une sinuosité large et profonde ; la columelle est onduleuse vers sa partie inférieure. Le fond de coloration de cette espèce est blanchâtre et tout sillonné longitudinalement et en tra- vers de flammules plus ou moins larges, d'un rouge brun. Long. 2 pouc. Habite l'Océan Indien. Nous n'avons encore vu qu'un petit nombre d'individus de cette espèce. M. Sowerby l'a nommée dans son Gênera, cah. 38, pi. 5, Pleurotoma lineata var. Cependant elle est tout à fait différente, sous tous les rapports, de ce dernier. 17. PLEUROTOME NODIFERE. Pleurotoma nodifera, Lam. (Collect. Mass. Lam.) Chemis. pi. i43,fig. i334-i335. PI. Xir, fie. h. PI. testa fusiformi, turritâ , fulvo rubente ; anfractibus medio angulatis , ultra anjjulum laevibus, infr ■■ tranversim «ulcatis ; angulo nodulis oblongis, obliquis, uni- seriatis cincto ; caudâspirâbreviore. Coquille allongée, turriculée, à spire conique et poin- tue, composée de onze tours aplatis àleur partie supérieur et anguleux dans le milieu : l'angle est formé par une ran- GENRE PI,Ei:iU)IOME. 23 géc de grosses nodosités régulières et souvent obliques ; La suture, légèrement enfoncée, est bordée de chaque côté par une ou deux stries assez élevées ; la partie supé- rieure des tours est quelquefois lisse , d'autres fois fine- ment striée jusqu'à l'origine des tubercules; des stries transverses, un peu onduleuses et très-apparentes, en- tourent ces tubercules et se continuent au-dessous d'eux; sur le dernier tour, elles sont remplacées par de nom- breuses cordelettes assez saillantes qui s'étendent sur toute la partie inférieure de la coquille. L'ouverture est un peu ovale, d'un brun pâle dans l'intérieur; le canal de la base est un peu allongé ; il est infléchi et recourbé vers le dos à son extrémité ; le bord droit , mince , arqué et saillant, est finement crénelé dans sa longueur, et pourvu à sa partie supérieure, au-dessus de la rangée de tubercules du dernier tour , d'une échancrure large et peu profonde. A l'extérieur, cette coquille est d'un fauve plus ou moins foncé , avec quelques petites teintes ver- dâtres. Long. 2 pouc. i2. Habite l'Océan Indien , la côte de Malabar. Très-commune dans les collections. Nous trouvons cette espèce figurée dans the Animal Kingdom de Griffith.sous le nom de Pleurotoma carinata a4 GENRE PLEUROTOME. 18 PLEUROTOME TVTtlCVl.ii.Pleurotomafuniculata,V\iKXC. » (Collect. du Mus.) pi. xvi , r.g. k . PI. testa fusiformi, braneo-virescente; anfractibus supernè depressiuiculis an- gulatis ; duobus striis transversis subnodulosis ; ukimo anfractu transversim sulcato. Coquille fusiforme; la spire, irrégulièrement conique et pointue au sommet, est formée de onze ou douze tours anguleux, légèrement aplatis en dessus, pourvus* de deux stries transverses, noduleuses et rapprochées, dont la première, qui est la plus saillante, garnissant le milieu de la convexité du tour, forme la carène ; la suture est linéaire, légèrement onduleuse; l'intervalle compris en- tre la suture et la carène , est très-finement ridé par des stries d'accroissement arquées. Le dernier tour est fort long; il se termine par un canal court et assez large ; les sillons transverses dont il est chargé sont élevés , nom- breux et très-distants entre eux. L'ouverture est légère- ment dilatée, oblongue; la columelle, presque droite, est épaisse, cylindracée; le bord droit est mince, tran- chant , dilaté vers le milieu ; son échancrure est large et profonde. La coloration de ce Pleurotome est d'un brun verdâtre plus ou moins foncé ; une teinte rousse entoure les sutures et la base de la coquille. Long. 2 pouc. Habite la mer Pacifique, les côtes du Mexique à San-BIas. Ce Pleurotome qui est fort rare dans les collections a quelque GENRE PLEtROTOMÊ. 2?) analogie avec le PI. nodifera; cependant ces deux espèces sont bien distinctes l'une de l'autre par la forme différente des tours et par la coloration. 19 PiEUHOTOME A CEINTURE. Pleurotoma balteata, Becx. (Collect. du Mus.) PI. XIII, Og. 2. PI. testa eloligald, fuslformi, flavâ, cingulo fasco ornatâj anfractibus supernc depressis, infernè convexis, striis transversis et lorïgitudinalibus reticulatis ; ultioio anfractu canali elongato. Coquille allongée, fusiforme, à spire pointue, plus, longue que le dernier tour , formée de douze ou treize autres tours déprimés en dessus. La suture est linéaire; au-dessous de cette partie se dessine un espace lisse , un peu concave, qui forme une zone circulaire nettement tranchée ; tout le reste des tours est convexe ; leur surface est chargée d'un très 'grand nombre de stries transverses, fines, serrées, subgranuleuses, et coupées par d'autres stries longitudinales plus fortes, un peu obliques et plus écartées entre elles ; cette disposition des stries forme un léger réseau qui se termine à l'angle des tours, et qui les rend granuleux. Le dernier tour se prolonge à la base en un canal assez long; il est couvert, comme le reste des tours supérieurs, de stries qui deviennent beaucoup plus fines à sa partie inférieure. L'ouverture est étroite, allon- gée; la columelle est droite à sa partie supérieure, et un peu tordue à l'origine du canal ; le bord droit est mince , fragile , dilaté , très-arqué au dehors , pourvu , vers l'en- droit de la dépression du dernier tour , d'une échancrure assez large et profonde ; cette espèce est d'un jaune plus 26 GEiNRE PLETIROTOMfc. ou moins foncé ; la zone circulaire , placée au-dessous de chaque suture, est brune, et se continue également, sur la convexité du dernier tour , en une large ceinture de même couleur. Long, a pouc. 3 lignes. Habite la Méditerranée, les côtes de Palerme. Nous n'avons encore vu qu'un très-petit nombre d'individus de cette espèce qui est fort élégante et qui est la plus grande de celles que l'on rencontre dans la Méditerranée. Deux d'entre eux font partie de là collection du Muséum. M. Beck , natura- liste suédois , dans son dernier voyage à Paris, a nommé cette coquille sans en donner la description ; nous lui avons conservé le nom que ce savant lui a assigné. Ce Pleurolome ressemble beaucoup par sa forme générale à notre Pleurotoma corrugata; mais celui-ci a la spire moins allongée, et l'intervalle com- pris entre la suture et la carène, n'est pas orné de bandes brunes comme dans celui que nous venons de décrire ; on ne le trouve pas non plus dans la même localité. 20. PLEUROTOME FRONCÉ. Pleurotoma corrugata, N bis. (Collect. Mass. et Mus.) PI.. IX, fig. 2. PI. testa fusiformi , transvers'im striatâ , fulvescente ; anfractibus convcxius- culis , superné subcarirtatis , longitudinaliter costatis ; ultimo anfractu clongato; columellâ ad basim subumbilicatâ. Coquille allongée, fusiforme ; ses tours, au nombre de huit ou neuf, sont étroits, peu convexes, subcarénés à leur partie supérieure, et légèrement déprimés ; ils sont pourvus d'un assez grand nombre de côtes longitudinales, étroites, obliques, saillantes vers leur sommet, mais se courbant et s' effaçant à la partie supérieure des tours ; le GENRE Pr.EtinOTOME. 27 reste de la surface est garni de stries transverses, régu- lières, granuleuses, mais dont les granulations ne peuvent être vues qu'à un fort grossissement ; le dernier tour est très long; les côtes en deviennent moins sensibles vers le canal de la base ; ce canal est étroit , peu allongé ; l'ou- verture est oblongue, assez resserrée; le bord droit est mince , arqué en avant , et garni en dessous d'une large échancrure ; la columelle, subcylindracée , est pourvue dans sa longueur d'un bord gauche mince qui se relève un peu à sa base, au-dessus d'une petite fente ombili- cale. La coloration de cette coquille est uniformément d'un fauve pâle. Long. 20 lignes. Habite les côtes de Gorée et de Guinée. Cette coquille ne parait pas rare; on pourrait, la prendre, à la première vue, pour une variété de la précédente; elle s'en rap- procheen effet par sa forme générale; cependant elle est toujours- un peu plus petite, et n'a jamais de bandes transverses. ax, P12OR0T0ME FASCIAt. Pleuroioma fascialis, Lam. (Collect. Mass. Lam.) PI. IV, fi(j. 2. PI. testa subfusiformi, caudatâ, transversïm striatâ et carinatâ, albo et rufa a 1 tei 'iiat 1 m fasciatâ; anfractibus supernè angulato-carinatis ; caudà brcviusculâ , Coquille subfusiforme , turriculée , à spire allongée , pointue , formée de neuf ou dix tours - étages , peu con- a8 GENRE PI.EtJROTOME. vexes, offrant vers leur milieu deux cordelettes assez saillantes et rapprochées, en forme de carène ; la suture est linéaire, bordée des deux côtés par une petite corde- lette; il s'en trouve une autre encore entre la carène et la suture, vers la partie inférieure des tours : sur le der- nier, qui est fort long, les cordelettes transverses sont les plus saillantes ; elles sont suivies de plusieurs autres qui sont moins élevées et deviennent à peine sensibles vers la base du canal ; celui-ci est peu prolongé ; entre ces cordelettes on distingue une ou deux stries très-minces. L'ouverture est un peu ovale , assez étroite , blanche en dedans; le bord droit est mince, fragile, très-finement crénelé dans toute son étendue ; chaque crénelure est marquée d'une ligne brune qui se prolonge dans l'inté- rieur, et correspond à chacune des cordelettes de la sur- face ; ce bord est terminé à sa partie supérieure par une petite échancrure triangulaire peu profonde et rapprochée de la suture. Lorsque la coquille est dépourvue de son épiderme brun , elle offre une coloration d'un blanc gri- sâtre , et les cordelettes trans verses sont d'un brun pour- pré nettement tranché. Long. 20 lignes. Habite la mer Rouge. Espèce-très singulière par ses tours qui offrent un talus eu. spirale. Les deux cordelettes de chaque tour, qui sont plus saillantes que les autres, servent aussi à la faire remarquer. Elle a été nommée dans le catalogue des coquilles de Wood ( supplé- ment, pi. 5, fig 8, Murex elegans. GENRE PLEUROTOME. 29 22. PLEUROTOME BIMARGINÉ, Pleurotoma bimarginata, Lam. (Collect. Mass. Lam.) PI. II, fig. 2. PI. testa fusiformi-turritâ , crassiusculâ , transversim sulcatâ, obsolète decus- satâ, falvo-rnbente ; anfractibus medio concavis et fuscatis, supernè infcrnèque niarginatis; caudâ brevi. Coquille allongée , fusiforme , subturriculée ; sa spire est formée de neuf tours déprimés dans leur milieu, net- tement séparés par une suture simple et assez profonde ; on remarque à leur partie supérieure un bourrelet circu- laire, convexe, saillant, légèrement crénelé et garni de très-petits plis obtus ; ce bourrelet est accompagné d'un sillon qui lui est parallèle ; les tours sont terminés à leur base par une série de granulations; toute la superficie de la coquille est marquée de stries transverses très-fines ; le dernier tour est convexe , subcaréné , chargé dans sa lon- gueur de sillons granuleux assez élevés, et de. stries lon- gitudinales arquées. L'ouverture est oblongue, blanche en dedans ; le bord droit est mince , arqué dans sa lon- gueur, muni au-dessous du bourrelet d'une échancrure triangulaire et peu profonde ; la columelle est arrondie, presque droite, terminée par un bord gauche qui re- couvre en partie une petite fente ombilicale. A l'exté- rieur, cette coquille est d'un fauve plus ou moins vif; le milieu des tours est parsemé de quelques taches brunes. Long. 1 pouc. Habite Cette coquille est remarquable par le bourrelet des sutures, ce qui fait paraître chaque tour comme bimargraé. 3o GENRE PLECKOTOME. 23. PLEUEOTOME F1AVXDDLE. Pleurotoma flavidula, feaitf. (Coll. Mass. et Mus.) PI. VI, fig. 2. PI. testa turrito - subulatâ , longitudinaliter subplicatâ, transversim striatà , flavidula ; anfractuum plicis è margine inferiore antè luperiorem evanidis; camlâ brevi. Coquille fusiforme , turriculée ; sa spire , allongée et pointue , est formée de onze tours légèrement déprimés en dessus , assez étroits , peu convexes , offrant de nom- breuses côtes longitudinales qui s'effacent vers le milieu du dernier tour ; toute la surface de la coquille est cou- verte d'une grande quantité de stries transverses, serrées, subgranuleuses , dont quelques-unes dominent les au- tres, principalement sur le dernier tour; celui-ci se pro- longe à la base en un canal assez large , peu allongé, faiblement relevé à son extrémité. L'ouverture est étroite, oblongue , blanche en dedans ; le bord droit est mince , crénelé dans son étendue, un peu dilaté en aile, et pourvu à sa partie supérieure d'une large et profonde échan- crure : ce bord, appuyé contre la suture, offre ordinai- rement une inflexion particulière, en saillie à partir du contour de l'échancrure ; la columelle est arrondie , à peine concave , garnie d'un bord gauche qui est légère- ment relevé à sa base. Le fond de coloration de celte co- quille est d'un jaune clair. Long. 2 pouc. 3 lignes. Habite la mer Rouge et la mer de Chine. GENRE PLETTROTOME. 3ï Cette espèce paraît assez variable dans ladisposition de ses côtes longitudinales ; souvent celles-ci sont obtuses, à peine prolongées, d'autres fois elles sont élevées, et forment comme une petite carène versle milieu de chaque tour. Il existe dans la collection du Muséum une variété remarquable de cette espèce , la coloration en est d'un rouge brun, les côtes y sont beaucoup plus nombreuses et plus rapprochées, mais peu élevées; le canal de la base y est aussi plus court. (Voir notre pi. 18, fig. 2. ). Cette variété est figurée dans l'ouvrage de Chemnitz, pi. 190, f. 1829-1830, sous le nom de murex gibbosus. 24. PLEDROTOWE CRÉKTUÏ.AIRE. Pleurotoina crenularis, Lam. ■ ■"■> ■. (Coll. Mass. Lam,) Encycîop. , pi. 44o, fig. 5. a. b. PI. XIX, fig. 2. PI. testa turrito-acutâ , transvers'im mlcatâ ; anfractibus infernè griseis , sh- pernè rufo-violaceis , nodoso-crenatis ; nodis albis, lœvibus, suturis marginatis ; caudâ breviusculâ. Coquille allongée , subturriculée , étroite ; sa spire , fort longue et fort pointue, est composée de onze ou douze tours séparés par une suture linéaire qui est,bordée d'un petit bourrelet ; une série transverse de tubeftules pliciformes orne le milieu de la convexité de chaque tour; ces tubercu- les descendent en s'amoindrissant jusqu'à la suture du tour suivant , tandis que la partie supérieure reste lisse et un peu déprimée; toute la surface de la coquille est traver- sée par un grand nombre de stries fort régulières , deve- nant plus marquées sur le dernier tour ; celui-ci se pro- longe en un canal assez court, un peu relevé à la base. L'ouverture est ovale, étroite, d'un cendré foncé dans l'intérieur; le bord droil est peu dilaté, épaissi au dehors, finement crénelé dans toute son étendue : son échancrure est située vers le point de jonction du bord et de la suture; la columeîle est droite dans presque toute 32 GENRE PLEUROTOME. sa longueur, et garnie d'un bord gauche mince qui pré- sente à sa partie supérieure une petite callosité. A l'exté- rieur, cette coquille est d'un rouge brunâtre sur lequel dominent les côtes qui restent blanches ; quelquefois elle prend une teinte plus violacée; enfin, on la trouve aussi ■tout à fait blanchâtre, avec quelques nuances rousses. Long, a pouc. Habite la mer des Indes. Comme on le voit, cette coquille est variable dans sa coloration, mais elle parait constante dans sa forme. Elle a beaucoup d'ana- logie avec la précédente ; cependant on l'en distingue facilement à cause de ses tubercules plus élevés et à peine pliciformes. 25. PIiEDROTOME INTERROMPU. Pîeurotoma interrupta, I,am. (Collect. Mass. Lam.) Encyclop., pi. 438, fig. i.a. b. Pi. XII, fig. 2. PI. testa turrito-subulatâ, loAgitudinaliter et interruptè costatâ , transvenim tenuissimè striatâ, palWè fulvâ; anfractibus marginè superiore cingulatis ; cos- lis laevibus rufis, è margine inferiore enatis, cingulo terminatis ; caudâ brevi. Coquille très-étroite, allongée, atténuée à ses extré- mités; sa spire est longue et pointue, formée de douze ou treize tours à peine convexes ; sa surface est ornée de petites côtes régulières qui prennent naissance à peu près vers le milieu des tours, et continuent jusqu'à la suture, où elles s'interrompent ; la suture est linéaire ; l'intervalle entre cette partie et le sommet des côtes est légère- ment déprimé; la coquille présente une multitude de très-fines stries transverses qui augmentent en grosseur vers la base du dernier tour ; celui-ci est court relative- GKNRK l'LKUUOTOME. 33 ment au «reste de la spire; les côtes qu'on y remarque dépassent rarement l'origine du canal, qui esta peine pro- longé. L'ouverture est fort petite, allongée, rétrécie; le bord droit est mince, tranchant ; l'échancrure , située au-dessus du sommet des côtes du dernier tour, est étroite et courte; la columelle est droite, arrondie; le bord gauche qui l'accompagne esta peine visible, et forme vers sa partie supérieure , au-dessous de la suture, une petite callosité saillante. Le fond de coloration de cette espèce est d'un fauve pâle , sur lequel tranchent vi- vement les côtes, qui sont d'un beau rouge ou d'un brun marron. Long. i4 lignes. Habite Celle coquille, pins rare que les précédentes, est ordinairement d'un plus petit volume: elle a avec celles ci quelques points de ressemblance dans la forme générale. 26. PLEDROTOME DE BOTTA. Pleurotoma liotta", Valfhciejvnes. (Collect. du Mus.) PI. XV, Kg. 2. PI. le-tà ovato-oblongà , fusco-nigricante , longitudinaliter costellatà , tratis_ versimstriatâ, subgranosâ ; spirâ acutà, subter raturai depressâ ; ultimo anfractu transversim sulcato; aperturâ elongalâ, alhidâ ; labro dextrn emarginafo. Coquille allongée, atténuée à ses extrémités; sa spire, assez prolongée et pointue au sommet, est formée de dix tours médiocrement convexes, à suture simple et superficielle ; au-dessous de celte suture existe une dépres- sion divisée par une strie saillante; vers la partie infé 5 $/. GENRE PLETTROÏOMO. rieure de la dépression naissent un grand nombre de petites côtes obtuses et longitudinales , traversées obs- curément par des stries qui y deviennent subgra- nuleuses ; le dernier tour est un peu renflé à sa par- tie supérieure, et les côtes longitudinales y descen- dent jusque vers la base, où elles disparaissent et sont remplacées par de grosses stries transversales , assez dis- tantes les unes des autres. L'ouverture est allongée , blan- châtre en dedans, un peu dilatée dans le milieu et ré- irécie à ses extrémités; la columelle est presque droite, lép-èrement tordue à l'origine du canal ; le bord gauche qui l'accompagne est visible dans toute son étendue; il est calleux à sa partie supérieure, mince et appliqué dans tout le reste de sa longueur ; le bord droit est mince, >rarni au dehors d'un bourrelet formé par la dernière côte qui est très-saillante ; ce bord est muni à sa partie supérieure et vers l'endroit de la dépression d'une petite échancrure étroite, subtriangulaire et peu pro- tonde. La coloration de cette coquille est peu remar- quable ; elle est d'un marron foncé uniforme sur lequel les côtes se détachent en noir. Long, ii lignes. Habite la nier Pacifique, sur la cote de Masatlan. C'est à M. Botta que l'on doit la connaissance de cette espèce ; nous n'en avons vu jusqu'à présent que le seul individu qui fait partie de la collection du Muséum. GENRE PliEOROTOME. 35 27. PLEUROTOMS GIBBEUX. WcHr«(o/«.i à v'«oM, Nobis. (Collect. Mass. etMus.)CHEMN., t. xi, pi. 190, fig. i833-i834. PI. XII, fig. 2. PI. testa elongatà , subfusiformi , transvcrsim snlcatà , sub granulosa' , rosoo- albidâ ; anfractibus convexiusculis , subcarenatis , supernè depressiuus convr xiusciilis ; costellis subnbliquis, è margine inferioir anfracttium enatis, anto suturas lerminalis ; aperlurâ ba«i emarginalà , ecaudatà. Coquille bucciniforme, lurriculée, à spire allongée et pointue , formée de neuf ou dix tours à peine convexes , assez larges, garnis d'un grand nombre de côtes longitu- dinales régulières, un peu obliques ou légèrement arquées, et terminées par un petit renflement formant une rangée de tubercules; la partie supérieure de chaque tour est remarquable par une légère dépression , et le bord qui forme la suture est garni d'un autre rang de tubercules arrondis, qui rendent cette partie comme crénelée : ces GKNRE PLEUr.mOMK. Zg tubercules sont moins saillants que les premiers, et pa- raissent en être une continuation. L'ouverture est blan- che, nuancée de fauve ; elle est ovale, terminée à la base par une échancrure profonde, sans canal ; le bord droit est le plus souvent mince, un peu arqué; il est pourvu, au-dessous de la suture , d'une échancrure qui est quel- quefois peu prononcée ; la columelleest légèrement con- cave , le bord gauche un peu calleux à sa partie supé- rieure. La coloration de cette coquille est d'un brun marron quand elle est recouverte de son épiderme ; dé- pouillée de cette partie, elle paraît être d'un fauve pâle. Long. 2 polie. 1/2. Habile les mers de l'Inde. Coquille très-singulière en ce que son ouverture offre à la base Féchancrure des Buccins, et n'a point de canal, tandis que son Lord droit présente à sa partie supérieure l'entaille ou sinus des Pleurotoines. 3l PLEUROTCME A COTES COURTES- Pieiuotoina semi- cvstata. Noms. Colleet. Mass. ) Martini, 1. 4> p'* *5p, f« i5o3-kh>/j. PI. W\, lig. \. PI. testa turrilâ, subcontabulatà, fulvn-albidù ; anfiaetibus supcrnc depressis r convcxiusculis longitudinaliter costatis; sutura nodosà ; aperturA ovatà alba. Coquille turriculée , subélagce , aspire pointue, for- 4<> GEXRE PLEUROTOME. mée de dix ou onze tours assez étroits , lisses , aplatis supérieurement, pourvus, sur leur partie convexe, de petites côtes longitudinales, arrondies, plus saillan- tes à leur sommet; la suture, linéaire et onduleuse, est bordée obscurément par de petites nodosités; le der- nier tour est court ; les côtes qu'on y remarque sont obli- ques, et ne se prolongen t pas jusqu'à la base de la coquille ; cette partie est marquée de sillons transverses très-rap- prochés. L'ouverture est ovale, blanche en dedans, ter- minée à sa partie inférieure par un canal fort, court et à peine échancré ; le bord droit est mince , tranchant, for- tement arqué dans sa longueur; il présente à sa partie supérieure, au-dessous du bourrelet de la suture, une échancrure très-légère; la columelle est arrondie et oblique. Cetle coquille est blanchâtre , revêtue d'un épi- . PI. XVII, fig. 2-2 a. PI. testa ovato-conicâ , infemc ventricosà , tubcrculiferà , striis decussalâ , albidâ, apice rufescente ; anfractibus plano-concavis, supcrnè tubcrculato-muri- catis ; ultimo angulatn ; caudâ brevi , subumbilicatà. Coquille ovale , conique , subéchinée , à spire assez longue et pointue , formée de dix ou onze tours médio- crement concaves dans leur milieu et carénés à leur par- tie supérieure ; chaque carène est hérissée d'une série de tubercules pointus , spiniformes, dirigés horizontalement; toute la surface de la coquille est aussi garnie de très- fines stries transverses; outre la carène supérieure, on remarque encore au-dessus de la suture, et à la par- GKNlll'. VLEUUOTO.UE. 4^ lie inférieure? des tours, une série de petits tubercules pliciformes; la suture est linéaire; le dernier tour est aplati en dessus, chargé vers le milieu de sa longueur de plusieurs rangées de grosses granulations décurrentes 3 et de petites rides longitudinales obtuses; le canal de la base est court et comme tronqué. L'ouverture est ova- laire, toute blanche ; le bord droit est mince , fortement arqué, garni à sa partie supérieure au-dessous de la carène, d'une échancrure profonde ; la columelle est épaisse, ar- rondie, pourvue d'un bord gauche appliqué dans toute son étendue et couvrant en partie une fente ombilicale assez large qui est située à sa base. Cette coquille est uni- formément d'un blanc grisâtre, nuancé de Fauve pâle. Long, i pouc. 10 lig. Habite l'Océan atlantique , les côles de Gorée. Celle espèce de Pleurolome est assez commune. Les tubercules très-pointues qui couronnent ses tours sont surtout distincts chez les jeunes individus (V. notre planche 17, fig. 2 a. ). M. Wood , dans son catalogue OfShells, suppl., pi. 5 , fig. 5, a donné à celte coquille le nom de Murex mitra. 34. PLEUaOTOME DIADÈME. Pleuroloma diadema, Nobis. (Gollect. Mass. et Mus.) PI. Vllf, fig. 2-2 a. PI. testa elongatà, subturritâ, fusiformi , griseolâ ; spirâ acutà ; anfractibus convexis , plicis exiguis lnngiiudinaliter granulosis , striis decurrentibus; sutura spiuis squamosis emarginatâ ; colurncllà subumbilicatâ. Coquille allongée, subturriculée , fusiforme, rétrécie à ses extrémités; sa spire est conique, très pointue et for- 44 GENRE PLEITROTOME. mée de onze ou douze tours convexes, rapprochés, sub- carénés dans leur milieu , lisses à leur partie supérieure, et présentant, à leur partie moyenne comme à leur extré- mité , de petits plis longitudinaux , granuleux , très-rap- prochés les uns des autres et traversés par deux ou trois stries ; ces plis couvrent même toute la surface des qua- tre ou cinq premiers tours ; la suture est linéaire , bor- dée en-dessous d'un petit bourrelet granuleux qui la suit dans son contour et qui , sur les deux derniers tours , est presque toujours hérissé de longues épines squammeu- ses; le tour inférieur est un peu plus court que le reste de la spire; il se termine à la base par un canal étroit, peu prolongé etlegèrement infléchi ; il est traversé par un grand nombre de sillons granuleux et de stries longitudinales multipliées qui sont le résultat de Faccroissement. L'ou- verture est d'un brun nuancé de gris, bordée d'une raie brune; elle est étroite, oblongne; son bord droit est mince, finement crénelé dans sa longueur; il présente à sa partie supérieure une petite fissure qui correspond à l'aplatissement du tour ; la coluraelle est arrondie , presque droite; le bord gauche est très-mince, et ne se relève qu'au-dessus d'une fente ombilicale assez profonde , si- tuée vers la base. La coloration de celte coquille est grisâtre. Long. 1 poue. 5 lig. Habite l'Océan atlantique, les côtes de l'île du Prince. Quoiqu'il y ait beaucoup d'analogie entre cette espèce et la pré- cédente, il existe aussi dans ces deux coquilles des différences assez marquées pour nous permettre de les séparer comme espèces distinctes. Le Pteurolvma Diadetna est plus étroit, et ses stries sont tout à fait d'une autre nature. GF.NBE PLEITROTOME. 4^ 35. PLEUROTOME HÉRISSÉ. Pleurotoma ec/iiuata, LkM. ( Collect. Mass. Lam. ) Encyclop., pi. 4^9, fig. 8. P. XXIT.fin. .',. PI. testa turrità , tuberculato-ecbinatà, albidà, maculis elongatis rufescèntibus ladiatun pictà; anfractibus medio angulatis ; angulo tuberculis compressis in- fig. 10. PI. XXV, fig. 5. PI. testa elongatâ, subpurpureâ , longitudinaliter costatâ transversimque regulariter striatâ, decussatâ ; aperturâ oblongâ ; caudâ breviusculâ; labro dextro intùs sulcato. Coquille ovale, subturriculée , à spire allongée, poin- tue , formée de sept à huit tours arrondis et distincts ; ces tours sont couverts de côtes longitudinales assez serrées et de sillons transverses réguliers, qui devien- nent plus prononcés dans les interstices des côtes et qui , en traversant celles-ci , forment de petites nodosités peu saillantes , en sorte que la surface de la coquille semble parfaitement treillissée. L'ouverture estoblongue, termi- née par un canal court, mais distinct. La columelle est faiblement arquée, le bord droit est épais et denticulé dans l'intérieur ; il est garni à son origine d'un petit sinus. Cette coquille est colorée d'un brun légèrement pourpré ; son bord droit est blanc. Long. 1 1 lignes. Habite les côtes de la Manche et celles de la Méditerranée. ni GENRE PLEUROTOME. Quoique voisine de la précédente, cette espèce s'en distingue non-seulement par sa couleur, mais encore par les mailles du ré- seau de sa surface, lesquelles sont beaucoup plus serrées et plus nombreuses. M. Risso, dans son ouvrage sur l'Europe méridio- nale, a donné à deux individus de cette même espèce les noms de Mangilia purpurea et de Anna Masséna; un autre jeune indi- vidu a été nommé dans le Catal. du Musée de Douai : Pleur. Corbis. (Michaud). 49. PLEUROTOME DE PBILSERT. Pleurot. Philberti, Michaud. ( Collect. du Mus. ) Bull. Soc. linn. de Bordeaux^ t. 3, fig. 2-3. PI. XXIV, fig. i. PI. testa parvâ , turrità, nigro-fuscâ aut rufà , maculis aut strigis irr gula- ribus, rariùs fasciis albis variegatâ ; anfractibus convcxis ; costis longitudina- libus lincisque transversim elevatis confertis ; labro sulcato ; caudâ brevius- culà. Coquille ovale , très-petite , turriculée , étroite , à som- met aigu , composée de huit à neuf tours séparés par une suture assez profonde ; ces tours sont convexes , élé- gamment treillissés par de nombreuses petites côtes lon- gitudinales et par des stries décurrentes , qui forment de très-légères granulations aux points d'entrecroisement. L'ouverture est oblongue , atténuée à ses extrémités ; le canal de la base est court, à peine échancré ; la columelle est droite ; le bord droit est épais, un peu arqué, crénelé dans sa longueur ; il est garni , vers la suture, d'un très- petit sinus. Cette espèce varie dans sa coloration : tantôt elle est entièrement noire, marquetée de blanc ; tantôt elle est d'un rougeâtre foncé. Long, rj lignes. GENHE PLEUROTOME. 73 Habite la Méditerranée , les côtes d'Agde , de Cette , de la Corse et de la Sicile. Élégante petite coquille, très-voisine de la précédente, mais toujours plus effilée, et d'un moindre volume. Les Pleur, spinosa et elegans de Blainville , le Pleur : variegatum de Philippi , appar- tiennent bien certainement à notre petite espèce de Philberti. 50. PiEUBOTOME LINEAIRE. Pleurotoma HnearU , de Blaint, ( Collecl. du Mus. ) Montagu, pi. 9, fig. /\. m PI. XXV, fig. h. PI. testa parvâ, elongato-fusiformi , albidâ , Iransversiin lincolis fuscis , œqualibus ornatâ ; anfractibus longitudinaliter costatis et transversim striatis; labro incrassato , simplici. Coquille très-petite , fusiforme 5 sa spire est pointue , assez longue, composée de cinq à six tours convexes, sur lesquels sont disposées régulièrement de petites côtes longitudinales saillantes qui sont traversées par des stries étroites , également distantes les unes des autres ; le der- nier tour est subenflé et prolongé à la base par un canal fort court. L'ouverture est petite, plus longue que large ; son bord droit , médiocrement épais , est arqué dans sa longueur et pourvu, au-dessous de la suture, d'une très- petite échancrure. La coloration de cette coquille est d'un aspectagréable; elle consiste en un fond d'un blanc grisâtre nuancé sur chaque tour, de plusieurs linéoles transverses d'un brun rouge plus ou moins prononcé ; sur quelques 74 GENRE PLEtJROTOME. individus la base du dernier tour est ornée d'une large fascie de même couleur; le haut de la spire est violacé. Long. 6 lignes. Habite les côtes de la Manche, celles de la Méditer- ranée. Cette espèce est différente de la précédente , en ce qu'elle est toujours plus petite et plus raccourcie. J'y rapporte principale- ment le Pleur : muricoidea de Blainv. les pleur, teniata et multili- neolata de Desh, le lineata de Michaud. 51. PIEUROTOME ANGULEUX. Pleurotoma angulatus, Nobis. ( Collect. du Mus. ) Donovan, t. 5, pi. i56. PI. XXVJ, fig. 4. PI. testa oblongâ, albidâ; anfractibus convexiusculis , supernè depressis , angulatis, transversim tenuissimè striatis, loiigitudinalitcr costatis, regulari- bus; spirâ acuminatâ ; aperturâ ovatâ; labro dextro crenulato. Coquille oblongue , turriculée ; sa «pire pointue se com- pose de six ou sept tours médiocrement convexes et dé- primés en dessous ; leur surface présente un très-grand nombre de stries transverses fines , serrées , souvent gra- nuleuses et coupées par des plis longitudinaux assez aigus; ces plis descendent d'une suture à l'autre, mais forment une légère courbure à la partie supérieure des tours, vers la dépression qui s'y trouve ; le dernier tour est aussi long que le reste de la spire ; il est subventru ; on remarque que les plis n'y descendent pas jusqu'à la base. L'ouverture est ovale, anguleuse, très-atténuée à GENRE PLEUROTOME. 7 5 sa partie inférieure ; le bord droit est mince , finement crénelé; Péchancrure dont il est pourvu est subtriangu- laire et peu profonde. Cette coquille est uniformément de couleur rose. Long. 6 lignes. Habite- la Manche, vers les côtes d'Angleterre. On distingue facilement cette jolie petite espèce par la manière dont ses tours de spire sont carénés. C'est le Murex angulatus de Donovan. 52. PLEUROTOME DE BERTRAND. Pleurotoma Bertrandii, Payraudeau. ( Collect. du Mus. ) Catal. de la Corse, pi. 7. fig. I2-l3. PI. XXVI, fig. \. PI. testa subturrità, nitidâ, fusco-spadiceâ; longitudinalibus costis subal- bidis ; sex aut septem anfractibus convexis ; labro intùs laevi , extùs einargi- nato; caudâ brevi. Coquille oblongue ? luisante , à spire pointue , compo- sée de six à sept tours légèrement convexes , sur lesquels on remarque un petit nombre de côtes saillantes un peu obliques , presque aiguës sur leur bord , également dis- tantes les unes des autres. L'ouverture est petite , étroite , plus longue que large , blanche en dedans , terminée par un canal très-court ; le bord droit est lisse , épais au de- hors; son échancrure est étroite et peu profonde. Cette JÔ GENRE PLETTROTOME. coquille est d'un brun rougeâtre sur lequel ressortent les côtes qui sont presque blanches. Long. 6 lignes. Habite la Méditerranée vers les côtes de la Corse. Cette petite coquille , assez rare , a été caractérisée pour la pre- mière fois par M. Payreaudeau; peut-être ne devrait-on la consi- dérer que comme une variété du Pleur. Vauquelnii ; elle en a presque tous les caractères. 53. PLEUROTOME DE VAUQUELIN. Pleurotoma P'auqueïini Payheaudeau. ( Collect. du Mus. ) cat. de la Corse, pi. 7, fîg. i4*i5. PI. XXVI, fig. 2. PI. testa ovato-elongatâ , uitidâ , albido flavicante , longitudinal! ter plicatâ ; anfractibus supernè subcarinatis , lineâ fuscâ latâ ornatis ; aperturâ ovato-an- gustâ; labro incrassato , marginato , si ni pi ici. Coquille ovale, allongée, un peu turriculée, luisante, composée de six ou sept tours convexes, subcarénés à leur partie supérieure et sur lesquels dominent des côtes longitudinales lisses, assez rapprochées les unes des autres; le dernier tour est aussi grand que tous les autres réunis, atténué à son extrémité et terminé par un canal très-court. L'ouverture est ovale, extrêmement étroite ; le bord droit est peu épais , arqué dans sa longueur ; son échancrure est légère , elle est située au-dessous de la suture, qui est linéaire. La couleur de cette petite coquille est d'un GENRE PLBnROTOME. 77 blanc jaunâtre ; une ligne brune, décurrente, couronne les tours; sur le milieu du dernier, près du bord, on remarque une petite tache rousse qui s'étend quelquefois, et forme une ceinture ; quelques individus sont complè- tement blanchâtres. Long. 5 lignes et demie. Habite la Méditerranée, les pûtes de la Sicile. Cette petite espèce se distingue de la précédente avec laquelle elle a cependant beaucoup de rapports, par la forme de ses tours, qui sont aplatis ou un peu carénés à leur partie supérieure. 54. PLEUROTOME SEPT ANGULAIRE. Plenrotoma septaugu- gularis , Blainviixe. (Collect. du Mus. ) Faune française ^ pi. 4> fig. 4-4 a. PI. XXVI, Gg. 5. PI. testa parvâ oblongâ, subturritâ, rufescente aut purpureàjspirâacuminatâ ; anfractibus convexiusculis, longitudinaliter costatis ; interstitiis excavatis. Coquille oblongue , subturriculée, atténuée à ses extré- mités, la spire est pointue, composée de sept à huit tours assez étroits, légèrement convexes, réunis par une suture linéaire. La surface des tours présente des côtes longitudi- nales régulières et saillantes, dont les intervalles sont ex- cavés et non striés; ces côtes s'effacent vers la base du der- nier tour. L'ouverture est petite, ovalaire. La columelle est arrondie, le bord gauche qui la suit est appliqué dans y8 GENRE PLEUROTOME. toute sa longeur, le bord droit est épais au dehors , pour- vu vers sa partie supérieure, d'un très-petit sinus. La couleur de cette coquille est roussâtre ou pourprée. Long. 7 lignes. Habite la Méditerranée, vers les côtes de Palerme;la Manche, vers celles d'Angleterre et de Cherbourg. Petite espèce présentant des rapports avec la précédente. Elle en est distincte cependant par le nombre de ses côtes, auxquelles elle doit son nom de septangulaire. 55. PLEUROTOME COSTULÉ. Pleurotoma costulata , Risso. ( Gollect. du Mus. ) Blainv. Faune franc., pi. 4, fig. 6-6 a. Pi. XXV, fig. 2. PI. testa fusiformi-turritâ, pallido-fulvâ aut castaneâ, apice acuminatâ, longitudinaliter costatâ , costis distantibus in interstitiis transversim tenuiter striatâ ; ultimo anfractu basi attenuatâ. Coquille fusiforme, à spire élancée, aiguë, composée de huit ou neuf tours un peu convexes , et garnis de côtes longitudinales régulières , obtuses, assez épaisses , légèrement striées en travers, surtout dans les interstices; la suture est simple et linéaire ; le dernier tour est atté- nué à la base et fort court. L'ouverture est oblongue, très-étroite ; la columelle est droite , munie dans toute sa longueur d'un petit bord gauche ; le bord droit est fai- blement arqué, mince, pourvu à sa partie supérieure d'un léger sinus. La coloration est partout d'un fauve clair chez les individus adultes, avec quelques taches GENRE PLETJROTOME. JQ rousses autour de la suture ; dans le jeune âge , au con- traire, elle est complètement brune , quelquefois grisâtre. Long. 9 lignes. Habite la Méditerranée, les côtes de la Sicile. Cette petite espèce offre de telles différences de coloration que nous n'hésitons pas à croire que le le Purotoma fulcata, de Des- hayes, et le Pleur. Bertrandi, dePhilippi, n'en sont que de simples variétés. 56. PLEUROTOME LISSE. Pleurotoma lœvigata, Philiiti. ( Collect. du Mus. ) enum. mollusc. Sicil., pi. n, fig. 17. P. XXVIT, fig. 2. PI. testa parvâ, turritâ, subaciculatâ , novem aut dccemfariam varicosâ , cor- neâ glaucescente , transvers'im lineatâ , varicibus tenuibus Jacvigatis ; ultimo anfractu fasciâ nigricante infernè ornato ; canali brevi , recto. Coquille allongée, étroite, à spire pointue composée de six à sept tours assez étroits , peu convexes , à suture linéaire ; ils offrent de petits plis longitudinaux obsolètes plus ou moins multipliés et très- finement striés en tra- vers, surtout dans leurs interstices; le dernier tour est fort long. L'ouverture est étroite, sinueuse, se prolongeant en un canal assez court et rétréci ; la columelle est légère- ment siuueuse , le bord droit mince et tranchant ; le sinus de sa partie supérieure est à peine visible. Celte coquille est légèrement transparente et blanchâtre; une bande étroite de couleur brune accompagne la suture; une autre 80 GENRB PLEUROTOME. bande de même couleur, mais beaucoup plus large, en- veloppe le milieu de la convexité du dernier tour, et se prolonge le plus souvent jusqu'à la base. Long. 5 lignes. Habite la Méditerranée vers les côtes de la Sicile , et la Manche vers celles de Granville. Cette espèce avoisine de si près la précédente, qu'on pourrait croire qu'elle n'en est qu'une variété, si on ne l'examinait avec at- tention; elle s'en distingue par sa forme plus étroite, et surtout par ses plis longitudinaux plus rapprochés entre eux, mais à peine saillants. L'individu qui a servi de type à Philippi était probable- ment un individu roulé, dont les plis avaient disparu. 57. PLEUROTOME DE VILLIER.S. Pleurot. riiliersii , Michaud. (Gollect. du Mus. ) Montagu, test. Brit. tab. g, fig. 6. PI. XXVII, fig. 4. PI. testa parvâ, elongato-turrità , sublaevigatâ , albiià ; ultimo anfractu zona fuse à cincto ; costis longitudinaliter obsoletis; striis transversis tenuissimis. Coquille allongée, fusiforme ; sa spire est très-pointue; l'on y compte sept ou huit tours légèrement convexes et étroits , dont le dernier est aussi grand que tous les autres réunis ; leur surface est ornée de fines côtes longitudi- nales un peu arquées, également distantes entre elles. L'ouverture est étroite, très-atténuée à sa base, qui se prolonge en un léger canal ; la columelle est droite , ar- rondie , revêtue d'un bord gauche extrêmement mince , le bord droit est fragile , médiocrement courbé dans sa GENRE PLETTROTOME. 8l longueur et garni supérieurement d'une très-petite échan- crure. La coloration de cette espèce est jaunâtre, elle est traversée par un grand nombre de linéoles de même couleur ; le dernier tour est orné à sa base d'une large fascie brune. Long, y lignes. Habite la Méditerranée , vers les côtes de Sicile et de Provence. Petite espèce fort élégante , que Lamarck avait confondue parmi les Murex, et à laquelle il avait donné le nom de Murex articula- tus. M. Michaud indique une variété de cette coquille encore plus petite, sur laquelle les lignes spirales sont plus marquées, et le sinus plus profond. Celle-ci n'est point ornée de la fascie brune que nous venons de mentionner; à la place, il s'y trouve de pe- tites linéoles qui couvrent la coquille tout entière. Sable DES ESPÈCES DE PLEUROTOMES, DIVISÉES EN DEUX GROUPES. •/*• Premier Groupe. (a) Coquilles dont l'ouverture est terminée intérieurement par un canal allongé. ra g . ri. Fi B . 4 4 4-2 Pleurotome Tour de Babel <"> 3 4 — Unicolor. 6 4 4 — Austral. 8 2 4 — Crépu. y ,7 4 2 — Marbré. 40 8 4 — Tigré. 44 45 4 — Albin. 42 7 4 — de Wood. ■45 5 2 ■ — Onde. 44 9 4 — Panaché. 46 44 4 — Indien. 47 47 4 — Cingulifère. 4 8 22 4 — Rosé. 49 44 4 — Arbousier. 20 5 4 — de Java. 24 40 42 — Foudroyé. 22 4 2 4 — Nodifère. 24 40 4 — Funiculé. 25 4 3 2 — à Ceinture. 25 9 2 — Froncé. 27 4 2 — Fascial. 29 9 o 2 2 - Bimarginé. 3(1 |î, — Flavidule. 31 49 2 — Crénutaire. 32 42 2 — Interrompu. 33 4 5 2 — de Botta. 35 46 2 — Gibbeux. N M àr. Lwnarek. Pleurotoma Babylonia Lam. 4 7 — Virgo Lara. 4 4 Australie de Roissy. — Crispa Lam. 26 — Marmorata Lam. 4 9 Tigrina Lam. 2(1 Albina Lam. 22 Woodii Nobis. Undosa Lam. 4 8 Variegata Indica Nobis. Desh. Cingulifera Rosea Unedo Lam. 4 S Quoy. Valenc. Javana de Roissy. Fulminata Nobis. Nodifera Lam. 22 Funiculata Valenc. Balteata Beck. Corrugata Fascialis Nobis. Lam. 4 5 Bimarginata Lam. 4 5 F avidula Lam. 5 Crenularis Lam. 7 Interrupta Bottae Lam Valenc. 6 Gibbosa Nobis. 84 TABLE. Pag. PI. 56 4 4 Fig. 2 o7 40 4 58 45 4 39 4 9 4 Cannelé. Lance v Buccinoïdc. à côtes courtes. Deuxième Groupe. (b) Coquilles dont l'ouverture est terminée par un canal très- court Stria ta N°'.lr Laroartk. Nobis. Taxus Nobis. Buccinoïdes Semicostata Lam. 4 4 Nobis. 44 20 4 Pleurotome Impérial. Pleurotoma Imperialis Lam. 4 42 47 2 — Muriqué. — Muricata Lam. 5 45 8 2 — Diadème. — Diadema Nobis. 45 20 2 — Hérissé — Echinata Lam. 4 46 5 2 — Escalier. — Spirata Lam. 41 47 22 4 — Rayé. _ Lineata Lam. 40 49 24 4-2 — Mitre. — Mitraeformis Valenc. 50 48 4 — Calleux. — Callosa Valenc. 54 44 2 — Auriculifère. — Auriculifera Lam. 2 52 45 5 — à Collier. — Monile Valenc. 54 22 2 — Unizonal. — Unizonalis Lam. 9 55 24 5 — Vierge. — \irginea Valenc. 56 25 2 — Tiare. — Thiarella Valenc. 57 24 4 — Pyramide. — Pyramidata Nobis. 58 48 5 — petite Harpe. — Harpula Valenc. 59 25 4 — Maure. — Maura Valenc. 60 49 5 — Cerclé. — Cincta Lam. 8 64 25 5 — Zèbre. — Zébra Nobis. 62 22 5 — Lymneiforme. — Lymneiformis Nobis. 64 25 4 — Tricariné. — Tricarinata Valenc. 65 27 5 — Grain-de-blé. — Triticea Nobis. 66 27 4 — Luisant. — Nitida Nobis. 67 25 4 — Volutelle. . — Voliitella Valenc. 68 24 2 — de Comarmond. — Comarmondi Mich. 69 24 4 — de Cordier. — Cordieri Payr. 70 24 5 — de Leufroy. — Leufroyi Mich. 74 25 5 — Pourpre. — Purpurea Blainv. 72 24 4 — de Philbert. — Philberti Mich. 75 25 4 — Linéaire. — Linearis Blainv. 74 26 4 — Anguleux. — Angulata Nobis. 75 26 4 — de Bertrand. — Bertrandii Payr. 76 26 2 — de Vauquelin. — ' Vauquelini Payr. 77 26 5 — Septangulaire. — Septângularis Blainv. 78 25 2 — Costulé. -*- Costulata Blainv. 79 27 2 — I.isse. — ■ ' Laevigatum Philippi. 80 27 4 — de Villiers. Villiersii Michaud. IM.Kl'HOTOMK (PU-uiotoma i PI. • 1 Pleur : Tour-de-Babel. 2 Pleur: id. var 1 .^ I Pleur : Babtlo/iia , La/» I I Pleur : ') /{oc JMC . THE UBfiARY QFTHE 'j::!Y£i»8«Tr e? IUK3& J'I.KUKOTOME (l'Jpuiotoiiiaj Pl.î i . l'ieur : ci'èpu . (Ptefw: critpéi , ttm / S.Piear: bi aM U'g in é . /l'fetw: ôùnwt/i/uita \Imm / Publié par J. B , Baillière et fils, Paris. ff£nmv j-cu/p thf imm ûf me PLE l ' KOTOM F. (Pl.iuoi mm PI. 3. j.J'leTir: \micoJor. Pleur mrço /.«„,. 2. Pleur: onde / J /W IM*MI La,n Roeh puijr Publié par J.B .Baiïlière et fils, Paris, THE UBRARY OFTHE mmmi or mm PLEUROTOME il'lcuroloina < PI. 4- ' i. Pleur: austral, a. Pleur: fascial . Pleur: auslralis nobU l'Ipttr: fa.rciallS Loin T»E LIBfiM OFÎHE PI . B l JIOTO M B ' PU-upotonini PI. 5 1 Pleur: de Java a. Pleur: escalier 3. Pleur : id var u " ]'lear Jttvatui mtéit Pleur: spiratu tam Pleur: M*, oar' 1 " ■ ■, .! B.KaiUière et fils, l'aria THE LIBRARY Of THE MIVIRSIÎÏ OP ilUMB PLEITROTOME (pleurotoma ) P1.6. î.l'leur: xu arbre . ■i . Fleur : /lavi dulc ffleu/' : mafinorata . Ltm\ .) GPteHr: /lavidttla . tmm J /toc/t pin^i Publié par J. B. Baillière et fils/Paris THE LIBHARY OF THE UKlVERSiTY 8F ILU^ÎS J»LKUKOTOME (lleurotoma) PI. i. Fleur: de Yiood . •2.1'lcui': marbré var . fl'/ca/-: Wootfri nobùr ) dPlemr: />tiorti/{//•■ //(//-(/ut . /.'*■« **+' THE IIBRARY OFTHE UNlVEBSiïY 8F MUKQIS l'I.F.l "ROTOMK (pleurotoma) Plu. i. Pleur: indieu . a. Pleur: auriculifère {/'feu/': indicu.r . Dtvh.j fP/fui': auricafifera .Lam.) /ïoi'/l /lt/LS . Publié par J. 5. Baillière et fils, Paris. the mmi OFÏB£ UWVEBSÎT. KUftttS PI.KFROTQME . iPlcurotoiiin PI i . Pleur: nodifëro . S. Pleur: interrompu 'Pleur: nodifera , Lam . / i l'ieur iiitprrupttt L am . / Ji'oc/i /j/'/nr Publié par J. B.BaUhère et fils, Pans . THE UBRABY OF THE PLEIHOTOMK (Jim iIiiiii) Pl.iâ. JtoWt pu i. Pleur: bucciiioïdc . 2.1'leur: à ccinlurc . Publié par J. B. Baillière et fils, Paris GÙVUM JCtùlp - THE LIBRARY OF THE '"■"■•• •• • PL.EUROTOME (Pleurotoma) PI. 14. 1 Pleur : arluMsior a . Pleur: caimelé . / Fleur : unedo , I alenc .) (Pleur : JtruUt , nobùr . ) /?nr/t />//ii- Publié par J. B. Bailliere et fils, Paris. THE UBRARY OF THE PLKV ROTO.M E (Plourotoma) 1M . 1&. vfc>M ^ffw i . l'ifiir : albin. ! Pleur >; albina . Latn.j ». Fleur: ili Bil» ( Pleiir: Jioltiv- VUmeJ .'> IMour: à rollicr. (J'ieur: moiif/e .Vulenr.J Piiblié par .T. B. Baillière et fils, Paris . jiocoun THE LIBRARY OF THE IVERSITÏ gf fLUiti l»I„El T UOTOMK fPlem-otomaj I>1 j6 i. Pleur: i'unieule 2. Plein' o-iblieux . I Pleur: /ù/ueu/a/UJ- , Vate/ic.j [Pleur: (fibbo.ta .Nobij-J J&é&&U pî/hj' Publié par J. B.Baillière et fils, Paris. THE LIBRARY OFTHE iwvEfisiïï of \hmm PLKUROTOME - (Ploui-otoma) R.X7 , . Heur: cingulilï-re. #W* «V*J** ■ Lam i , IMeu,: unique. #*■« »**«*«**. «-^ ^ÎW: ia- jeune (*—" ui.jcuuor., i.ti/la/if finir. Publié par J.B, Baill'ière et fils, Paris THE UBRARY OF THE PLK II R OTOMK ( Pieu mMm ) PI 18. 1. Pleur: calleux. 3- Pleur: flavidule var tc 3 Pleur : petite happe . / Pleur: raUoj-a . la/t-nc . j (Pleur. JUuoidula var**) (Pleur: fiarpula-, Volenc) Publié par J. B. Baillière et fils, Paris THE LIBRARY OF THE PI.EUUOTOME (l'icurot orna) PI *9- i. Pleur: a cotes courtes (Pleur: seftiico \rtata '-, nobùe.) 2. Pleur: crenulaire . I Pleur: crenularir , Lam. J 5. Pleur: cerclé. (Pletw. a/icta, Lam) Jlorh pirw ■ Publié par J. B. Baillière et fils Pans. Bomiui j THE LIBBARY OF THE CTEES1TÏ Uf iUJ îOSS M.KrROTOMF. (pleurotoma, M.îo. i. Pleur: impérial . U'ie-ur: rhtporâmflV Lanv.j ■2. Pleur: hérLssé . rPic. Pleur.- vi e rgm • 4 Pleur: pyr.miide. Jtac/, pin.,-. Publié par J. 2 IJ'leur: Htl'ft nwfil nu'tj {Pleur: id. var *") I Pleur: itirytneu , Valenr.) / Pleur: pi/ramidata ,JVobU) BailUère et fils, Pans , JloctHtrt wc . the umm OF ÎHS -:-•• ^ PL.KU110T0MK (PLeurotomaj PI. 1. Pleur: i-iiye 2 . Pleur : unizon al 3. Pleur: Lvnmciforme 4-1'leur: rose (Pleur: lineota, Lam ■) (l'toiu*: unixonalof La/n ■/ f J'Ieur Ly/niict/brims: Nobis) I Pleur: ro.rea #«oy / PuWiè par J. B. Baillière et fils, Paris. THE LIBRARY OFTHE 'iK{i>i<-netTV ; " ' ' "* ._..,: I «1 ' •«■ > l'I.K l KOTOMK < Plourotoma ; PI . j J. 1 Pleur maure . f Pleur: maura . flftru J a Pleur liaro ' Pleur- liarel/a . "jrftiru J ."> Pleur zèbre . 1 Pleur: xeôru , Aobu- , 4 Pleur: â l i'oi » côl e» . 1 Pleur tru-o.r/it/a , la/cnc I tSaBa Publié par J B BailVicre aï fila, Ta-is. THE LIBBARY OF THE VWXim IF lUéMM PLEUKOTOME (PJeurotomaj PI. 34. 1. Pleur: de Cordier . •J.J'leur: de ( omarmoiiii . 3 .Pleur: de Leul'roy. 4-I'leur:dc I'hilbert . ^/'Irur: Conf/rrï . Pca/r . I fl'ùmr: (hmarmoru/i . Hbiaal I iJ'Ieitr: J.cit/royt . .VicAautij (Phur: J'hMerti . «ï il in ni* / Ii////aii/ pûui' - Publié par J. B, Baillière et fils, Paris, THF IIBfMRy OF THE MHVEFsmr et Htnott PLEUBOTOME Pku.rotomn ! PI . *ô 2 I 1. Pleur, vol ut elle. 1 . IMeur eostulé . 3. Fleur: pourpre. 4. Pleur: linéaire. /Pleur: ooluteilit , la/e/ic.) I Pleur: co.rtulala , Risso.j I Pleur: />i/>i ; (Pleur: Iriticfii Woèi» Publié par J. B.Baillière et fila, Paris. THE LIBMY OF THE UHWEEStTY OP iU-UUMS $ GENRE FUSEAU. (FUSUS, Bbuguières.) Coquille fusiforme ou subfusiforme, canaliculéeàsabase, ventrue dans sa partie moyenne ou inférieure, ayant la spire élevée et allongée; le bord droit sans échan- crure; la columelle lisse; l'opercule corné onguiculé. Testa fus iformi saut subfusiformis, basi canaliculata, medio vel infernè ventri- cosa ; spira elongata ; labrum non Gssum; columella laevis; operculum corneum, unguiculum. Animai allongé, à pied assez large et quadrilatère, dont le sillon marginal est un peu lô'bé aux angles ; il porte un opercule pointu, ovalaire, onguiculé ; sa tête est terminée par une masse buccale , cordiforme , susceptible de s'al- longer en trompe; ses tentacules sont coniques, assez longs : ils ont les yeux placés près de leur base externe ; la bouche contient un ruban lingual médiocrement long, à trois rangs de crochets, dont les latéraux sont doubles et plus grands que les autres ; la cavité inspiratrice est ample , le siphon qui y amène l'eau est plus ou moins long, selon l'étendue du canal, qu'il ne dépasse jamais ; cette cavité porte à gauche deux peignes branchiaux : les lamelles du plus grand ne sont libres qu'à leur extrémité; l'organe excitateur du mâle est long, assez large et peu recourbé. Avant Linné, quelques auteurs avaient représenté sous divers noms plusieurs espèces de Fuseaux. Linné les comprit dans son x é GENRE FTISEAU. genre Murex, les séparant cependant des espèces à varices, pour en former une section particulière qu'il désigne sous le nom de Caudigeri , en décrivant ainsi leurs caractères : Cauda subulata, clama, recta, elongata. Bruguières,le premier, établit distinctement le genre Fuseau, et y rapporta tous les Murex de Linné, qui n'ont pas de bourrelets constants sur la spire; mais c'est surtout Lamarck qui porta une grande et utile réforme dans le genre Murex de Linné; tout en adoptant les Fuseaux de Bruguièr es, il sépara des Murex un certain nombre de coquilles dont il forma divers genres, entre autres celui des Pyrules, dans lequel il fit entrer les coquilles qui ont la spire plus courte que le canal terminal; celui des Fasciolaires , dont les coquilles ont la forme des Fuseaux, mais sont garnies de plis obliques sur la columelle; enfin les Pleurotomes, bien reconnais- sablés par leur échancrure à la partie supérieure du bord droit. Le genre Fuseau fut dès lors admis par les zoologistes , et placé dans le voisinage des Murex. Les coquilles qui composent ce genre sont al longées, fusiformes, et, en général, canaliculées à leur base; elles sont ventrues à leur partie moyenne, et leur spire forme un cône élevé dans toutes les espèces . La plu part sont ridées ou tuberculeuses à l'ex t érieu r; el 1 e s sont recouvertes d'un drap marin qui, chez plusieurs d'entre elles, cache de magnifiques couleurs. Les conchyliologistes reconnais- sent (et nous partageons celte opinion) qu'il est impossible d'éta- blir des limites bien tranchées entre les genres Fuseau , Pyrule, Pleurotome et Fasciolaire. Les passages entre ces coquilles sont presque in sensibles; les divisions artificielles, reposant sur des ca- ractères de peu d'importance : cela est si vrai, que dans plusieurs des espèces que nous allons décrire comme formant le passage d'un genreà un autre, certainsindividussemblentappartenir aussi bien à l'un qu'à l'autre de ces genres. On est d'autant plus porté à réunir toutes ces espèces, que les animaux sont semblables dans leurs caractères les plus essentiels; aussi Cuvier, dans son Règne animal, ne considère-t-il les genres dont nous venons de parler que comme sous-genres des Murex. En prenant les Fuseaux comme type principal , nous les voyons passer aux Rochers, ainsi que l'indiquent M. Deshayes et d'autres auteurs, par l'apparition insensible des varices; ils passent encore aux Pyrules par le raccourcissement insensible et gradué de la spire; ils se confondent avec les Buccins par la diminution du canal terminal ; enfin ils arrivent aux Fasciolaires par la naissance d'un ou deux plis obliques, columellaires. Ces faits nous portent à croire que parla suite ces quatre genres: les Fuseaux, les Py- rules, les Fasciolaires et les Pleurotomes, n'en formeront qu'un GENRE FUSEAU. 3 seul, divisé seulement en sous-genres, comme l'a déjà faitCuvier. Toutes les espèces du genre Fuseau peuvent se partager en trois groupes principaux, d'après la forme et la longueur relative du canal de la base; dans le premier de ces groupes nous placerons les Fuseaux à canal étroit, allongé, subcylindrique; dans le se- cond, se trouveront les espèces à canal court, se rapprochant des Buccins; et dans le troisième, les espèces à large canal, voisines des Pyrules. Le nombre des espèces connues de ce genre est très-considéra- ble; on en rencontre plusieurs dans nos mers. Les animaux sont apathiques et fort craintifs, lents à sortir de leur coquille, hors de laquelle ils fout peu de saillie. Premier Groupe. Espèces à canal étroit et allongé. 1. FUSEAU ÉLANCÉ. Fusus longissimus , Lvu ( Gollect. Lam. et Mus. ), Seba, Mus. 3, t. 79. Pi. Il, %. i. F. testa fusiformi, praelongâ, transversim sulcatâ, penitùs candidâ ; anfractibus convexis, medio série unicâ transvers'im tuberculato-nodosis ; caudâ çracili ; la- bro crenulato, intùs sulcato. Coquille élancée, à spire longue et pointue, composée de dix ou douze tours convexes, légèrement aplatis en des- w GENRE FUSEAU. sus, et chargés sur leur milieu d'un rang de tubercules ar- rondis, subpliciformes, au nombre de neuf ou dix; sur les cinq ou six premiers tours ces tubercules sont remplacés par un nombre égal de côtes longitudinales arrondies ; le dernier tour est peu ventru , terminé par un canal long , grêle , subcylindrique , légèrement contourné , presque aussi long que la spire ; toute la surface de la coquille est marquée transversalement de sillons assez épais , un peu plus élevés sur les tubercules , et obliques sur le dos du canal de la base où Ton remarque une fine strie qui sé- pare chacun d'eux. L'ouverture est subarrondie; le bord droit assez épais, légèrement crénelé et sillonné en dedans; la columelle est presque droite , garnie dans toute sa lon- gueur d'un bord gauche mince et relevé. La coloration de cette coquille est d'un blanc uniforme. Long. 9 pouces 4 lignes. Habite l'Océan des grandes Indes. Celte espèce devient souvent fort grande ; elle est encore très- recherchée des amateurs, quoiqu'elle ne soit pas rare. Lamarck a séparé à tort , de ce Fuseau , le Fusus incrassatus ; celui-ci a tant d'analogie avec le premier, qu'il ne doit en être considéré que comme une simple variété. Il n'en diffère que par un peu plus de pesanteur et par les tubercules de ses deux derniers tours, qui sont plus épais et comme coudés. ( F. notre pi. 3, fig. I.) GENRE FUSEAU. 5 A. FUSEAU QUENOUILLE. Fa sus coins, Lam. ( Collect. Lam. et Mus. ) Lister, Conch., i, 918, fig. u-a. PI. IV, fig. 4. F. testa fusiformi, angustâ, transversim sulcuia, albâ,apice basique rufâ ; ven- tre parvulo ; anfractibus convexis, medio carinato-nodulosis ; caudà fjracili, longà; labro intùs sulcato, margine denticulato. Coquille étroite, longue, élancée , à spire pointue, ter- minée par un canal grêle, allongé, cylindracé, plus long que la spire ; celle-ci est formée de dix ou douze tours ar- rondis, ornés chacun d'un seul rang de tubercules aplatis : ces tubercules forment des côtes longitudinales sur les pre- miers tours, et s'amoindrissent sur les derniers ; les sillons qui traversent toute la coquille sont nombreux et rappro- chés les uns des autres. L'ouverture est oblongue, assez étroite ; le bord droit peu épais, denticulé et sillonné à l'in- térieur; le bord gauche est mince, saillant, lamelleux. La coloration de cette coquille est d'un blanc mat, et la base du canal est nuancée d'une belle teinte d'un rouge de feu. Dans les jeunes individus, cette même teinte, affaiblie jus- qu'au jaune, s'étend sur la surface, mais en laissant les tubercules tout blancs. Long. 6 pouces. Habite les mers des Indes. Cette espèce est commune, mais Ircs-éle'gante; elle diffère de * ► GENRE FUSEAU. * la précédente par sa forme plus élancée et par ses tubercules qui sont moins distincts. 2. FUSEAU TOURELLE. Fusus turricula, Noe>s. ( Collect. du Mus. ) PI. V, fig. 4 . F. testa fusifornii, elongatà, albidà, longitudinaliter costatâ; transversim sol- catis, striis alternis minoribus ; anfractibus convexis ; suturis cxcavatis ; ultirao basi canali longo; labro dextro crenulato. Coquille allongée , turriculée, pointue au sommet, ter- minée à la base par un canal droit, cylindrique, étroit, aussi long que la spire ; celle-ci est formée de onze ou douze tours convexes, séparés par une suture enfoncée et chargés de plis longitudinaux épais et arrondis ; ces plis se terminent au-dessous de la convexité du dernier tour ; des sillons transverses, serrés, rugueux et en grand nom- bre couvrent toute la coquille; l'intervalle entre chacun d'eux est garni d'une strie médiane, à peine saillante. L'ou- verture est petite , subarrondie ; le bord droit est assez épais , finement crénelé sur son tranchant , et fortement pilonné en dedans; le bord gauche se relève et se conti- nue tout le long du canal. La coloration de cette coquille est d'un beau blanc de lait, quelquefois un peu jaunâtre ; les plis du sommet sont teintés de roux. Long. 5 ppuces. Habite les mers de l'Inde. Espèce assez commune que l'on pourrait confondre avec le * É #. GENRE FUSEAU. 7 Fusas colus, sises tours de spire, fortement étages et scalariformes, ne l'en distinguaient véritablement. M. Sowerby a donné, dans son Gênera, cah. 29, une figure de cette coquille, qu'il a nommée Fusas /ongissimus, mais avec un point de doute. 4. FUSEAU PAGODE. Fruits Paqodus , LesSON. (Collect. du Mus. ) Illustrations de zoologie , pi. /\o. PI. V, fig. 2. F. testa fusiformi, rufescenti , apice griseâ; anfractibus siipcrnè depressis, inmediocarinatis; cari 11 à spinis armatâ; caudâ gracili, longâ labio margiiie angu- loso. Coquille allongée , fusiforme , à sommet mamelonné ; on y compte huit ou neuf tours de spire étages , dont la surface est divisée en deux parties égales par un angle aigu et dentelé fortement; les dentelures sont saillantes, trian- gulaires, réunies à leur base, relevées en épines, pointues vers le haut, comprimées , et creusées de côté en forme de petite gouttière ; la suture est simple , linéaire ; la partie de la surface qui s'étend de la suture à l'angle des tours est aplatie et légèrement concave ; le dernier tour, plus allongé que le reste de la spire, est prolongé en un canal long, très-étroit, garni de quelques fines stries transverses> et hérissé de petites aspérités; on dislingue au-dessous de la première carène du dernier tour une autre carène beaucoup plus petite et formée d'une série de fines écailles très-rap- prochées entre elles; toute la coquille est couverte de stries d'accroissement onduleuses et très-fines. L'ouverture est subtriangulaire , violacée ; son angle supérieur est creusé en dedans en forme de gouttière ; le bord droit est mince, # GENRE FUSEAU. lisse à l'intérieur; le canal est droit jusqu'à la base , où il se contourne un peu. La couleur générale de cette co- quille passe d'un marron brunâtre à une teinte un peu grise vers le sommet. Long. 2 pouces 3 lignes. Habite. Ce joli Fuseau est un des plus rares et des plus remarquables du genre : sa délicatesse et ses tours fortement crénelés lui don- nent un aspect très-élégant. 7. FUSEAU DE NICOBAR. Fitsus nicobaricus , La m, (Collect. Lam.) Favanne, Conch. , pi. 33, 6g. A. 5. PI. VI, fig. *. F. tettà fusiforrni, transversim sulcatâ et striatâ, albidà, rufo fusco nigroque variegatâ; anfractibus convexis. medio angulato-tuberculatis; tuberculis emi- nentibus acutiusculis ; spirâ conico-subulatâ ; labro margine dentato , intù- sulcato. Coquille allongée, peu ventrue au centre, très-pointue au sommet , et formée de quatorze ou quinze tours de spire anguleux dans leur milieu , chargés à cette partie d'un rang de tubercules saillants et subaigus , au nombre de neuf ou dix; les sillons qui traversent cette coquille sont plus ou moins larges , aplatis , peu profonds , très- écartés et obliques sur le canal de la base ; celui-ci est presque aussi loug que la spire ; il est très-étroit, un peu tordu à son extrémité; le dernier tour est convexe; on y GENRE FTJSEAU. Q voit, outre les tubercules supérieurs, une série de petites nodosités situées vers la base de la convexité. L'ouverture est oblongue, blanche en dedans ; le bord droit est mince , finement denticulé , strié à l'intérieur ; le bord gauche se prolonge tout le long de la columelle , et se relève en lame tranchante vers le sommet de celle-ci. La couleur de la coquille est peu variable ; le fond , d'un blanc roussâ- tre , est parsemé de flammules d'un brun rouge plus ou moins clair , et qui , pour la plupart , semblent se ratta- cher à des taches plus foncées garnissant les intervalles des tubercules ; sur le canal de la base , ces taches sont remplacées par des bandes fauves, très-obliques , situées entre les sillons, et qui en suivent la direction. Long. 5 pouces. Habite l'Océan des Grandes Indes, près des îles de Ni- cobar. Jolie coquille dont les extrémités sont bien effilées , surtout celle de la spire. 5. FUSEAU TU'BUTLCVlt'Ê. Fttstts tuberculatus , La». ( Gollect. Lam. et Mus. ) Encychp., pi. 4^4 > fig- 4- PI. VU . fig. \ . F. testa fusiloi ini, transversim sulcatâ, albà ; ventre tnajusculo ; anfractibus convexis, medio angulatis : angulo unicâ série tuberculifero, interstitiis tubercu- lorum rufis ; labro intùs sulcato. Coquille allongée , assez étroite ; sa spire très-pointue est un peu moins longue que le canal terminal ; elle se 10 CENRE FUSEAU. compose de onze ou douze tours convexes, dont les huit ou neuf premiers sont ornés de petites côtes longitudinales égales et régulières; les derniers sont simplement garnis dans leur milieu d'un seul rang de tubercules obtus, peu distants les uns des autres , et sur lesquels passent deux sillons saillants ; d'autres sillons moins élevés, nombreux, très-rapprochés entre eux , couvrent cette coquille ; le dernier tour est subglobuleux ; le canal est étroit , pres- que cylindrique; les sillons dont il est garni sont obliques et assez largement séparés. L'ouverture est ovalaire ; le bord droit est mince , sillonné à l'intérieur; la columelle est revêtue d'un bord gauche appliqué dans toute sa lon- gueur. Cette coquille est blanchâtre , à l'exception des intervalles des côtes et des tubercules qui sont tachetés de fauve ou de brun. Long. 4 pouces 7 lignes. Habite les mers des Indes. Cette espèce est assez voisine du Fuseau distant; cependant elle s'en distingue bien nettement par sa spire plus élancée et ses tours plus étroits. 6. FUSEAU DISTANT. Fusas distans, Lam. ( Gollect. Lam. et Mus. ) - PI. VIII, fig. \. F. testa fusiformi, transvers'im sulcatâ, albido-rufescente ; anfractibus medh» rarinâ tuberculatâ cinctis ; carinis inferioribus distantibus ; caudâspirà longiore ; columellâ nudâ; labro intùs sulcato. Coquille allongée , fusiformc, à spire pointue au som- GENRE FUSEA.U. II met , composée de neuf ou dix tours convexes ; les pre- miers sont chargés de côtes arrondies et longitudinales qui se prolongent d'une suture à l'autre, et disparaissent peu à peu sur les autres tours ; ceux-ci sont ornés d'une carène transverse , formée d'une série de tubercules saillants et comprimés , qui les divise en deux parties égales : des sillons aigus et transverses, ou plutôt de petites cordelettes régulières , distantes entre elles , gar- nissent toute la surface de cette coquille, et sont accom- pagnées d'une strie très-fine qui les sépare ; sur le dernier tour, qui est ventru , les sillons se continuent jusqu'à la base du canal; celui-ci est étroit, un peu moins long que la spire. L'ouverture est ovale; le bord droit est mince, sillonné à l'intérieur; le bord gauche est aussi très-mince, et appliqué sur la columelle. La coloration de cette co- quille est blanchâtre, mêlée de fauve : elle présente quel- quefois sur sa convexité , mais rarement , des flammules un peu plus foncées ; la carène est ornée de taches brunes placées entre chaque tubercule. Long. 5 pouces. Habite Les plus grands rapports existent entre cette coquille et la précédente ; cependant elle ne lui ressemble pas assez pour qu'on ne puisse les distinguer, même par l'aspect général. Chez les jeunes individus, la carène des derniers tours est à peine sen- sible. '* * 12 GENRE FUSEAU. 8. FUSEAU VERRUCULEUX. Fusns verruculatus , Lam. ( Collect. Lam. et Mus. ) Martini, Conch., 4 t. i44j f» i34i. PI. XV, %. 1. F. testa fusiformi, transversé sulcatâ, pallidè rufescentc ; sulcis dorso planu- latis ; anfractibus cingulo medio elatiore verrucoso instructis ; verrucis rufo- fuscis ; labro intùs lœvigato ; caudâ subrecurvâ. ■ Coquille allongée, subventrue dans le milieu, pointue à ses extrémités ; sa spire, régulièrement conique, est com- posée de neuf ou dix tours convexes : les premiers sont striés transversalement et souvent garnis de plis longitudinaux ; les autres sont pourvus de côtes larges et aplaties , dont la médiane est presque toujours noduleuse ; les nodosités sont peu saillantes et marquées d'une tache d'un brun foncé ; elles disparaissent insensiblement avec l'âge ; les côtes se continuent à la base du dernier tour , ainsi que sur le dos du canal qui est moins long que la spire et légè- rement tordu ; chacune de ces côtes est séparée par une strie intermédiaire; d'autres stries longitudinales, exces- sivement fines, s'entre croisent avec les stries transverses, et produisent un réseau très-délicat sur toute la surface de la coquille. L'ouverture est ovale ; le bord droit est mince, légèrement sillonné en dedans ; le bord gauche, quand il existe sur la columelle , est appliqué dans une partie de sa longueur ; il est relevé vers la base. La couleur de cette coquille est d'un fauve pâle avec des flammules plus ou moins nombreuses, d'un brun clair j quelquefois elle est blanchâtre. GENRE FUSEAU. l3 Long. 3 pouces i/a. Habite Dans un état parfait de conservation , cette coquille, comme l'a fait observer Lamarck, est très-singulière par ses nodosités qui la font paraître ocellifère. 9. FUSEAU A LARGES COTES. Fusus laticostatus , Dssu. ( Collect. du Mus. ) Magasin de zoologie, 1 83 1, pi. ai. PI. XVI. F. testa Fusiformi, elongatà, angustâ, acutâ, albâ, longitudinaliterlulvo-lineatâ; anfractibus convexis , medio tuberculatis, costatis: costis transversalibus. latis, depressis , striatis, convexis, sulco separatis ; caudà spirà breviore ; labro crenu- lato, intùs sulcato. Coquille allongée, assez épaisse, à spire longue et poin- tue, composée de dix ou onze tours convexes, carénés dans leur milieu , surtout chez les grands individus ; un double rang de gros tubercules arrondis, dont les supé- rieurs sont les plus saillants, garnit les derniers tours, et sur les premiers on voit un grand nombre de petits plis longitudinaux; tous ces tours sont munis de côtes trans- verses larges et épaisses, subaplaties, séparées entre elles par un sillon étroit; au-dessous du dernier on remar- que deux côtes plus grosses et un peu plus élevées que les autres, mais celles qui sont placées sur le dos du canal sont obliques et plus distantes les unes des autres. L'ou- verture est ovale, toute blanche en dedans ; le canal est cylindracé, plus court que la spire ; le bord droit est peu épais, sillonné et strié à l'intérieur ; la columelle est revêtue l\ GENRE FUSEAU. dans toule sa longueur d'un bord gauche mince et un peu relevé. Cette coquille est blanche, ornée d'un grand nom- bre de linéoles onduleuses et longitudinales , de couleur fauve ou brune. Long. 6 pouces. Habite les mers de l'Inde, les côtes de Cejlan. Cette espèce a été décrite pour la première fois par M. Deshayes, dans l'Encyclopédie méthodique; mais l'individu que ce savant possédait était petit, tout blanc, avec des tubercules peu appa- rents. La coquille que nous avons fait représenter est, au con- traire, une des plus grandes de cette espèce que nous ayons en- core vue. lO. FUSEAU TORULEUX. Fusus torulosus , Lam. ( Gollect. La.m. et Mus. ) Encyclop., pi. 4^3, fig. 4- Pi. IX. F. testa fusiformi, ventricosà, transversim sulcatà , tuberculiferâ, albo etrufo nebulosâ; anfractibus convexis, medio tricarinatis , longitudinaliter plicatis; plicis apice tuberculo terminât is ; aperturâ albâ , labro intùs sulcato. Coquille allongée , peu ventrue , à spire assez longue et pointue ; on y compte neuf à dix tours convexes , pré- sentant un plan oblique en dessus , subanguleux dans le milieu ; l'angle est formé par le sommet de côtes longitu- dinales, tuberculeuses et arrondies, qui se prolongent jus- qu'à la suture ; ces côtes sont coupées transversalement par des sillons carénés, disposés d'une manière régulière, (.IN'lir FUSEAU. l5 se continuant sur le plan incliné, et entre lesquels on re- marque des stries très-fines; sur le dernier tour, les carènes diminuent graduellement , et sur le canal se changent en rides obliques fort nombreuses. L'ouverture est ovale , blanche en dedans ; le bord droit est mince , finement cré- nelé, sillonné à l'intérieur ; le canal est droit, aussilong que la spire ; le bord gauche, qui garnit la columelle, est léger et se continue jusqu'à la base. Cette coquille est d'un blanc roussâtre, ornée, entre les plis, de taches d'un fauve pâle ; des flammules de même couleur, quoique un peu plus foncée, garnissent aussi la convexité des tours. Long. 4 pouc. Habite la mer Rouge. Cette espèce est beaucoup plus rare que la précédente; elle est bien distincte par la disposition de ses sillons transverses. La- marck a établi avec un jeune individu de cette même espèce son fusus crebricostalus. II. FUSEAU DUPETIT THOUARS , Fusus Dupetit-Thouarsi. Nobis. ( Collect. du Mus. ) PI. XI. Testa elongato-fusiformi , albâ aut griseâ , transvers'im sulcatâ; spirâ acumi- n.ità ; anfractibus convexis , in medio subcarinato-nodulosis ; labro crenato, intùs sulcato ; caudâ elongatâ. Coquille allongée, fusiforme; la spire, à laquelle on * l6 GENRE FUSEAU. compte dix ou onze tours, est moins longue que le dernier de ces tours ; chacun d'eux est convexe , subanguleux dans le milieu; l'angle est couronné sur les tours supé- rieurs d'un rang de nodosités qui se prolongent en côtes plus ou moins saillantes vers le sommet de la coquille ; toute la surface de ce Fuseau est couverte d'un grand nombre de sillons transverses , disposés régulièrement , peu distants les uns des autres, et entre lesquels sont placées plusieurs stries très-fines; le dernier tour se pro- longe en un canal cylindrique, étroit, sur lequel les sillons se continuent ; ils sont plus rapprochés entre eux et s'amoindrissent vers la base. L'ouverture est ovale , d'un beau blanc mat à l'intérieur ; le bord droit est peu épais, tranchant, crénelé dans sa longueur et sillonné en dedans. Cette coquille, dont la coloration est blanche ou grisâtre , est recouverte d'un épiderme d'un fauve clair , sur lequel on voit un grand nombre de très-fines stries longitudinales produites par les accroissements. Long. 7 pouc. Habite l'Océan Pacifique sur les côtes de la Californie. Nous avons dédié cette graode et belle espèce au capitaine de vaisseau M. Dupetit-Thouars , qui a enrichi la science et les col- lections de tant d'objets nouveaux rapportés de ses longs voyages de circumnavigation. # M GKIVRli FUSEAU. IJ 12. FUSEAU MULTICARINÉ. Fusas multicarinatus, L*M. ( Collect, Lam. et Mus. ) PI. X,flg. 4 , et pi. I, Gg. h,var. F. testa fusiformi, transversim sulcatâ et slriatà, albido-subflavâ ; sulcis dorso acmis, cariniformibus; anfractibus convexis, medio plicato-nodosis; labro intùs sulcato. Coquille allongée, fusiforme, turriculée; la spire est assez longue et pointue, formée de neuf ou dix tours con- vexes ; les supérieurs sont pourvus de grosses côtes lon- gitudinales , régulières , fort rapprochées les unes des autres; ces côtes tendent à disparaître sur les tours infé- rieurs, et ne présentent plus sur la convexité de ceux-ci qu'une série de petites nodosités allongées et trans- verses ; le dernier tour est plus long que le reste de la spire; il est ventru vers le haut, et se termine par un canal long et assez étroit ; toute la surface de cette coquille est traversée par un grand nombre de sillons cariniformes peu distants les uns des autres ; ceux qui sont placés sur le canal sont entremêlés d'autres sillons beaucoup moins élevés. L'ouverture est oblongue; la columelle est épaisse, cylindracée, légèrement contournée dans sa longueur; elle est ordinairement accompagnée d'un bord gauche peu épais, appliqué dans toute son éten- due ; le bord droit est à peine crénelé , sillonné en de- dans. La coloration de cette coquille consiste en un fond blanc teint de jaunâtre entre les plis, et marqué de taches * * •T* l8 GENRE FUSEAU. nébuleuses, éparses et irrégulières , d'un fauve plus ou moins pale. Habite la mer Rouge. Long. 5 pouc. Cette espèce a , par sa forme, de la ressemblance avec la précé- dente; elle est à peu près de même taille, peut-être un peu plus petite; cependant on l'en distingue bien nettement, à cause de ses tours de spire plus convexes et de ses sillons plus saillants. 13. FUSEAU AIGUILLETTE. Fnsus ligula, Noiws. (Collect. du Mus. ) Sowerby, Gênera, cah. 39, f. 2. m PI. IX, fig. 2. F. teslâ fusiformi-elongatâ, griseâ, in interstitiisfuscâ, longitudinaliter costatâ; apice acutâ; anfractibus subconvexis, transversïm striatis, striis ornatis distan- tibus ; labro dextro crenulato ; caudâ gracili longâ. Coquille allongée, très-étroite, pointue aux deux extré- mités ; la spire est longue, formée de quatorze tours peu convexes, assez courts et séparés par une suture linéaire; tous sont garnis de nombreuses côtes longitudinales con- vexes, rapprochées les unes des autres; ces côtes sont bi- furquées sur les tours supérieurs; elles sont traversées par quatre stries subcariniformes bien distinctes, qui sont un peu plus saillantes vers le sommet ; le dernier tour est étroit, aussi long que le reste de la spire; les côtes dont il est pourvu s'étendent jusqu'à l'origine du canal; celui-ci est long, droit , très-grêle et cylindracé; GENRE FUSEAU. ]Q des suies iransverses en occupent toute la surface. L'ou- verture est ovale, fort petite; la columelle est assez épaisse, revêtue d'un bord gauche un peu relevé en lame et pourvu à son milieu de trois petits plis transverses. Le bord droit est épais, finement crénelé et sillonné à l'inté- rieur. La coloration de cette coquille est d'un blanc gri- sâtre; les intervalles des côtes sont colorés de brun. . Long. 20 lignes. Habite Celte rare et élégante coquille se rapproche sensiblement des Turbinelles par les plis transverses de sa columelle; cependant il est impossible de l'éloigner des Fuseaux à cause de la forme de son canal, dont l'ouveriure ne présente qu'une très-petite fente capillaire. Le nom de Fus us aculeiformis que M. Sowerby a donné à celte espèce, ne pouvait lui être conservé, parce que La- mark avait déjà désigné sous ce nom une autre espèce du même genre. 14. FUSEAU HÉRISSÉ. Fusus echinatus, Noms. (Collect. du Mus. ) Pjulippi, Enum. mollusc. Siciliœ , pi. 11, fig. 27. PI. Il, fig. 2. F. testa fusiformi-turritâ, glabrâ, griseà ; anfractibus supernè subdepressis, in medio carinatis; varicibus in carinâ spinosis compressis, canaliculatis, rectis ; aperturâ ovatà, subangulatâ ; caudâ elongatâ, gracili. Coquille allongée, fusiforme, ayant la spire pointue, com- posée de sept tours étroits, convexes, subaplatis à leur par- lie supérieure, divisés au milieu par un angle aigu, duquel partent régulièrement neuf ou dix épines assez longues, pqp I 3K 20 GENRE FUSEAU. légèrement comprimées et pointues se prolongeant à leur base en varices lamelliformes ; ces varices ne se correspon- dent pas toujours d'un tour à l'autre; le dernier tour est plus grand que la spire ; les varices dont il est chargé s'effacent vers l'origine du canal qui est droit, allongé , fort étroit, sans échancrureàlabase. L'ouverture est subtriangulaire; la columelle est cylindracée , pourvue d'un bord gauche étroit, mince , appliqué et légèrement relevé le long du canal; le bord droit est mince, tranchant, lisse en dedans; il offre à sa partie supérieure, vers l'endroit qui correspond à la carène, une sinuosité étroite. La surface delà coquille est lisse et d'un gris cendré uniforme. Long. 18 lignes. Habite la Méditerranée, les côtes de Sicile. Espèce qui rappelle par sa forme le Fusus pagodus; mais beau- coup plus commune que celui-ci, elle s'en distingue par son canal moins allongé, et ses épines qui se terminent en varices. Nous avons rapproché cette coquille des Fuseaux, parce qu'elle présente la plus grande analogie avec ces derniers. Philippi l'avait placée parmi les Murex, et ainsi que d'autres auteurs 1 avait nommée Murex Vaginatus. 15. FUSEAU POLYGONOIDE. Fusus poljgnnoides, La M. ( Collect. Lam. et Mus.) Laborde, Voyages dans V Arabie Pétrée, pi. 65, fig. i3-i4- Pi. XI 1 , %. 2. F. testa fusiformi, transversè sulcatâ, pliciferâ et tuberculatâ, albidâ, rufo- niaculosà ; anfractibus medio angulato-tuberculatis, infer/iè pliciferis ; labro margine dentato, intùs rufo et stria to ; lamina columellari albà, prominente. Coquille allongée , un peu ventrue dans le milieu et « GENRE FUSEAU. 21 M rétrécieà ses extrémités; la spire, régulièrement conique, est composée de dix tours convexes, légèrement dépri- més à leur partie supérieure, au-dessous de la suture; ces tours sont pourvus de petites côtes longitudinales , tuberculiformes, épaisses, disposées régulièrement et au nombre de huit ou neuf; elles s'arrêtent assez brusquement sur le ventre de la coquille où elles forment une seconde série de petites nodosités ; le dernier tour est un peu plus long que le reste de la spire; sa base se prolonge en un canal presque droit et médiocrement large ; toute la sur- face de !a coquille est garnie de sillons transverses. L'ou- verture est ovale; le bord droit est épais, tranchant, finement dentelé par les stries transverses qui y aboutis- sent; il est strié dans l'intérieur; la columelle, légèrement arquée dans sa longueur, est revêtue d'un bord gauche étroit. La coloration de celte espèce consiste en un fond blanchâtre tout ponctué de taches allongées d'un brun foncé, assez régulières; quelquefois ces taches se réunis- sent et forment des flammules longitudinales. Long. 3 pouces. Habite la mer Rouge. Ce Fuseau est assez commun. Le Fusus torulosus a tant de rap- ports avec celui-ci par l'ensemble de ses caractères, qu'il n'en est sans doute qu'une variété plus grande et moins colorée. Tous deux se trouvent dans les mêmes localités. Celui que nous venons de décrire a été nommé, par M. Deshajes, dans le voyage de M. Laborde , Fusus biangulatus. I 22 fiENRE FUSEAU. 16. FUSEAU PROBOSCIDIFERE. Fusus proboscidiferus , La.ii. (Collect. Lam. et Mus.) Swains, Exotic Conch., vol. i, pi. 25. PI. XVII, et XVII Ni. F. testa fusiformi, ventricosâ, transversîm sulcatà, fulvo-rufescente ; anfrac- tibus angulatis, suprà planulatis; angulo tuberculis nodiformibus coronato ; spirâ parte superiore cylindraceâ, proboscidiforme, apice mamillari ; labro intùs lœvigato. Coquille fusiforme, ventrue , à longue spire , formée de onze ou douze tours ; les premiers sont étroits, noduleux, très-rapprochés entre eux, cylindriques, à sommet ma- melonné; les autres sont au contraire très-larges, dépri- més en dessus, anguleux à leur partie inférieure qui est couronnée d'une série de tubercules pliciformes ; ces tu- bercules s'atténuent sur les deux derniers tours, surtout chez les individus adultes; toute la surface de la coquille est traversée par des sillons irréguliers plus ou moins larges; elle est aussi garnie de stries longitudinales très- fines et très-nombreuses. L'ouverture est subtrigone, ter- minée par un canal assez long et cylindrique ; le bord droit est mince, et forme à sa partie supérieure un angle qui correspond à la carène extérieure ; le bord gauche est à peine visible le long de l'ouverture, mais il devient plus épais à l'origine du canal où il se relève, et qu'il rétrécit, laissant à découvert le long de la columelle une fente ombilicale. Cette coquille est d'un jaune plus ou moins clair caché sous un épiderme d'un brun peu foncé. Long, io pouces. Habite les mers de l'Inde. 1 GENRE FUSEAU. a3 Espèce singulière par la disposition de ses premiers tours de spire, qui ressemblent à un cylindre droit implanté au sommet de la coquille. Elle devient très-grande. Le Muséum en possède un individu qui a 22 pouces de longueur ; mais les individus de cette dimension sont extrêmement rares. Elle est nommée par M. Swainson Fus us aruanus. 17. FUSEAU RUBANÉ, Fusus syracusantis , !,»m ( Collect. Lam. et Mus. ) Bonanni, Recr. 3, fig. 8o. PI. IV, fig. 2. F. testa fusiformi, turrità, longitudinaliter plicatâ, transversim striatâ, albo et fusco alterné zonatâ; anfractibus supernè angulato-carinatis : cariais tuber- culato-nodosis; caudâ breviuscuià ; labro intùs striato. V Coquille élancée, fusiforme, turriculée, formée de neuf ou dix tours de spire étages, bien distincts, subcarénés à leur partie supérieure ; ces tours sont chargés de côtes longitudinales , serrées , régulières , convexes , coupées transversalement par dessillons entre lesquels se trouvent de fines stries qui elles-mêmes sont entre-croisées par d'autres stries longitudinales encore plus fines. L'ouver- ture est ovale , et se prolonge en un canal étroit, moins long que la spire; le bord droit est mince, tranchant, strié à l'intérieur; la columelle arrondie, légèrement ar- quée, est garnie, chez les individus adultes, d'un bord gauche qui se relève en lame à son extrémité. La colora- tion de celte coquille est peu variable ; le fond en est blanc ; une zone décurrenle d'un rouge brun enveloppe la par- tie supérieure de chaque tour, et il se trouve deux autres zones sur le milieu de la convexité du dernier : le plus 1 * 24 GENRE FUSEAU. souvent les côteslongitudinales sont blanches et les inter- valles qui les séparent restent bruns. Long. 2 pouces 3 lignes. Habite la Méditerranée, vers les côtes de Provence, de la Corse et de la Sicile. Le Fuseau rubané est une coquille commune; sa coloration sert parfaitement à le distinguer. » • fe. 18. FUSEAU DE TARSNTE. Fusus strigosus , Lam. (Gollect. Lam et Mus.) Faune française , pi. 4 d, fig. i. PI. III, fig. 2. F. testa fusiformi, scabrà, longitudinaliter plicatà, transversim sulcatâ, albâ, rufo-nebulosâ; anfractibus convexis, medio carinâ subdentatâ cinctis; plicis remotiusculis, dorso scabris ; labro intùs striato, margine denticulato. Coquille fusiforme , élancée, pointue au sommet et ter- minée par un canal droit, cylindrique, étroit, presque aussi long que la spire ; celle-ci est formée de dix ou onze tours convexes bien distincts , séparés par une suture en- foncée; ils sont chargés de côteslongitudinales distantes, qui sont coupées à angle droit par des sillons transverses élevés, rugueux et en grand nombre car ils couvrent toute la coquille, s'amoindrissant sur le canal: il arrive souvent que le sillon du milieu des tours s'élève en carène sub- dentée. L'ouverture est petite, ovale; le bord droit est mince , crénelé et strié à l'intérieur. La columelle est ar- rondie; le bord gauche qui l'accompagne , se continue le GENRE FUSEAU. 2D long du canal , en rétrécissant l'ouverture. La coloration de cette coquille est d'un blanc sale sous un épiderme jaunâtre. Long, i pouce 10 lignes. Habite la Méditerranée, vers le golfe de Tarente, les côtes de Provence et celles de la Sicile. On la trouve aussi dans l'Adriatique. M. Deshayes a nommé cette espèce Fusus rostratus, donnant pour raison qu'elle était connue sous le nom de Murex rostratus, qui lui a été donné par Olivi ( Zool. Adriat) avant que Lamarck lui eût appliqué celui de strigosus; mais elle est plus générale- ment connue sous ce dernier nom. MM. Risso et Blainville l'ont appelée Fusus provencialis. 19. FUSEAU AUSTRAL. Fusus australis , Quoy. (Gollect. du Mus.) Voyage de V Astrolabe, pi. 34, fig. 9*i4- PI. XII, Bg. \. F. teslâ oblongâ, fusiformi, subventricosâ , transversïm tenuiter sulcatà, fer- rugineo-rufescente; anfractibus convexis, supernè longitndinaliter costatis; aper- turâ fulvo-violaceâ; labro dextro denticulato, intùs laevigato. Coquille oblongue, allongée, aspire pointue, composée de neuf ou dix tours convexes, garnis (principalement les supérieurs) d'un petit nombre de côtes longitudinales plus saillantes dans le milieu que vers la suture, et traver- sées par de nombreux sillons fort rapprochés les uns des autres ; la suture, qui est linéaire, est bordée d'un petit bourrelet; le dernier tour est subglobuleux, terminé par un canal assez grêle , aussi long que la spire; il est dé- pourvu de plis longitudinaux, mais couvert de sillons semblables à ceux des tours supérieurs, et dans lesinters- 20 GENKE FUSEAU. tices desquels on remarque de fines stries. L'ouverture est ovale , d'un fauve mêlé de violacé dans le fond ; la co- lumelle est régulièrement arquée , recouverte par un bord gauche appliqué dans une partie de son étendue et un peu relevé le long du canal qui est d'un rouge brun foncé dans l'intérieur; lebord droit est denticulé et lisse en de- dans. La couleur de celte coquille est d'un brun roussâtre plus ou moins intense. Long. 2 pouces 10 lignes. Habite les ports de Veslern et du roi Georges, à la Nou- velle-Hollande. Cette espèce tient à Ja fois du Fusus svlcatus et du zelandicus ; elle diffère du premier par ses sillons qui sont plus rapprochés en- tre eux, et du dernier, par son canal plus étroit et plus allongé. Sa coloration est aussi différente de celle des deux autres Fuseaux. Deuxième Groupe. Espèces bucciniformes ou à canal court. 20. FUSEAU SILLONNÉ. Fusus sulcatus , LjJtt. Collect. Lam. et Mus. ) Encyclop., pi. 4 2 4> f- 3. PI. XIII, fig. h. F. testa subfusiformi, ventricosâ, transversim sulcatà, griseâ ; sulcis promi- nulis, spadiceis ; anfractibus valdë convexis, ultimo dempto, longitudinaliter pli- cato ; caudà recurvâ; spirâ breviore; aperturâ albâ. Coquille allongée, ventrue, formée de sept ou huit GENRE FUSEAU. 2J tours convexes et arrondis, très-légèrement plissés dans leur longueur, à l'exception du dernier; tous sont mar- qués à leur superficie de sillons transverses élevés, sub- anguleux, peu distants les uns des autres , et légèrement ondulés; l'espace qui sépare ces sillons est garni de deux autres sillons beaucoup plus petits et de fines stries qui suivent la même direction; le dernier tour est ventru, terminé par un canal prolongé , un peu tordu et couvert de sillons obliques. L'ouvertu re est assez grande, ovalaire, blanche, nuancée d'une légère teinte fauve dans l'intérieur; la columelle est arrondie , arquée dans sa longueur, re- vêtue d'un très-léger bord gauche appliqué dans toute son étendue. La couleur de cette coquille est d'un blanc nuancé de jaune ou de gris clair; les sillons sont d'un rouge brun. Long. 4 pouces 7 lignes. Habite Ce Fuseau, assez rare dans les collections, est remarquable par les sillons qui l'enveloppent, et qui, étant d'une coloration diffé- rente que le fond, tranchent agréablement sur la surface de la coquille. 21. FUSEAU DELA NOUVELLE 2ÉLANDE. Fusus zelandicus, Quo Y . (Gollect. du Mus. ) Voyage de V Astrolabe, pi. 34, f. 4' 5. PI. XIV, fig. h. F. testa ovato-fusiformi, rugosâ, albidâaut rufâ, transversim sulcis bruneo- rufis distinctà ; striis longitudinaliter tenuissimis ; anfractibus valdè convexis ; aperturâ albâ; labro margine denticulatâ, intùssulcatâ ; caudâ niediocri. Coquille ovale, fusiforme , un peu ventrue, terminée par un canal moins long que la spire et légèrement inflé- chi à son extrémité ; la spire est formée de huit tours GENRE FUSEAU. convexes, arrondis, séparés par une suture simple; chaque tour est muni de sillons ou plutôt de petites cordelettes transverses, peu distantes les unes des autres , fort nom- breuses et entre lesquelles on voit une ou deux stries qui suivent la même direction ; toute la surface de cette co- quille est couverte de stries très-fines et très-serrées qui lui donnent un aspect rugueux ; les premiers tours sont plissés longitudinaleroent; sur le dernier, les sillons se continuent jusqu'à l'extrémité du canal qui est assez court. L'ouverture est oblongue, violacée; la columelle estlisse, un peu arquée , accompagnée d'un bord gauche, à peine visible; le bord droit est denticulé et sillonné en dedans. Le fond de coloration de ce Fuseau est d'un brun rouge très-foncé. Long. 3 pouces i ligne. Habite la baie Tasman, à la Nouvelle-Zélande. On prendrait facilement cette espèce pour une variété de la pré- cédente; mais en l'examinant avec attention on lui trouve les ca- ractères particuliers que nous venons de décrire , et qui sont pro- pres à la faire distinguer. M. Duclos a décrit cette même espèce sous le nom de Fus us mandarinus. ( Magasin de Zool., 1832. PI. 8.) 22. FUSEAU BU NORD. Fiisus antiquus, Lam. ( Collect. Lam. et Mus. ) Mulxer, Zool. Dan. 3, t. 118, fij{. i-3. PI. XV! II, fig. \. F. testa ovato-fusiformi, ventricosà, muticâ, transversïm tenuissimè stria ta, albidà, in junioribus rufescente; anfractibus valdè convexis; caudâ brevi ; aper- turâ patulâ ; labro intùs laevigato. Coquille ovale, fusiforme, ventrue dans le milieu, aspire GENUL FUSEAU. 2Q assez longue , formée de huit ou neuf tours régulièrement convexes, séparés par une suture simple et étroite; ces tours sont couverts d'un grand nombre de stries transverses fines et serrées et d'une multitude de stries longitudi- nales d'accroissement beaucoup plus fines, dont l'entre- croisement rend la surface de cette coquille rude au tou- cher. L'ouverture est grande, oblongue, d'un blanc jaunâtre en dedans ; le canal de la base est court , ouvert, un peu courbé; la columelle est épaisse, arrondie, re- couverte dans sa longueur d'un bord gauche mince qui se confond avec elle ; le bord droit est tranchant , lisse en dedans. Toute la surface de cette coquille est d'un beau blanc de lait, quelquefois jaunâtre. Long. 5 pouces 9 lignes. Habite les mers du nord. Espèce bien distincte de ses congénères. Elle est commune dans les collections. 23. FUSEAU DOUBLE CRETE. Fusas despectus , Lam. (Gollect. Lam. et Mus. ) Martini, Conch. 4, t. i38, f. 1293 et 1296. 1 PI. XIX, fig. 2 F. testa ovatâ, turritâ, subfusiformi, ventricosâ, transversim striatà, albido- lutescente ; anfractibus convexis, medio bicarinatis; carinà unicâ prominente, tuberculato-nodosâ ; caudâ brevi ; aperturâ albâ ; labro intùs lœvigato. Coquille oblongue, subfusiforme , turriculée; la spire est allongée, pointue au sommet; on y compte huit tours m 3o GENRE FUSEAU. convexes, subétagés, très-distincts, déprimés à leur partie supérieure, subanguleux à leur partie moyenne, et cou- ronnés sur l'angle de deux rangs de tubercules obtus, quelquefois variciformes ; ces tours, dont le dernier est très-ventru, sont traversés par des stries onduleuses plus ou moins saillantes. L'ouverture est ample , ovale, large au sommet , rétrécie à sa base et toute blanche en dedans; elle se prolonge en un canal assez large ; la columelle est épaisse, oblique, fortement contournée à sa partie inférieure ; le bord gauche se confond avec la columelle; le bord droit est assez mince , tranchant, lisse en dedans. La couleur extérieure de cette coquille, est d'un jaunâtre clair ; les carènes sont assez souvent plus blanches que le fond. Long. 4 pouces 2 lig. Habite les mers du Nord. Ce Fuseau est remarquable par les tubercules variciformes de ses tours de spire. Il se rapproche déjà des Murex par l'aspect général. 24. FUSEAU CARINÉ. Fusas caritiatus , Lkm. ( Collect. Lam. et Mus. ) Pennant, Brit. zool. 4 *• 77> f- 96. Pi. XIX. fig. i. F. testa fusiformi, turritâ, transversim striatâ, cariniferâ, fulvo-pallidâ; anfractibus angulatis, suprà planulatis, bicarinatis ; canna albidâ, inferiore submarginali ; spirâ apice mamillan'; labro intùs albo, lœvigato. Coquille oblongue, ventrue, atténuée à ses extrémités ; la spire est assez longue, obtuse au sommet, se terminant GENRE FUSEAU. 3l par un bouton arrondi ; elle est formée de six ou sept tours carénés dans le milieu; au-dessous de cette première carène on en remarque deux autres moins élevées qui contournent la suture; celle-ci est linéaire. D'autres ca- rènes s'élèvent encore sur le dernier tour, vers la base du- quel elles se changent en rides nombreuses; le canal est peu prolongé, légèrement tordu à sa base. L'ouverture est grande, ovale; la columelle est arrondie, un peu apla- tie à son extrémité, accompagnée d'un bord gauche, mince, étroit, appliqué dans toute son étendue, mais laissant ce- pendant à découvert une petite fente ombilicale; le bord droit est mince, tranchant, lisse en dedans. A l'extérieur, cette coquille est d'un fauve pâle; les carènes sont d'un blanc opaque. Long. 3 pouces. Habite les mers du Groenland. Coquille commune, ayant beaucoup d'analogie avec la précé- dente ; on l'en distingue néanmoins en ce qu'elle est toujours plus petite et dépourvue de tubercules. 25. FUSEAU DILATÉ. Fusus dilatâtes, Qooy. ( Gollect. du Mus. ) Voyage de l Astrolabe, pi. 34, fig. 16-16. PI. I, fig. 2. F. testa ovatâ, turgidâ.transversim sulcatâ et tenuissimè striatâ, albo-rnbente; anfractibus carinato-tuherculatis ; aperturâ amplâ, subovali, albâ; margine dex- tro valdè angulato, sulcato ; columellà plana. Coquille oblongue,. ventrue dans le milieu et atténuée à ses deux extrémités; la spire est peu allongée, conique, 32 GENRE FUSEAU. pointue au sommet ; l'on y compte sept ou huit tours dont les derniers sont très-anguleux à leur partie moyenne et couronnés sur l'angle par un rang de gros tubercules obtus , pointus dans le jeune âge ; les tours supérieurs sont plissés longitudinalement; la surface de cette coquille est fortement sillonnée en travers ; les sillons sont plus ou moins gros et arrondis ; entre chacun d'eux on voit une côte intermédiaire et de fines stries ; quelques stries longitudinales d'accroissement sont marquées sur le der- nier tour qui se prolonge en un canal peu allongé , con- tourné sur lui-même ; la carène est placée à la partie supé- rieure de ce tour. L'ouverture est ovale, dilatée, blanche en dedans ; lacolumellë est épaisse, arquée, revêtue d'un bord gauche mince, appliqué et recouvrant une fente om- bilicale étroite ; le bord droit est tranchant, légèrement strié ; il forme à sa partie supérieure un angle correspon- dant à la carène du dernier tour. Le fond de coloration de cette coquille est blanchâtre, mais les sillons sont d'un brun foncé. Long. 3 pouces. Habite les mers de la Nouvelle-Zélande , à la baie des Iles. Ce Fuseau a, comme les précédents, quelque ressemblance avec certains Rochers par sa forme générale. Le Muséum en pos- sède plusieurs individus qui ont été rapportés par MM. Quoyet Gaimard. % < ■ M.i FUSEAU. 33 26. FUSEAU RAIFORT. Fusus Raphanus , Laju. ( Gollect. Lam. et Mus. ) Martyns, Conck., i, fig. 5. PI. XXI, fip,. 2. F. testa fusiformi-turritâ, ventricosâ, tenui, transversè striatâ, albidâ, fulro- nebulosâ; anfractibus medio angulato-carinatis ; ultimo bicarinato; carinis om- nibus tuberculato-dentatis ; aperturâ albâ ; labro intùs laevigato. Coquille ovale, mince et légère, pointue au sommet , formée de neuf ou dix tours convexes, anguleux dans le milieu, où ils sont couronnés d'un rang de tuber- cules pointus, subpliciformes; ces tours sont, en outre, garnis dans toute leur étendue d'un grand nombre de stries transverses fort régulières; la suture est linéaire, fine- ment crénelée; sur le dernier tour, qui est. ventru, on re marque un second rang de tubercules semblables aux premiers , mais un peu moins saillants. L'ouverture est ovale, blanchâtre en dedaus, terminée par un canal court assez large et légèrement contourné à sa base; un bord gauche très-mince couvre la columelle ; le bord droit est mince, tranchant , lisse en dedans. La couleur de cette co- quille est d'un fauve pâle, quelquefois nuancée détaches nébuleuses un peu plus foncées. Long. 2 pouc. Habite l'Océan Pacifique, à l'île des Amis; l'Océanie vers les côtes de la Nouvelle-Hollande. ■ Cette espèce a été, jusque dans ces derniers temps, assez rare 3 * %. » 34 GENRE FUSEAU. dans les colleclions. Elle est encore recherchée des amateurs , à cause de sa légèreté et de la différence de ses caractères qui s'éloi- gnent un peu de ceux des autres Fuseaux. 27. FUSEAU D'AFRIQUE. Fusus a/er, L*M. ( Collect. Lam. et Mus. ) Adans. , Sencg., pi. 8, fig. 18. PI. XVIîl, fig. 2. F. testa ovatà , subfusiformi , vcntricosâ, transvcrsè sulcalâ , cincreo-rufes- ccnte , anfractibus planiusculis , margine inferiorè tubcrculato-nodosis ; ulti- mo supernè tuberculis posticè costellatis coronato; labro intùs striato. Coquille ovale, ventrue, atténuée à ses extrémités; le dernier tour est plus long que la spire, qui est pointue, à sommetlisse et mamelonné; elle est formée de sept ou huit autres tours peu convexes, déprimés à leur partie supé- rieure, et sur le milieu desquels s'élève une rangée de peti ts tubercules pointus, rapprochés entre eux et subpliciformes; on remarque encore sur ces tours deux sortes de stries trans- verses, les unes assez grosses, écartées, régulièrement espacées; les autres plus fines, s'intercalant entre les pre- mières ; toutes sont traversées par d'autres stries longitu- dinales très-rapprochées entre elles et produites par les accroissements; l'entrecroisement de ces stries rend la surface de la coquille rugueuse. Le dernier tour est ven- tru à sa partie supérieure et se termine insensiblement en un canal étroit peu prolongé , courbé vers le dos. L'ou- verture est ovale; la columelle est arrondie, faiblement contournée à sa base ; le bord gauche qui l'accompagne est mince et étroit; le bord droit est tranchant, sillonné GENRE FUSEAU. 35 à l'intérieur et pourvu de petites dentelures dans toute sa longueur. La coloration de celte coquille est d'un rous- sâtre uniforme. Long, i pouce. Habite les mers du Sénégal. Cette espèce, qui a été nommée Lipin par Adanson, a évidem- ment beaucoup de rapports avec les Rochers, mais elle en est dis- tincte par le manque de varices. 28. FUSEAU SINISTRAL. Fusus sinistralis, Lam. ( Collect. Lam. et Mus. ) Favanne , [Conch., pi. 33 , fig. A 6. PI. VI, fig. 2. F. testa sinistrorsâ, fusiformi-turritâ, angustâ, transvers'im sulcatà, longitudi- naliter costatâ, aibido-fulvâ ; anfraclibus convexis ; caudâ brcviusculâ, mucronc- formi; labro intùssulcato, margine denticulato. Coquille allongée, petite, étroite, turriculée,sénestre, fort atténuée à ses deux extrémités; les tours de spire sont convexes et au nombre de sept; ils tournent de droite à p-auche , à l'inverse des tours de la plus grande partie des coquilles ; ils sont courts, séparés par une suture profonde, subcanali culée ; de petites côtes longitudinales peu dis- tantes entre elles garnissent toute la coquille qui, en outre, est ornée d'un grand nombre de sillons transverses régu- liers et très-rapprochés les uns des autres. L'ouverture est petite, ovale; elle se termine par un canal allongé, étroit et oblique, indiqué par une torsion de la columelle ; celle- ci est dépourvue de bord gauche; le bord droit est mince, 36 GENRE FUSEAU. crénelé dans toute sa longueur, sillonne en dedans. Cette coquille est d'un fauve pâle uniforme. Long. 9 lignes. Habite les mers des Antilles, près la Guadeloupe. Jolie petite coquille, encore assez rare dans les collections; on la connaît vulgairement sous le nom de Quenouille d'en- fant. Elle est très- remarquable par la disposition de ses tours de spire. 29. FUSEAU PERVERS. Fiisiis contrarius, I.am. (Collect. Lam. et Mus.) List., Conch., t. g5o, f. 44' b-c. PI. XX, fig. h. F. testa sinislrorsâ, fusifonni-turrità, contortâ, obliqué ventricosà, transversim sulcatâ et striatâ, albidâ aut fulvâ; anfractibus valdè convexis ; labro simplici, intùs lœvigato ; caudâ brevi, emarginatâ. Coquille sinistralc, ventrue, atténuée à ses deux extré- mités; elle est composée de sept ou huit tours convexes et arrondis ; le premier est mamelonné, les suivants sont ré- gulièrement espacés entre eux, à suture peu profonde; la surface de la coquille est couverte de nombreux sillons transverses , arrondis, rapprochés les uns des autres , et entre chacun desquels se trouve une fine strie; ces sillons sont coupés par d'autres stries longitudinales très-minces, produites parles accroissements; le dernier tour est fort grand, terminé par un canal court, large et oblique. L'ouverture est oblongue; la columelle est contournée GKNRK FUSEAU. 3? dans sa longueur; revêtue d'un bord gauche assez épais, mais étroit et légèrement calleux à sa base, où il cache en partie une fente ombilicale peu profonde; le bord droit est peu épais, lisse en dedans. Celte coquille est entièrement d'un jaunâtre clair. Long. 3 pouces 9 lig. Habite les mers du nord, la Méditerranée sur les côtes de la Sicile. On la trouve aussi dans l'océan Indien. Je n'ai vu jusqu'à présent qu'un petit nombre d'individus de «elle espèce; celui que possédait Lamarckdanssa collection pa- raît manquer de stries transverses, sans doute à cause du mau- vais étal de sa conservation. C'est probablement ce qui a entraîné M. Deshayes à considérer comme espèce distincte un autre in- dividu dont les sillons sont nettement apparents, et à l'éta- blir sous le nom de Fus us sinistrorsus. Les comparaisons que j'ai pu faire de ces individus et de plusieurs autres, ne m'ont laissé au- cun doute sur leur analogie. 30. FUSEAU D'ISÎ.AN3)S. Fusus Islandicus, Mahtim. ( Gollect. Lam. et Mus. ) Martini, Conch., 4? t. i4h f. i3i2-i3i3. PI. Vil, fig. 2, et pi. XV fig. 2. F. testa fusiformi-turritâ , infernè ventricosâ, muticâ, transversîrn striatà , albidà ; anfractibus convexts ; labro t'enni , intùs laevigato ; caudâ breviusculâ, subrecurvâ. Coquille oblongue, allongée, peu ventrue, assez mince; à spire longue et pointue, mamelonnée au sommet, com- posée de neuf ou dix tours légèrement convexes et sépa- 38 GENRE FUSEAU. rés par une suture peu profonde ; les premiers de ces tours sont obtus, très-courts; ils sont ornés, ainsi que les suivants, d'un grand nombre de sillons transverses, régu- liers, simples et peu saillants ; quelquefois ils sont rendus subgranuleux par de légères slries d'accroissement très- multipliées; les sillons se continuent sur le dernier tour jusqu'à l'extrémité du canal, qui est assez court, étroit, le plus souvent tordu et infléchi en dessus. L'ouverture est ovale , allongée ; la columelle est arrondie , arquée , munie d'un bord gauche plus ou moins épais ; le bord droit est simple, mince, tranchant, lisse en dedans. Cette coquille, dans un état parfait de conservation, est couverte d'un épiderme caduc, très-mince et de couleur verdâtre; sous cette enveloppe, sa coloration est toute blanche. Long. 3 pouces. Habite les mers du nord, les côtes d'Islande et de Nor- wège. Ce Fuseau est devenu fort commun dans les collections depuis les derniers voyages de M. Gaimard dans les mers du Nord. Une variété de cette espèce, que nous avons fait représenter sur notre planche 15, fig. 2, est remarquable par sa spire très-courte et son dernier tour très-ventru ; si je n'avais vu beaucoup d'indivi- dus intermédiaires, j'aurais facilement établi cette variété comme espèce différente. GENRE FUSEAU. '6g 31. FUSEAU ÉCHIQUETÉ. Fasus tessellatus, Schubemt. (Gollect. Mas.) Schubert et Wag., pi. 219, fig. 3o48-3o49. PI. XXIX, Hr. -I. F. testa ovato-fusiformi , transvfrsim tcnUissimè striatà, flavicante , maculis fulvis subquatratis scriatim tessellatâ; anfractibu6 supcrnè tongitudirialitcr subplicatis; spirâ apicc papillâ; columellà laevi. Coquille mince, allongée, fusiforme, à spire conique ; composée de six tours peu convexes dont les premiers forment au sommet un mamelon lisse et arrondi; les sui- vants , excepté le dernier , sont pourvus de petites côtes longitudinales étroites; le dernier tour est atténué, à peine ventru , terminé à la base par un canal assez large , dont l'échancrure est peu marquée ; toute la surface de la co- quille est garnie de stries transverses très-fines et rappro- chées entre elles. L'ouverture est allongée, d'un blanc vio- lacé à l'intérieur; le bord droit est mince, tranchant, marqué en dedans de taches nuageuses qui correspondent à celles de l'extérieur ; la columelle est faiblement arquée, arrondie, lisse, dépourvue de bord gauche. Cette coquille est d'un fauve pâle et couverte d'un grand nombre de ta- ches rousses, suballongées ou quadrilatères , bien nette- ment séparées les unes des autres. Long. 5 pouces 6 lignes. Habite Très-belle et très-rare coquille, don! je ne connais qu'un seul individu qui fait partie de la collection IMasséna ; le menu; indi- i 4o GENRE FUSEAU. vidu a servi de type à tous les auteurs qui ont parlé de celte espèce. M. Swainson l'a réunie aux Volutes sous le nom de Volutadubia : elle offre au premier coup d'oeil beaucoup de ressemblance avec la Foluta junonia, et on pourrait la confondre avec celle dernière, si elle avait le canal un peu moins prolongé et des plis surlacolumelle. 32. FUSEAU AURORE. Fusus Jîlostis, Lam. (Collect. Lam. et Mus. ) Encjclop., pi. 429, f. 5. PI. XXI, fig. h . y F. testa subfusiformi-turritâ . crassâ , nodosâ , tactu lœvigatà, fusco rubrâ , lineis aurantio-rubris creberrimis cinctâ; anfrac tibus supernè nodosis ; nodis licmisphaericis; aperturâ albâ; labro intùs striato. . , , . • .... Coquille ovale, submsiforme, épaisse, aspire allongée un peu obtuse au sommet, composée de huit ou neuf tours légèrement convexes, séparés par une suture superficielle et marginée; ces tours sont déprimés en dessus, couron- nés par un seul rang de gros tubercules coniques et obtus, au nombre de sept ou huit; le dernier tour est peu ventru, presque aussi long que la spire ; le canal de la base est court et étroit. L'ouverture est subtrigone, blanchâtre en dedans; la columelle est lisse, arrondie; le bord gauche est épais et se relève à son extrémité où il laisse voir un ombilic profond et assez large; le bord droit est mince, tranchant, finement strié à l'intérieur, marqué de petites liuéoles brunes qui correspondent a celles de la surface. Quand cette coquille est couverte de son épiderme , elle est d'un beau brun rouge; mais, lorsque l'épiderme est enlevé, elle est d'une couleur aurore agréablemenl sil- lonnée par un grand nombre de lignes transverses brunes GENRE FUSEAU. .) I à peu près égales et distantes entre elles, quelquefois ran- gées par paires. Long. 3 pouc. Habite les mers de la Nouvelle-Hollande. Espèce peu commune, bien distincte de toutes celles du même genre. Elle se rapproche par sa forme extérieure de certaines fascinlaires. 33. FUSEAU VARIQUEUX. Fusus varicosus, Noms. (Collect. du Mus.) Chemn. , Conch. % t. 10, pi. 162, fig. i546-i547. PI. X. fig. 2. F. testa ovato-vcntricosâ, longitudinaliter costatâ, transversîin striatâ, rosto- griseâ ; anfractibus convcxis , supernè subangustis ; uttimo ventricoso ; caudâ brevi ; columcllâ sinuatâ; labro dextro intùs sulcato. Coquille oblongue, atténuée aux extrémités, ventrue dans le milieu; la spire rst aussi grande que le dernier tour ; elle est composée de huit ou neuf autres tours con- vexes , assez étroits , réunis par une suture simple et li- néaire; on compte sur ces tours huit ou neuf côtes longi- tudinales distantes entre elles, épaisses, arrondies et traversées par un grand nombre de fines stries; ces côtes se terminent brusquement vers le milieu de la longueur du dernier tour, et on n'aperçoit plus jusqu'à la base que les stries transverscs dont nous venons de parler, mais alors plus saillantes ; la base du dernier tour se prolonge en un canal court , un peu tordu. L'ouverture 4^ GENRE FUSEAU. est ovale, subanguleuse supérieurement; la columelle est épaisse, arrondie, tordue dans sa longueur ; le bord droit est mince, très-légèrement sillonné en dedans. Toute la coquille est d'un rosé pâle, quelquefois mêlé de grisâtre. Long, i pouce 1/2. Habite les côtes de l'Océanie, celles de l'île Timor. C'est avec doute que j'ai placé cette coquille parmi les Fuseaux, car elle offre par son aspect beaucoup de ressemblance avec les Rochers. Cependant elle n'a point de varices, mais des côtes longi- tudinales arrondies , et elle ne présente véritablement aucun des caractères qui motiveraient sa place parmi les Rochers. Elle porte le non de Murex varicosus , dans l'ouvrage de Chemnitz. 34. FUSEAU MARQUETÉ. Fitsus nifat. (Collect. Lam. et Mus. ) List., Conch., t. 914, fig. 7. PI. XXIII, fig. \ et pi. XXIV, fig. 2. F. te ta fusiformi-turritâ, lœvi, albâ, maculis quadratis luteo-rufis transver- sim seriatis pic là ; anfractibus convexis ; cautlâ brevi, emarginatâ ; labro simpli- cissimo. Coquille allongée, lisse, subturriculée , pointue au sommet, ayant le dernier tour un peu ventru et aussi long que le reste de la spire; celle-ci est composée de neuf ou dix tours légèrement convexes, quelquefois aplatis en dessus, offrant alors une rampe spirale un peu inclinée ; la suture est simple et linéaire ; le canal de la base du dernier tour est assez étroit, court, un peu tordu, échan- cré et médiocrement renversé en dessus. L'ouverture est ovalaire, peu dilatée, rélrécic à ses deux extrémités; la GENRE FUSEAU. 43 columelle est simple , épaisse , arrondie , faiblement con- tournée dans sa longueur; le bord droit est mince, tran- chant , presque toujours lisse à l'intérieur. Cette coquille est unie et offre sur un fond blanc laiteux des rangées de taches d'un brun marron ; ces rangées sont au nombre de quatre ou cinq sur le dernier tour ; les taches sont subqua- drangulaires, allongées, peu distantes entre elles, mais sépa- rées bien nettement, il arrive quelquefois que certains in- dividus sont couverts d'une teinte uniforme d'un marron clair, sous laquelle on distingue fort bien les taches. Long. 22 lignes. Habite le grand Océan, vers les côtes du Sénégal. Lamarck avait regardé comme espèce distincte une variété de cette coquille, à cause d'un caractère qui offre cependant peu d'im- portance, celui des tours aplatis en dessus, caractère que L'on retrouve également dans d'autres individus de la même espèce. Il avait nommé cette variété Fusas scalarinus. (Voir notre pi. 24, fig.2.) 35. FUSEAU VEINÉ. Fustis lignarius, Lam. (Golleci. Lam. et Mus.) Seb\, mus. 3, t. 52, f. 4- Pl. XX!I, fig. (. F. testa subturrità, crassiusculà, glabrâ, albidà, rufo aut fusco vcnulatâ; an- fractibus supernè unicâ série nodulosis ; caudâ brevi ; labro intùs sulcato. Coquille ovale, allongée, subturriculée , épaisse ; à spire assez longue, pointue au sommet, formée de neuf ou dix tours peu convexes, séparés par une suture simple légèrement enfoncée, au-dessous de laquelle règne une 44 GENRE FUSEAU. dépression ; les premiers tours sont pourvus d'un rang de nodosités pliciformes, et traversés par de fines stries; les autres tours sont lisses; cependant la base du dernier, vers l'origine du canal , est garnie de quelques stries ; le canal est assez court, étroit, un peu relevé vers le dos de la coquille. L'ouverture est ovalaire, violacée en dedans; la columelle est simple et forme un angle à l'origine du canal; le bord droit est épais, tranchant, strié à l'intérieur. La coloration de cette coquille consiste en veinules rousses ou brunes plus ou moins nombreuses, sillonnant un fond blanc ou grisâtre; quelquefois elle est presque entière- ment brune, sans taches; d'autres fois elle est ornée de légères zones transverses formées par de petites taches blanches. Long. 2 pouces. Habite la Méditerranée, les côtes de la Sicile, de la Corse et de la Provence. On la trouve aussi dans l'océan Pacifique, vers les côtes du Pérou. Coquille très-commune, variable dans sa coloration; quoiqu'elle ail quelque analogie avec le Fuseau articulé, d'assez grandes dis- semblances séparent d'ailleurs ces deux espèces, pour qu'on ne puisse les confondre ensemble. 36. FUSEAU ARTICULÉ. Fusus articulants, LfH. (Gollect. Lam et Mus.) Gualtieri, test. tab. 52, fig. i. Pl.XXVr,fig.2. F. testa subfusifomù-turntâ , transversïm tenuissime striatâ , nitidâ , luteà aut violaceo-cœrulescente, Iineis spaliceo-fuscis articulatis cinctà ; labro intùs nilcato ; columellâ supernè uniplicatâ; caudâ brevi, emarginatâ. Coquille ovule, subfusifonne, luisante ; à spire conique, GENRE FTTSEAU. 4^ assez courte, pointue au sommet, composée de huit ou neuf tours à peine convexes, légèrement aplatis en dessus, et appliqués sur la suture, qui est linéaire; la surface de ces tours est garnie de stries transverses très-fines qui dispa- raissent presque toujours sur le milieu du dernier ; celui- ci est plus grand que tous les autres réunis ; il est terminé par un canal court, à la base duquel existe une petite échancrure oblique. L'ouverture est ovale, blanchâtre, atténuée à ses extrémités; la columelle est presque droite, arrondie; le bord gauche dont elle est revêtue n'est bien distinct qu'à sa réunion avec le bord droit, et le long du canal , où il est. large , épais et calleux ; il est garni vers son sommet de quelques rides saillantes ; le bord droit est tranchant, épais à l'intérieur, sillonné transversalement dans toute sa longueur. Celte coquille est d'une jolie cou- leur chamois plus ou moins intense, et il s'y dessine très- nettement des zones tranverses formées par de petites taches oblongues ou quadrangulaires alternativement blanches et brunes, souvent articulées ; la zone du milieu et celle qui borde la suture sont toujours les plus apparentes; le fond de coloration de quelques individus est tout à fait brun, mais les taches y conservent la même disposition. ■.-..■ Long, i pouce 9 lignes. Habite la Méditerranée, l'océan Atlantique vers les côtes du Brésil. Cette espèce diffère de la précédente par la fusion de ses tours de spire , et par son canal qui est évidemment plus court. 46 GENRE FUSEAU. 37. FUSEAU BUCCINÉ. Fusus buccinatus, Lam. (Gollect. Lam. et Mus.) Adanson, Voyage au Sénégal, pi. 4, fig. 2. PI. VIII, fig. 2. F. testa subturrilâ, transversim tenuissimè striatâ, albà aut fuscâ; anfractibus convexiusculis; labro simplici; caudâ brevi, dorso sulcatâ, emarginatâ. Coquille allongée, fusiforme, à spire pointue, à peu près aussi longue que le dernier lour , et composée de dix ou onze autres tours médiocrement convexes ; tous sont garnis de rides à leur partie supérieure, et traversés par des stries superficielles très-fines entre lesquelles on remarque d'autres stries longitudinales excessivement minces et rapprochées entre elles; la suture est linéaire; le dernier tour est subglobuleux; le canal qui le termine est droit, extrêmement court et fort étroit à la base; sa surface présente des sillons transverses réguliers bien distincts. L'ou- verture est ovale, rétrécie aux deux extrémités; la colu- melle, arrondie, presque droite, munie d'un bord gauche mince, étroit, peu apparent; le bord droit est tranchant, lisse, courbé dans sa longueur. Cette coquille est ordi- nairement d'un brun rougeâtre ou d'un vert olive plus ou moins foncé. Long, i pouce 8 lignes. Habite les côtes du Sénégal. Ce Fuseau et les suivants sont ceux qui se rapprochent le plus des Buccins par leur forme et l'ensemble de leurs caractères. Adan- GENRE FUSEAU. £j son, qui a observé J'animai de ce Fuseau, dit qu'il vit dans le sable ; il lui a donné le nom deRafel. 38. FUSEAU ACULEIFORME. Fusus aculeiformis , LaM. ( Collect, Lam. et Mus. ) Encyclop., pi. 4 20 V fig. 3. a-b. PI. XXIX, 6g. 2. F. testa subturritâ, augustà, lœvi, nitida, rufo-castancâ; anfractibus planulatis; suprcmis longitudinal iter plicatis ; aperlurâ albâ ; labro simplicissimo ; caudà brevi, dorso sulcatâ, emarginatâ. Coquille allongée, étroite, luisante, aspire très-pointue formée de dix ou onze tours subétagés, très-légèrement convexes, réunis par une suture simple; les tours supé- rieurs sont finement plissés en long; les autres sont lisses, un peu déprimés en dessus ; quelquefois on voit un ou deux légers sillons tranverses sur leur milieu; le dernier tour est terminé à la base par un canal court ; garni de quelques sillons trausverses bien distincts. L'ouverture est ovale, étroite, blanche en dedans; le bord droit est mince, tranchant, sans aucune apparence de stries à l'in- térieur; la columelle est épaisse et arrondie. La couleur de cette coquille est roussâtre, ou d'un marron clair mêlé de jaune. Long. 18 lignes. Habite les côtes du Sénégal. Ce Fuseau peut être confondu avec le précédent, dont il est en effet très-voisin, mais dont il diffère cependant par sa forme plus élancée. Dans la suite, on réunira sans doute ces deux espèces, lorsque de nouvelles observations auront été faites sur les va- riétés intermédiaires. 48 (,) MU PTTSEAU. 39. FUSEAU RAVE. Fasus Uneatus, Quoy (Collect. chi Mus. ) Voyage de V Astrolabe, pi. 34, f. 6-8. PI. XXX, fig. 2. F. testa ovalà, subfu.-ifonni, laevi, roseâ, lineolis rubris confertim cinctâ ; anfraclibus convexis : supremis obsolète plicatis ; aperturâ ovali, albâ substriatâ, margine intégra. Coquille ovale, subfusiforme , renflée dans le milieu, atténuée aux deux extrémités, à spire peu élevée, conique, aiguë au sommet, formée de sept ou huit tours convexes; les premiers sont plissés longitudinalemen t et traversés ainsi que tous les autres par des linéoles rapprochées entre elles, bien distinctes , d'un rouge brun sur le fond rose violacé de la coquille ; celle-ci est garnie de stries longitudinales extrêmement fines et délicates; la suture est simple et li- néaire ; le dernier tour est plus grand que tous les autres réunis , terminé par un canal très - court. L'ouverture est oblongue, blancheàl'intérieur,ou nuancée de fauve; lebord droit est peu épais, tranchant et évasé, légèrement strié, piqueté de points rougeâtres-; la columelle est arquée, un peu tordue à la base, revêtue d'un bord gauche mince et étroit , appliqué dans toute sa longueur. L'opercule est ovalaire, peu pointu , onguiculé et jaunâtre. Long. i4 lignes. Habite les mers de la Nouvelle-Zélande , les côtes de la baie des Iles. Cette coquille a tout à fait l'apparence d'un Buccin, et on Tau * M « (.î-Nui: rijSiAV. 4q rail certainement placée dans ce genre, si M. Quoy n'en eût étudié l'animal, qui est celui (l'un Fuseau. - "*» 40. FUSEAU BANDELETTE. Fusas vittatus, Quoy. ( Gollect. du Mus. ) Voyage de [Astrolabe, pi. 34, fig. 18-19. PI. XX, iig. 2. F. testa ovato-conicâ , apicè acutâ, obscure transversim strialâ , luteâ, vittâ decurrente violaeeâ, cinctà ; anfractibus convcxiusculis supernè plicatâ; basi sul- catà ; aperturâ ovato-angtistatà ; labro dextro inlùs p icato. Coquille ovale, conique, à spire très-pointue au som- met, composée de huit tours peu distincts , à peine con- vexes ; les supérieurs sont garnis de petits plis longitudi- naux qui disparaissant sur les derniers ; tous ces tours sont traversés par des stries à peine apparentes, et la base de la coquille est chargée de petits sillons qui se prolongent sur le canal; celui-ci est fort court, étroit et légèrement relevé. L'ouverture est ovale, évasée vers son milieu, blanchâtre, marquée de bandes brunes à l'intérieur; ces bandes se prolongent en deux stries sur le tranchant du bord droit qui est assez mince, strié en dedans; la colu- melle est presque droite , garnie d'un bord gauche of- frant une rideau sommet et trois autres plus petites à la base. Cette coquille est d'un jaune paille, chacun de ses tours est ceint d'un ruban violet qui se perd dans la su- ture; le dernier tour en a deux sur son milieu. Long. 9 lignes. Habite les mers de la Nouvelle-Hollande, vers les côtes de la baie des Iles. M. Quoy a examiné l'animal de cette jolie petite espèce , ce qui l'a déterminé à la classer parmi les Fuseaux. 4 m m « 9 Ko genre fuseau. Troisième Groupe. Espèces pyruliformes ou à canal assez long et large. 41. FUSEAU COLOSSAL, Fusus colosseus, L»iw. (Collect. Mass. et Mus. ) Favanne, Conch., pi. 35, tig. B. 4. PI. XXV. F. testa maxiniâ , fusiformi , vcntricosà , transversim suit ata et stria ta, pallidé fiilvâ; anfractibus convexis, mcdio série unicâ transversim nodosis : ultimo sens, ni in catidam attenuato ; labro intù- laevi. Coquille fort grande, allongée, ventrue dans le milieu, très-atténuée à ses deux extrémités ; la spire est longue , formée de sept ou huit tours convexes, subanguleux dans le milieu ; l'angle porte une série de petits tubercules no- duleux plus ou moins saillants, qui, sur les premiers tours, forment des plis longitudinaux et disparaissent quelque- fois sur les autres tours, ou n'y présentent plus qu'un lé- ger bourrelet décurrent ; la carène est beaucoup plus sail- lante sur le dernier tour que sur les autres ; les tubercules y sont aussi plus grands et souvent comprimés ; des sillons transverses, entre lesquels paraissent quelques stries, couvrent toute la surface de la coquille. L'ouverture est très-grande, allongée, d'un beau blanc; le canal de la base est largement ouvert ; il est indiqué par une légère tor- sion de la columi lie ; celle-ci est arrondie, épaisse, recou- verte d'un bord gauche blanc, appliqué dans toute sa lon- gueur, excepté à la base où il est à peine relevé ; le bord droit est mince, tranchant, arqué, légèrement festonné i GENRE FUSEAU. 5l par les sillons extérieurs qui viennent y aboutir. Celte es- pèce est blanchâtre, mêlée d'un peu de fauve. Long, i pied. Habite les mers des Indes. Celte coquille est, après le Fusus proboscidi férus, une des plus grandes du genre. Je n'en connais qu'un petit nombre d'indi- vidus. 42. FUSEAU TROMPETTE. Fusits tuba, Emcycxop. (Gollect. Lam. et Mus. ) Martini , Conclu 4, t. i43, f. i333. PI. XXVI. fig. 4. F. testa subpyriformi , caudatâ, transversim sulcatâ , pallidè fulvâ; ventre superiùs ultra médium disposito ; anfrac^ibus medio angulato-tuberculatis ; ul- timo superne luberculis longis armato; spirâ exsertiusculâ. Coquille allongée , ventrue , à spire peu prolongée , composée de sept ou huit tours assez larges et convexes, carénés dans le milieu, couronnés sur l'angle d'une série de tubercules légèrement comprimés, qui s'accroissent graduellement, deviennent très-marqués et coniques sur le dernier tour ; la partie supérieure des tours est aplatie en plan oblique ; toute la surface de la coquille est cou- verte de sillons transverses entre lesquels on voit de très- fines stries; les premiers tours sont munis de côtes longi- tudinales; le dernier est fort grand, les sillons qui le garnissent sont plus gros et plus distants entre eux que ceux des tours précédents. L'ouverture est oblongue, at- 5a GKPCRK FUSEAU. ténuéeà son extrémité inférieure, et terminée par un canal largement ouvert; elle est blanche ou jaunâtre à l'intérieur; le bord droit est mince , finement plissé ; la columelle est arrondie, simple, garnie d'un bord gauche qui n'est bien sensible que le long du canal où il est faiblement relevé. La couleur de cette coquille est d'un blanc rosé mêlé de jaunâtre. Long. 5 pouces 2 lignes. Habite les mers de l'Inde. Coquille que l'on prendrait pour unjeuneâge de la précédente. En comparant les caractères principaux qui servent à la détermi- ner, avec ceux du Fusus Blosvilei de M. Deshayes {Encyclopie mé- thodique), on trouve à ces deux coquilles la plus grande analogie, aussi ai-je cru devoir les réunir. 43. FUSEAU TERNATÉEN. Fusus ternatanus, Marti m. ( Collect. Lam. et Mus. ) Listëh, Concà., t. 892, f. 12. PI. XXVII. F. testa fusiformi, anteriùs ventricosà, longècaudatà, transversim striatâ, lon- •jitudinaliter plicatà, luteo-rufescente; anfractibus medio angulato-tuberculatis, snprâ planulatis, contabulatis ; ultimo supernè tuberculis longiusculis coro- nato. Coquille allongée , fusiforme ; la spire , à laquelle on compte sept ou huit tours, est pointue au sommet; les tours sont assez larges, anguleux vers leur milieu, subca- rénés, et couronnés sur la carène par des tubercules co- niques plus ou moins prolongés, se terminant en petites côtes longitudinales peu saillantes et arrondies ; ces côtes disparaissent insensiblement sur le milieu du dernier tour; GENRE FUSEAU. celui -ci se termine en un canal long, étroit, peu profond, faiblement échancré; la partie supérieure des tours est aplatie, et tourne en forme de rampe du sommet jusqu'au dernier tour; toute la surface de la coquille est couverte de sillons transverses très-rapprochés les uns des autres, légèrement onduleux, coupés par de fines stries d'ac- croissement. L'ouverture est de médiocre largeur , oblongue , blanchâtre, ou d'un fauve pâle; le bord droit est mince, tranchant, finement plissé; il forme, à sa partie supérieure, un angle qui correspond à la rangée de tuber- cules de la surface ; la columelle est arrondie , peu flexueuse et lisse. La coloration de celle coquille est d'un jaune orangé, ou d'un brun rouge. Long. 4 pouces 1 1 lignes. Habite les mers des Moluques , à Ternate^ Espèce voisine de la suivante par ses rapports , mais plus ven- true, à spire mieux étagée, et ayant ses tours couronnés de tuber- cules plus saillants. ♦4. FUSEAU ALLONGÉ. Fusus elongatus, Nom*. (Collect. Lam et Mus. ), Martini, Conch., 3, t. 94, fig. 908 PI. XXVII. F.' testa elongato-pynformi , angustâ , loiigicaudà, leviiiscnlâ, lutco-iufcs- rente; anfractihus siipernè lnngitudiu ililer plicatis : plicis anteriùs nodo ter- minaiis; spirà caudàquc transversè striatis. Coquille allongée, pyruliionne, atténuée à ses extré- mités; sa spire est peu prolongée, conique et pointue ; on 54 GENRE FUSEAU. y compte huit tours assez étroits, peu convexes, suban- guleux vers leur milieu, un peu aplatis en dessus, cou- ronnés sur l'angle d'un seul rang de tubercules qui se prolongent en côtes longitudinales arrondies et légère- ment élevées ; ces tubercules grossissent graduellement sur chaque tour, ils deviennent coniques et plus grands sur le dernier , mais ils s'effacent bientôt en côtes peu sen- sibles qui finissent par disparaître complètement; toute la surface de la coquille est pourvue de stries transverses régulières, peu profondes, rapprochées les unes des autres, bien distinctes sur les premiers tours ; à la partie supé- rieure des deux derniers, au-dessous de la suture, qui est légèrement enfoncée, on remarque plusieurs sillons con- tournés ; le dernier tour est allongé, presque lisse vers son milieu, atténué à son extrémité et terminé par un canal assez long, dont l'échancrure est à peine marquée. L'ou- verture est allongée, étroite, d'un jaune pâle; le bord droit est mince, tranchant, lisse en dedans; la columelle est simple, presque droite, et arrondie. La coloration de cette espèce est d'un jaune rougeâtre. Long. 4 pouces 3 lignes. Habite l'Océan des Grandes Indes. Cette coquille, assez rare dans les collections, avait été placée parLamarck dans les pyrules, sous le nom d' elongata ; mais elle a tant de rapports avec la précédente, que j'ai cru devoir les com- prendre toutes deux dans le même genre. *# • CKNIIK FtJSHAU. .) ) 45. FUSEAU RAMPE. Fums coch/idiwn, Lam. (Collect, Lam. « b t Mus.), i)'AnGK\viMiR, Conch., pi. 9, f, A. PI. XXX, 1\q. \ F. testa Mibpvruliformi , transversè sulcalâ , rufà, anfractibus tupernè aiijju- lati* , suprà planissimis, areà ambulacriformi et spirali iemulanlibus : suprcmif aogulo tuberi ulutis ; aperturâ albâ ; labro intùs laevigato. Coquille allongée, subpyruliforme, à spireétagée, poin- tue au sommet et à laquelle on compte huittonrsaplatiset anguleux ; l'angle est couronné d'un rang de nodosités qui se prolongent en côtes longitudinales sur les premiers tours, et disparaissent insensiblement sur les derniers ; il est aussi bordé d'un sillon onduleux et saillant; deux autres sillons sont tracés sur l'aplatissement ; l'un d'eux contourne la su- ture, qui est linéaire; toute la surface de ce Fuseau est cou- verte d'un grand nombre d'autres petits sillons transverses, serrés, subgranuleux, coupés par des accroissements mul- tipliés et très-minces. L'ouverture est sublrigone, blan- châtre en dedans, largement évasée à la base ; le canal est court, indiqué par une légère torsion de la columelle ; celle-ci est simple ; le bord gauche s'y confond vers la moitié de sa longueur; il est épais à la base, et laisse à découvert une fente ombilicale ; le bord droit c&l lisse à l'intérieur, mince, tranchant; il forme constamment vers son sommet un angle qui correspond à la carène exlé- * 56 GENRE FUSEAU. Heure du dernier tour. Cette coquille est d'une belle cou- leur marron, plus ou moins clair. Long. 3 pouces g lignes. Habite l'Océan des Grandes-Indes. Coquilleassez rare dans les collections; elle est bien remarquable par ses tours aplatis en forme de rampe spirale. 46. FUSEAU NOIR. Fusus mono, Loi. ( Collect. La.m. et Mus. ), Lister, Conch., t. 928, f. 02. PI. XXII, fig. 2, et pi. XXTI1, fig. 2. F. testa fusiformi, valdé ventricosà, transversè sulcatà, nigrà, fasciis albis bini • intequalibus cinctâ ; anfractibus convexis, anfjulatis, suprà planutatis ; anguln tuberculis coronato ; caudâ spirâ breviore. Coquille allongée , ventrue sur le milieu , à spire assez longue, conique, composée de sept ou huit tours, dont le dernier est beaucoup plus grand que tous les autres réu- nis ; ces tours sont divisés en deuxparties presque égales ; la supérieure forme un plan plus ou moins aplati, bordé d'une série de nodosités qui, chez certains individus , se transforment en gros tubercules légèrement déprimés et subpliciformes ; les premiers tours sont plissés dans toute leur longueur; la surface de la coquille est couverte de sillons assez larges, également dislants entre eux, régu- ^ÈhÊÊÊÊ m tl m * GENRE FUSEAU. 5j liers, transverses, et entre lesquels se dessinent des stries très-fines, en nombre variable, selon les individus ; le der- nier tour est conoïde, terminé par un canal large et peu prolongé. L'ouverture est oblongue, nuancée de blanc et de noirâtre ; la columelle est cylindracée , le bord gauche dont elle est revêtue , est mince , appliqué dans toute son étendue ; le bord droit est mince aussi, pourvu en dedans de sillons transverses. La coloration de celte coquille va- rie du brun noir au brun roux ; elle est sillonnée de deux ou trois raies blanches, transverses et inégales. Long. 6 pouces. Habite les côtes du Sénégal et celles des Antilles. Coquille très-commune dans les collections et fort remar- quable parles modifications qu'elle subit, selon les individus, dans le prolongement de sa spire et de ses tubercules; ceux-ci n'existent quelquefois que rudimentaires; le plus souvent ils devienneut fort grands, dans ce cas ils sont moins nombreux; c'est alors que l'aplatissement de la partie supérieure du dernier tour est plus anguleux, et la spire bien étagée. Ces différences dans les indivi- dus d'une même espèce avaient engagé Lamarck à en faire des espèces distinctes, et c'est avec un individu à gros tubercules de ce même Fuseau qu'il a établi son Fusus coronatus.Ma'is tous les autres caractères étant semblables, j'ai cru devoir, conformément à l'opinion de la plupart des auteurs qui ont écrit depuis sur ce sujet, réunir ces deux coquilles dont l'une n'est évidemment qu'une variété de l'autre. * ♦ 1 WÊÈ % Jk 58 GKNRK FnsKAtT. 47. FUSE ATO MEXICAIN. Fusut cdrona ) La m. (Collect. Lam. et Mus.), Ghemn, Conch., io, t. 161, fig. 1 526- 1527. PI. XXIV, fi;;. +. F. testa abhreviato-fusiformi, ventricosâ, coron a ta, rufo.-fuscà, aibo-fa»ciati ; tmfractibus supernè angulatis, supra planis; angulo lamellis plicato-acutiserccli* «piniformibus coronato ; caudà sulcatà ; apertnrâ albidâ; labro intùs Isvigato. Coquille allongée, pyruliforme ; sa spire, formée de six ou sept tours, est conique, étagée; les tours sont séparés en deux parties inégales par un angle saillant, qui est couronné d'un rang d'épines redressées, solides, aiguës, creusées en dessous, rapprochées les unes des autres; ces épines sont beaucoup moins marquées sur les premiers tours, et n'y offrent guère qu'un petit tubercule, qui se prolonge en un pli longitudinal ; au-dessus de l'angle les tours sont aplatis, un peu concaves, lamelleux, principa- lement les deux derniers; l'aplatissement produit une rampe spirale de plus en plus élargie jusqu'au dernier tour; celui-ci est ventru, et l'on y remarque, surtout vers la base et le dos du canal, des sillons transverses rendus rugueux par des stries d'accroissement. L'ouverture est assez grande, ovalaire, terminée par un canal largement évasé ; elle est violacée et traversée dans le fond par deux bandes blanches ; le bord droit est très-mince, tranchant, finement crénelé. Cette coquille est d'un brun marron, ornée sur le dernier tour de deux fascies blanches, trans- verses, étroites, égales entre elles; les sillons elles stries GENRE FTJSKAU. 30. d'accroissement sont le plus souvent d'un blanc violacé; sur les autres tours qui forment la spire, il n'existe qu'une fa scie. Long. 2 pouces 8 lignes. Habite le golfe du Mexique. Coquille encore assez rare, qui avoisioe le Fusus cochlidium ; mais qui en est distincte par ses tours bordés d'épines, quoique également en forme de rampe spirale. On la nomme vulgairement la couronne du Mexique * m I •■■ Sable DES ESPÈCES DE FUSEAUX, DIVISEES EN TROIS GROUPES. Premier Groupe. Espèces à canal étroit et allongé. N«d. I>«g. Pi. Fi*. Lamarck. 4 2 4 Fuseau Élancé. Fusus Longissimus Lam. 2 5 4 4 — Quenouille. — Colus Lam. 5 (> 5 4 — Tourelle. — Turricula Nobis. 48 9 2 — Aiguillette. — Ligula Nobis. 7 5 2 — Pagode. — Pagodus Lesson. 49 2 2 — Hérissé. — Echinatus Nobis. 8 6 4 — de Nicobar. — Nicobaricus Lam. 5 9 7 4 — Tubercule. — Tuberculatus lam. 4 40 8 4 — Distant. — Distans Lam. 6 42 45 4 — Verruculé. — Verruculatus Lam. 22 43 46 — à larges côtes. — Laticostatus Deshayes. 45 44 — Dupetit-Thouars. — Dupetit-Thouarsi Nobis. 47 40 4 4 4 — Multicariné. — Multicarinatus Lam. 9 20 42 2 — Polygonoïde. — Polygonoïdes Lam. 22 44 9 — Toruleux. — Torulosus Lam. 7 22 tG — Proboscidifère. _ Proboscidiferus Lam. 4 4 23 4 2 — Rubané. — Syracusanus Lam. 25 24 5 2 — de Tarente. — Strigosus Lam. 2(> 25 42 4 -- Austral. — Australis Cuoy. Deuxième Groupe. Espèces buccini formes, ou à canal court. 2G 4 3 4 Fuseau Sillonné. 27 44 4 — de laNouv. Zclande. 28 48 4 — du Nord. 29 4 9 2 — Double C-cte. Fusus m Sulcatus Lam, 40 Zclandicus Quoy. Antiquus Lam. 44 Dcspectos Lam. 42 •m 62 ■ TABI.K. . V«di> t'f. M. Fis- LuMrck 30 49 4 Fuseau C'ariné. Fusu» Carinatu* La ni . 4 3 54 4 2 — Dilaté. — Dilatatus (Juov. 35 21 2 — Raifort. — Raphanu» Lam. 20 34 •18 2 — d'Afrique. — Afer Lam. 29 35 6 2 — Sinistral. — Sinistralis Lam. 31 56 20 4 — Pervers. — Contrarius Lam. 37 57 7 45 o 2 d'Islande. — Islandicus Martini 4 5 39 29 4 — Echiqueté. — Tessellatu» Schubert 40 24 4 — Aurore. — Filosus Lam. 24 4t 40 o — Variqueux. — Varicosus Nobis. 42 25 '24 i 2 — Marqueté - Ni fat Lam. 32 43 22 4 — Veiné. „ Lignarius Lam. 24 44 26 o — Articulé. — Articulatus Lam. 55 46 8 2 — Bucciné. — Buccinatus Lam. 31 47 29 2 — Aculéifornie. — Aculeiformis Lam. 35 48 50 2 — Rayé. — Lineatus Ouoy 49 20 2 — Bandelette. — Vittatu* Quoy. Troisième Groupe. Espèces pyruliformes ou à canal assez long et large. 50 25 2 Fuseau Colossal. Fusus Colosseus Lam. 4 51 26 4 — Trompette. — Tuba Encyclop. 52 27 — Ternatéen. — Ternatanu* Martini. 55 28 - Allongé. - Flongatus Nobis. 55 50 4 — Rampe — Cochlidium Lam. 4 8 56 22 23 o 2 — Noir. — Morio Lam. 4 n 24 4 Mexicain. — Coron a Lam. 4W FUSEAU Fn.ui i'ii. I i. FWau mulii.-ai-ino \.u"' fakrtu mu&carùtsétkr nvwàfcu ». Fuseau dflaté . //;,.,•„.,■ ù-.J Publié par J. B , Baillière et fils Paris . THE UBBARY OFTHE US1YEP.SITÏ SF HEM» i rsi.vi lus,,. l'I.U) 1.1'usoau nuillicai'iiié . 2. Fuseau variqueux . A-cAfàv Publié par J, B.Baillière et fils. Paris (Fusua midliearina/uô' , /.„„, 7 (Fuma va/'icoj-iw chmw ■.) THE UBRARY OF THE OIIYEBSIIY ÛflÉttKHS FUSEAU (Fi.sus l-l Fuseau Piipelit-Thoiiars ffh/ mt ûupcùt-77ioulJ 2. Fuseau id. jeune. //;,,,.„,, lt/ /wlfo ,.j hiblii pu .1, D, BailHère et t'ils, P*ri», THE UBHARY OF THE UNiVERSiiY aF itmm FUSEAU (Fusus) PI. i. Fuse au de la W e ^ e Zélande 2. Fuseau mullieariné jeune . SecA piê (FtUltf Zc/andifu **& •I * l'usoau à laro-os côtes . ^/'ii.ru.r ttÊJetfêÊJmf. MêêA.) /toc/i 04/i-F . MMrt ■ Pilblié par J , B . B ailli ère et fil a , Pari s , the mmi OFÏHE IÎKIYERRITY Of ÎUJÎiÛlS FI" SU AU fana») ri Fuseau piol)08oidif'('-r<'. {FicfUt- probo.rc<.r//.r. /.*,„ THE LIBBARY OFTHE FUSEAU (Fusus) l.Fus: veiné 2. Fus: noir . {Fus.- lip, (Fu -UW . Lam.) Zam .)- THE LI3RARY OF THE UN1YÉR&ITY Pf ILUIIOIS FUSEAU (Iiisusi ri. 23. fus: marqueté lus: noir var . fJùis: morio uar .1 Publié par J. B. Bailhère et fils. Pans THE WARY QF m UNIVCHKITY UF ILUflfllft KHSF.AU (Fusus) P1.24- JaMant />in-j x. Fuseau mexicain . 2. Fuseau inartmelé var . PnKKr par J. B. Baillièrc et fils, Paris '/■tt.ru.e corona, , Zani.J THE LWMM OMHE FUSEAU (Fu.sus) ri . s& 1S5> Fuseau colossal I l''u*euJ i-olosj-euj. l.am .) J&vfi puia- Pabliè par J, B.Baillière et fils, Paris. thé imm OF ÏBE UNIYERSiTÏ «F JLUHOIS FUSEAU (Fusu*) l'i.îli. v> 1. Fuseau trompette . ». Fuseau articulé . /l'usi/j fa ha , aoiù-.J (fusus ar/icufatiw , /..„„ .) Putlié par J. B. Baillière et fils, Paris. OF THE UHlYë? s, TT Pf IUJM!l FUSEAU (tel PI. Fuseau de ternate . &b*m* fcrnafcnsù.iïoiU.J /locA nû Piitlié par J, B . Baillièrc et fils, Paris. THÉ UMAN OMHE FUSEAU lus„s Pl.»8 Fuseau aUonpé //■'llSltS oUttfOAtf n„/>,s., l'ublié par J, 15, Baillière et fils, Paris, THE U8RARY Of ME URiVfeHSlTÏ Ûf 1LUHOIS FUSEAU Fusus P1.2< i. Fuseau éclnqiu'tc 3. Fuseau aeuleifbrmc . (FttfU* h\rse/ùl(us Scluib.) (Fusils iii'iilci/br/nis.Zam.: ' J, B.Baillièie et fils Paris. Boctmr, thé mmi FUSEAU (furaa L'I.3o. i. Fuseau paume •2. Fuseau pavé . (Fufue coc/iùt/ium, La*U i the imuxt mumn : assois